Post diagnostic et acceptation : Comfort Zone vs Twilight Zone, se confronter au monde ou pas, et quelles stratégies pour gérer le normal ambiant bullshitting. 1/3

De toute façon, vu de ma fenêtre, la Twilight Zone, c'est la société où je vis. C'est à dire cette société française très en retard sur l'intégration de l'autisme dans son tissu social et qui basiquement voit pour sa grande majorité et dans l'imagination collective, ma différence à la simple évocation de son nom comme une grosse tare ou le fait que je ne puisse pas être autiste parce que ce n'est pas aussi visible que sur une personne aux traits et aux difficultés plus fortes et visibles que les miennes, qui ne palpe pas non plus mes efforts de (sur)compensation et d'adaptation permanente pour y survivre, et qui ignore ou nie parfaitement comme j'en chie par rapport à ça. Sauf qu'en fait, la plupart du temps, c'est à dire hors de ma zone de confort, j'ai l'impression de me balader dans un monde extraterrestre là où pour ce monde, si j'évoque mes particularités, c'est moi qui serait tenue d'être l'extraterrestre de service.