Les Vampires énergétiques, now war is declared et l’empire contre attaque.

Du coup on va encore causer survie, parce que revenant de là, je m'en suis pour une fois pas trop mal démerdée (encore que j'ai des progrès à faire, et que depuis le diag, si ma modération est ON, elle est d'autant plus compliquée, que concéder à ménager sans cesse la chèvre et le chou pour me faire valider par un milieu basiquement excluant et validiste est un foutre tour de force, qui me pompe exactement tout le reste quand je ne suis pas occupée à gérer mon stress face aux vampires énergétiques).

Genèse 5/5. La vie étudiante.

J'ai appris ce qui faisait la distinction de genre, les critères de féminité même si c'était encore loin d'être de l'acquis, mais je peux quand même me targuer que les filles qui m'ont appris tout ça venaient de la bonne école. Celle de la normalité. Appris à me vêtir comme une fille, me maquiller, soigner mon petit corps, avoir une idée des enjeux et des comportements attendus quand on est une femme, même si je n'ai jamais su séduire à ce jour, et que je suis toujours d'une épouvantable maladresse en même temps que totalement aveugle quand c'est moi qu'on drague et que je ne sais toujours pas encore décrypter les implicites dans ce domaine.

Genèse 4/5. Le lycée.

J'aide à repeindre la cuisine après que la librairie ait "été incendiée par les fachos" dixit le panneau de bois qui est fixé sur la devanture pendant des mois... Vingt plus tard j'apprendrai que le déclencheur de l'incendie du couloir qui mène au bar de la lib' était un catho du lycée d'en face qui a voulu brûler une page Clairefontaine à cause d'une mauvaise note. Légende urbaine ou réalité? Je décroche à la 152ème blague sur les marins de Kronstadt, parce que j'ai beau relire le passage de l'encyclopédie en 10 volume familial de cette hisoire là, je ne trouve jamais ça drôle.

Genèse 3/5. La 1ère injustice, le 1er rejet, l’exclusion.

Laetitia m'a avoué que toutes ces années à noter "Père décédé" dans les fiches de renseignements de chaque début d'année s'avéraient être des années de prison pour son père. Du gang des ripoux. On faisait des claquettes ensemble les mercredis après-midi même si on ne se parlait plus. On fumait nos première clopes en cachette aussi à la sortie des cours