Genèse 5/5. La vie étudiante.

J'ai appris ce qui faisait la distinction de genre, les critères de féminité même si c'était encore loin d'être de l'acquis, mais je peux quand même me targuer que les filles qui m'ont appris tout ça venaient de la bonne école. Celle de la normalité. Appris à me vêtir comme une fille, me maquiller, soigner mon petit corps, avoir une idée des enjeux et des comportements attendus quand on est une femme, même si je n'ai jamais su séduire à ce jour, et que je suis toujours d'une épouvantable maladresse en même temps que totalement aveugle quand c'est moi qu'on drague et que je ne sais toujours pas encore décrypter les implicites dans ce domaine.

Genèse 4/5. Le lycée.

J'aide à repeindre la cuisine après que la librairie ait "été incendiée par les fachos" dixit le panneau de bois qui est fixé sur la devanture pendant des mois... Vingt plus tard j'apprendrai que le déclencheur de l'incendie du couloir qui mène au bar de la lib' était un catho du lycée d'en face qui a voulu brûler une page Clairefontaine à cause d'une mauvaise note. Légende urbaine ou réalité? Je décroche à la 152ème blague sur les marins de Kronstadt, parce que j'ai beau relire le passage de l'encyclopédie en 10 volume familial de cette hisoire là, je ne trouve jamais ça drôle.