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Le Mutisme.

Alors ça y est c’est déjà le lycée. Je vais à reculons à l’inscription avec ma mère, choisir une  2ème option obligatoire quelques jours avant la rentrée, la mort dans l’âme. Quand le conseiller d’orientation me voit, quand j’ai les larmes aux yeux, quand ma mère lui explique, il propose que je choisisse la 2ème option plus tard, à la rentrée. Ça urge pas. Mais je peux prendre « dessin » en facultatif. Et puis lui même il a loupé sa carrière de trapéziste professionnel en tombant à l’examen mais c’est pas grave parce que du coup il est conseiller d’orientation. Au secours.

Ça ne ressemble plus à rien de ce que j’ai connu. Tous mes camarades de collège sont dispatchés dans ces 2 lycées sauf moi qui suit ici, dans une immense cité scolaire avec un taux de réussite au bac de 52%. Je ne connais personne. Je suis perdue et c’est immense. J’atterris dans une classe de presque 40 élèves. Peut-être à cause de mon look, on me demande en moins d’une semaine si je fume des pétards et me voilà carrément avec une bande de copains  surgie de nulle part, dont la plupart se connaissent d’avant et ont fait le collège ici. Il y a Momo, Gaston, Audrey, Camille, plus tard Matthieu, David, Régis, l’autre Audrey, Phané, Antoine, Bouba et bien d’autres encore. Comme d’habitude, tout le monde m’aime bien sauf trois ou quatre qui ne peuvent juste pas m’encadrer sans que je fasse rien pour. Le problème c’est que généralement, quand je m’en rends compte, c’est déjà trop tard et je suis tombée dans leurs pièges comme une bleue. Je suis dispensée de sport, je n’ai pas de 2de option obligatoire, et chaque fois que j’essaie d’aller à l’administration pour en prendre une, y a pas le temps, ou y a personne et à la fin je laisse tomber. Six heures de moins que les autres sur l’emploi du temps de la seconde générale et toujours aucune relecture de cours à la fin de la journée. Ils s’en apercevront au dernier conseil de classe et quand la prof principale me coince devant tout le monde « Alors comme ça il paraîtrait que Joy+nom n’a pas d’option obligatoire? »… et sur un ton de reproche culpabilisant « Mais vous allez faire QUOI l’année prochaine »?, je réponds de l’anglais renforcé, on peut le prendre qu’en 1ère, de toute façon. Elle n’a pas répondu. Ça passe toujours pour du culot, comme la fois où j’ai rendu feuille blanche en histoire en 4ème et que j’ai eu zéro parce que je savais pas ma leçon et que je l’avais même pas lue avant le contrôle. Mais je ne vais pas répondre quelque chose quand je ne sais pas et quand je sais je réponds franchement. Les gens me croient culottée à cause de ce genre de réponses, comme l’histoire de la directrice de maternelle qui m’a trouvé dans un couloir et à qui j’ai dit que je me baladais alors que j’étais punie. Sincère. Trop. Pas de sanction. C’est un peu leur faute aussi de s’en être aperçus à temps. Pas de cours de russe pendant le 1er trimestre à cause d’une prof absente, et sa remplaçante, une jeune russe trop naïve d’à peine 20 ans à qui on fait croire qu’on a pas cours avec elle dans ce créneau là, les 5 qu’on est à avoir pris cette option là. Alors ça en revanche je m’en fiche, parce que j’ai 2 manuels d’avance par rapport au collège et que ça m’ennuie de revenir deux manuels en dessous de ce que j’ai déjà eu comme cours. On va pas refaire les déclinaisons et la forme neutre, merde. On peut fumer dans la cour. On peut même fumer ce qu’on veut dans la cour, parce que les pions sont débordés, on est trop nombreux et eux pas assez. Y a tout le temps Warda qui crie pour qu’on calme notre oij’, mais ça sert pas à grand chose. Le mur du préhaut est entièrement taggué. Il y a un morpion géant qui court le long des fenêtres du ras du sol jusqu’au toit du bâtiment. Le matin je fume ma clope en attendant que ça ouvre. Mon père enchaîne les missions en Yougoslavie, et j’essaie de passer le moins de temps possible chez moi, parce que ça finit toujours dans les cris. Il y a un môme de collège qui vient avec un couteau et fait mine de me menacer un matin et je me débine pas, je lui dis qu’il est plutôt chouette son canif, et il me dit « 30 balles à des grands, t’sais, j’plante qui j’veux avec ça ». Un soir il y a du sang sur les marches, parce qu’un type s’est fait écorcher pour une histoire de shit. Tout le monde a des couteaux de toute façon. Gaston fait même la collec’, juste qu’il plantera personne avec. On va chercher du shit au Totem de Villeurbannne avec Audrey et Camille, chez un mec ou un autre. On se planque pour fumer des joints derrière l’église, parce que clairement le lycée est surveillé par les flics en civil et comme Momo a l’air basané, chaque fois il se fait fouiller ou demander sa CNI. Il y a aussi les manifs du C.I.P : « Balladur, enlève ton CIP ! »… Des fois on manifeste avec le cortège en centre ville, parfois avec les profs, des fois on fait des sit-in dans la cour des journées entières pour manifester contre le manque de moyens de notre propre lycée et qu’y a même pas assez d’tunes pour le papier de la photocopieuse. Et c’est exactement comme les manifs traditionnelles, pendant que ceux qui y croient sont gentiment assis dans la cour, d’autres en profitent pour aller taguer les murs des escaliers. Certains matins, il y a un Communiste Révolutionnaire qui vient faire de la propagande, d’autres, c’est distrib’ de petits livres rouge, d’autres fois c’est la dernière serviette hygiénique qui vient de sortir,  ou des céréales  de petit déjeuner et même les témoins de Jehovah. Bref, la bonne parole est partout. On se fait traiter de « tocards » par la prof de français dès le début de la seconde. Momo arrive en retard en math tous les lundis alors qu’il vit juste à côté. En fait tous les lundis il frappe à la porte juste pour vérifier qu’il va passer les 2 premières heures de la semaine en permanence. C’est comme les années précédentes. J’ai des profs qui m’apprécient parce que sans moufeter de trop ni avoir l’air vraiment présente et participative en cours, j’ai des bonnes notes. Il y a ceux qui en sont satisfaits et qui m’encouragent. Ceux qui me laissent même dessiner sur les tables et vont à me resituer à quelle partie de l’exercice on en est quand c’est mon tour de répondre et que chaque élève prend une ligne à son tour, parce que mine de rien j’écoute. En revanche, je ne note quasiment rien. Le plus souvent je dessine. Sur les matières où je pèche un peu, j’essaie de relire parfois, au moins avant les interros, je fais en sorte d’avoir la moyenne. Et il y a ceux qui ne m’encadrent pas et tentent toujours de me descendre  par une pique ou une sous-notation, parce que le fait d’avoir toujours des bonnes notes où à tout casser la moyenne sans en ramer une est une véritable provoc’ vu de leur fenêtre, et je me formalise pas, c’est presque un jeu. J’ai la moyenne partout, foutez moi la paix. Je ne me rappelle pas bien de cette année. On passe nos après-midi les uns chez les autres, je fume avec eux quand c’est mon tour, et la plupart du temps je suis mutique des après-midi entières. Après l’année précédente, je n’adresse plus non plus la parole à mon père. Jusqu’à la vingtaine ce sera ainsi. Pas un mot. Et quand les copains ou les copines me questionnent, alors là c’est direct, j’embraie au choix sur les bérus ou les clash et je ressasse les mêmes anecdotes. J’ai perdu toute répartie et d’un autre côté, personne ne m’emmerde. J’ignore comment je me suis intégrée ici, aujourd’hui encore. lls m’ont trouvé cool dès le début de l’année parce que j’ai fait eu un accident capillaire de henné auburn  ressorti orange fluo qui a fini vert après un Star Gazer bleu marine. Je sais pas. C’était pas fait exprès. J’apprends même qu’il y a des mecs qui me trouvent « mignonne ». Vlà quelque chose de neuf. Je ne sais pas non plus m’y prendre dans ce domaine et j’ai raté les 1er flirts du collège. Je suis moi, comme toujours. A peine réglée. A peine formée. Je serais étonnée d’intéresser quelqu’un un jour et j’essaie déjà de me faire une raison. Au mieux je fais de longues fixettes obsessionnelles sur des types qui n’en ont rien à foutre de moi, juste parce qu’ils portent un t-shirt de la Mano Negra. Le reste du temps je suis malade ou à l’hôpital à cause de crises d’asthme qui n’en finissent pas. Ou dans les vapes à cause des traitements, de la cortisone, des antihistaminiques, 2 ans de désensibilisation par piqûres sans effet. Je ne fais que suivre le mouvement en rêvant de quitter le lycée, comme nous tous, alors que ce sont peut-être nos meilleures années. En rêvant d’être vraiment punk un jour, comme  les bérus ou les clash. J’ai eu une guitare au collège. Mais ma mère l’a cassé en faisant le ménage. Je jouais à peine un morceau de Nirvana de toute façon. Et je ne voyais vraiment pas ce qu’on pouvait trouver de si exceptionnel à Nirvana, ou à Bob Marley, aux doors ou aux beatles, ok peut-être les beatles, oui, ok. À un moment je préfèrerai les premiers brit pop, les blur, les suede, les shed seven et autres Pulp et les glam des 70’s. Mais à cette époque là, je vais juste en cours avec le discman vissé sur les oreilles, je mémorise les paroles de chaque chanson des clash dont j’emprunte tous les CD à la médiathèque pour les copier, ou des bérus après une lecture de livret complète et plusieurs écoutes, maintenant que j’ai saisi le glossaire du keupon, après avoir pas mal ouvert le dictionnaire et les encyclopédies, quand même. Non mais parce que c’est bien d’être contre des trucs, mais c’est mieux de savoir pourquoi. Aujourd’hui encore, si je les connais par cœur c’est parce que je les ai vraiment trop écouté. Sans nostalgie particulière. C’est tombé comme ça. Je vais aussi de temps en temps à la librairie anarchiste de la plume noire, mais là je saisis moins, mais ils me tolèrent aussi, même quand j’en décroche pas une. J’aide à repeindre la cuisine après que la librairie ait « été incendiée par les fachos » dixit le panneau de bois qui est fixé sur la devanture depuis des mois… Vingt ans plus tard j’apprendrai que le déclencheur de l’incendie du couloir qui mène au bar de la lib’ était un catho du lycée d’en face qui a voulu brûler une page Clairefontaine à cause d’une mauvaise note. Légende urbaine ou réalité? Je décroche à la 152ème blague sur les marins de Kronstadt, parce que j’ai beau relire le passage de l’encyclopédie en 10 volume familial de cette histoire là, je ne trouve jamais ça drôle.

J’ai un petit ami pendant neuf mois qui vit chez les bourges, et qui va à Édouard Herriot et habite à côté. Et ma mère travaille à 2 numéro de la même avenue. Un mythomane qui se prend pour le trou du cul de Dieu dont je gobe toutes les paroles. Un mec qui a redoublé 2 fois et qui jouit d’un charisme hypothétique et joue tous les soirs à la coinche au café d’en face. Il est plus vieux que moi de deux ans. Le père médecin, la mère artiste peintre. Il se prend pour un artiste qui joue du piano et un mec lettré qui fait dix fautes d’orthographe à la seconde après avoir redoublé deux fois. Sortir avec, c’est un peu le swag du temps où ce mot n’était pas usité parce que les meufs ne le retiennent jamais longtemps et qu’il a plutôt tendance à coucher avec une, puis l’autre et à les laisser croupir ensuite, et que j’ai tenu neuf mois avant qu’il me largue comme une vieille chaussette. Et une petite agression sexuelle nocturne, pensant que je dors. Le dernier coup pour la forme. Je tombe dans une espèce de dépression sourde l’année suivante, je suis en Terminale L. Un an plus tard j’ai une copine de lycée qui sera dans le même amphi à qui je donnerai 50 francs pour lui cracher dessus, et elle le fera pendant un partiel, dans le dos de son blazer de bourge. Cette leçon vaut bien une branlette non consentie quand j’essaie de dormir, sans doute. Je vais de moins en moins en cours. Mes résultats se tiennent. Je rencontre d’autres nanas branchées punk dans les autres classes. On partira en camping en Ardèche ensemble après mon bac. Quand je ne suis plus chez les copines les après-midi ou à faire enrager ma mère en lui disant que bac ou pas j’ai bien prévu de finir à la rue si je l’obtiens pas parce qu’il hors de question que je redouble pour faire une année de plus dans ce trou toute seule… Je suis assise sur les marches de l’hôtel de ville avec ces nouvelles filles, et des zonards. Et des clochards. Aucune de nous ne consomme ce qu’ils consomment, ou ne deale ce qu’ils dealent,  des ordonnances de Subutex, au mieux on les aide à faire la manche pour acheter de l’alcool à 90° pour mélanger avec du coca et on se relaie à la pharmacie. Je vais quand même en cours pour les matières à fort coeff’ du bac, parce qu’aucun de nous de la bande du lycée ne tient à faire une année de plus. Vraiment. On a du se préserver quelque part. Les uns et les autres de nos drames personnels, et certains en ont de plus lourds que d’autres. Et on passe sûrement toutes ces journées enfumées, mais pas question de louper le bac. On l’a eu. Tous. Et on a aussi relevé la moyenne du lycée à 72% de taux de réussite. Nos profs nous ont organisé un pot de réussite un samedi matin l’année suivante pour fêter ça et nous remercier, là où nos routes se sont plus ou moins séparées. J’ai quand même anticipé une année préparatoire de dessin en allant au cours tous les mercredis soirs, ma mère refusant strictement que j’entre aux beaux arts qui est une école publique qui ne donne donc pas de situation selon son raisonnement. J’ai eu mon bac L avec mention AB avec 32 absences au compteur sur la même année. Record. Quand je ne faisais pas de crise d’asthme ou que je ne séchais pas les cours, je faisais des syncopes vagales. Généralement après le pétard de trop, sûrement à cause du médoc de trop, parce que j’en ai qui font aussi office d’anxiolytique et que je prends comme antihistaminique et avec mes quarante cinq kilo toute mouillée, je flanche vite  et je finis à l’infirmerie. La cheloue de service a eu son bac sans en ramer une. J’ai été accueillie par mon prof de philo, en allant chercher les résultats avec ma copine d’enfance, on a croisé Thomas Fersen et sa meuf sur la Place Bellecour : « Félicitations pour ta mention », J’ai cru qu’il plaisantait, mais c’était sur le tableau. Il y avait des profs de ce lycée où j’aurais dû aller. Je suis allée voir le Dir Gé. Ma sœur en avait bavé là bas aussi, pour faire S. et ses profs voulaient à tout prix qu’elle soit nulle, et pourtant ma soeur, contrairement à l’autre, elle potassait sévère. On avait une arme secrète, toutefois. Maman. Envoyer Maman voir ces profs retors là et leur expliquer que si on roule pas sur l’or on a peut-être pas la tête vide pour autant, et que c’était ainsi. Maman, dans son burberry, avec sa classe anglaise et ses chemisiers impeccablement repassés Old England bien gagnés sur son petit salaire et mon père au chômage jusqu’à la retraite. Et généralement avec ces profs là, qui tentaient de nous descendre, ça se calmait ensuite, ou du moins, on avait la paix. Je suis allée voir le Dir Gé et je lui ai demandé s’il se rappelait de ma sœur. Il a dit que oui et qu’elle n’était pas très bonne, peut-être, et qu’est ce qu’elle faisait, désormais. Ingénieur, j’ai répondu. Ensuite il a demandé si j’avais eu mon bac, et j’ai dit oui. Il a dit « ES » et j’ai dit, non, « L ». « Mais pas avec mention quand même? » Si, si, avec mention AB. Et ce que j’allais faire ensuite. Entrer à Émile Cohl. La fabrique à dessinateurs d’élite. Il a encore dit que ça ne devait pas être très réputé, et l’examinatrice que j’avais eu en anglais renforcé a sorti la tête de la salle de cours où elle se trouvait pour couper la conversation et se soustraire à ma réponse par un « SISI, c’est très réputé ».

J’ai vécu ma sortie du lycée comme une sortie de prison. Celle d’une incompréhension complète et réciproque entre l’institution et mon mode de fonctionnement qui n’étaient pas adaptés l’un à l’autre dans aucun sens. J’ai juste eu des profs qui m’ont sauvé de ne pas baisser les bras. Ils s’appelaient Romettino, Gerin, Covilette, Lagrave et ils sont restés cools du début jusqu’à la fin. Y compris quand j’ai pris des exemples comme Sacco et Vanzetti sur des devoirs sur la peine de mort. J’ai énormément lu à cette époque insomniaque. Principalement Fajardie, Manchette, Gautier, Baudelaire, et pas mal de romantiques, beaucoup de livres sur les drogues ou la beat generation pour comprendre pour quoi ça faisait tellement fantasmer les gens et au cas où je me lancerais un jour, qui sait, même si j’avais arrêté les pétards parce que ça gratte trop la gorge et que je n’aime pas trop planer ou avoir les yeux rouge, même si l’année d’avant, je frappe un bang tous les matins sur le balcon pendant que Maman sort le chien, à 7h00 pile. Beaucoup de livres sur le dadaïsme et le surréalisme. Je n’ai pas non plus suivi le mouvement étudiant qui s’est présenté à moi ensuite de tester diverses autres substances pour s’amuser ou se donner un genre rebelle-cool. Je ne dois pas être très cool dans le fond, en même temps quand je les vois dérailler les uns après les autres ou arrêter les études pour ne plus faire que ça, ça me fait pas tant rêver. Je n’ai pas eu peur d’avoir mon bac ou non, d’ailleurs. Je suis allée aux épreuves un peu comme on va à la poste, sans stress ni appréhension particulière. Mon père est revenu de mission entre temps et il doit aller vivre dans le studio où était ma sœur pour éviter de me harceler constamment et que je puisse réviser sans  que ça fasse de drame. C’était pas comme si j’avais de grandes attentes pour la suite. J’attendais juste d’avoir un peu la paix, et surtout, surtout de ne plus habiter chez mes parents. Ma sœur a rencontré un mec marié qu’elle a hébergé là bas quelque temps sans prévenir nos parents en s’imaginant que personne ne verrait les factures d’eau et d’électricité qu’ils ne payaient pas, doubler. Elle a pris soin de correctement le défigurer avant de partir sans plus donner de nouvelles. Après que mon père soit allé voir ce nouveau boyfriend pour lui demander poliment de bien vouloir dégager les lieux, sans que ma mère le sache. Juste après le diplôme de ma sœur. Je n’évoque pas beaucoup de bons souvenirs de cette époque. Parce qu’il y en a eu des tas. Surtout j’ai eu de la chance d’avoir cette équipe de pieds nickelés comme prothèse. On se tirait vers le haut en ce temps là, malgré tout.

Je pensais que mes comptes avec l’éducation nationale seraient réglés et que ça s’arrêterait là, qu’une fois étudiante ça se passerait mieux, avec les profs, avec les directions, les administrations… Non, ça a empiré. Il a fallu prévoir de se tirer encore plus vite, pour raison de différence marquée mais non identifiée jusqu’à la fin. J’ai tenu à la tolérance de certains, qui m’ont protégé de l’intolérance de tous les autres, comme toujours. J’en suis encore pleine de gratitude et je n’en veux à personne, après tout, chacun sa merde, et je peux au moins me targuer de n’avoir détruit personne, même pas moi-même.

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