Révélations sur La société secrète des Autistes.

Au cas où un peu de racolage sur le vaste sujet de la sexualité fasse pointer quelques curieux... Je vais encore être très décevante et devoir briser un autre mythe qui a la vie dure. Les autistes ont une sexualité. Il y en a même qui baisent. Et d'autres qui fuckent carrément. Et oui, parmi nous se trouvent beaucoup plus de gens mariés ou qui ont des enfants que vous ne pourriez l'imaginer. Et ouais, déso, mais ON SE REPRODUIT AUSSI.

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Lettre à l’attention des employeurs pour inclure les autistes dans l’emploi.

Oui, oui, tu as bien lu, ami patron, cet article est exclusivement à ton attention car j'ai assez fait état de mes déboires pour ne pas avoir quelques recommandations sommaires à te faire sur l'échec cuisant  auquel tu fais face en n'embauchant pas plus de personnes comme moi... Comme nous, autistes femmes et hommes. Éternels oubliés de toutes les statistiques et pourtant diablement actifs sur les internets... autant que capables en dehors de ceux ci pour le peu que tu nous donnes notre chance, alors c'est le moment de me prouver ton courage et ta pertinence ! Si, si,  tu vas voir. Tu es le mieux placé pour le faire, en plus, pas vrai? 

Autisme et salariat. Un job inclusif.

Et je garde pourtant espoir, je ne suis qu'au début de ce nouveau job. Prête à éprouver s'il est à la hauteur de ses promesses et moi des miennes... Pourtant ce serait si simple si les informations sur notre 1% de la population, minorité des minorités circulaient mieux. Tandis que tous les outils, les moyens et les informations pour faire de notre force de travail, de notre pragmatisme, de notre résilience et de notre esprit en base de donnée , des valeurs ajoutées, existent déjà. 

Le parcours d’une conne Battante 4/4.

Le pendant c'est que j'ai marché pendant 37 ans à côté de mes pompes, à côté de moi-même, quand dans un autre pays j'aurais pu être poussée dès le plus jeune âge à d'abord, avoir moins de difficultés que ce soit pour mes études, dans mes relations aux autres ou dans le milieu professionnel, mais encore une fois je n'ai pas les moyens d'emménager au Canada. Et que si j'allais devoir vivre avec ça, ça me serait moins difficile de l'accepter que pour les autres.

Le parcours d’une conne Battante 3/4.

Nous sommes entrés dans une ère digitale qui peu à peu tend à devenir de plus en plus incontournable et sur laquelle les entreprises ne pourront bientôt plus faire l'impasse, qu'il s'agisse de communication, de marketing, de stockage de données et de tout ce qui va suivre et entrer infailliblement dans notre quotidien. Nous sommes aujourd'hui les profils types les plus à mêmes d'exceller dans ces domaines. Ce qui est d'avenir est déjà présent. Et les aspergers qui ont un grand sens du détail, et dont le cerveau fonctionne un peu comme une gigantesque banque de données, ont aussi parfois une bonne mémoire et une capacité de concentration exacerbée lorsqu'un sujet les passionne sont d'excellents exécutants dans ces domaines. Vous pouvez attendre de ne pas avoir le choix pour commencer à vous fier à ces talents. Ou vous tourner vers l'avenir dès maintenant, parce que dans dix ans, personne ne pourra se payer le luxe d'avoir ce train de retard.

Le parcours d’une conne Battante 2/4.

Il y a eu une espèce de bilan aussi, avec une autre : "Vous présentez beaucoup de critères, mais vous ne pouvez pas être asperger, parce que vous travaillez, et vous compensez trop bien, vous comprenez?"

Le parcours d’une conne Battante 1/4.

Étrange, bizarre, originale, marginale, "à part", spéciale, énigmatique, mystérieuse, anormale, folle, droguée (allez hop, tant qu'à faire, elle en aurait rendu service à combien de personnes celle là, faut il préciser que pour se droguer il faut quelques moyens, encore une fois?), barrée, tarée, cheloue, fantaisiste, extraterrestre, différente, drôlesse, drôle d'oiseau, personnage... Tout ce que j'ai appris en observant les autres, c'est que les gens ont plus facilement tendance à tirer vers le bas quand ils ne comprennent pas quelque chose, ou sont même carrément ignorants d'un sujet ;  comme un automatisme. Au lieu de tenter de voir plus loin que le bout de leur nez, se renseigner, et faire d'une différence une plue-value, par flemme, par maintien de leur zone de confort, ils préfèrent un raccourci qui leur convient.

Genèse 5/5. La vie étudiante.

J'ai appris ce qui faisait la distinction de genre, les critères de féminité même si c'était encore loin d'être de l'acquis, mais je peux quand même me targuer que les filles qui m'ont appris tout ça venaient de la bonne école. Celle de la normalité. Appris à me vêtir comme une fille, me maquiller, soigner mon petit corps, avoir une idée des enjeux et des comportements attendus quand on est une femme, même si je n'ai jamais su séduire à ce jour, et que je suis toujours d'une épouvantable maladresse en même temps que totalement aveugle quand c'est moi qu'on drague et que je ne sais toujours pas encore décrypter les implicites dans ce domaine.

Genèse 4/5. Le lycée.

J'aide à repeindre la cuisine après que la librairie ait "été incendiée par les fachos" dixit le panneau de bois qui est fixé sur la devanture pendant des mois... Vingt plus tard j'apprendrai que le déclencheur de l'incendie du couloir qui mène au bar de la lib' était un catho du lycée d'en face qui a voulu brûler une page Clairefontaine à cause d'une mauvaise note. Légende urbaine ou réalité? Je décroche à la 152ème blague sur les marins de Kronstadt, parce que j'ai beau relire le passage de l'encyclopédie en 10 volume familial de cette hisoire là, je ne trouve jamais ça drôle.

Genèse 3/5. La 1ère injustice, le 1er rejet, l’exclusion.

Laetitia m'a avoué que toutes ces années à noter "Père décédé" dans les fiches de renseignements de chaque début d'année s'avéraient être des années de prison pour son père. Du gang des ripoux. On faisait des claquettes ensemble les mercredis après-midi même si on ne se parlait plus. On fumait nos première clopes en cachette aussi à la sortie des cours