Personal Bingo

J’ai décidé de consigner ici les perles de la méconnaissance de l’autisme des personnes que j’ai pu croiser et qui visiblement, n’ont pas su s’empêcher de me faire ces réflexions au lieu de me poser les bonnes questions…. N’hésitez pas à me faire part des vôtres dans les commentaires, parfois on croise des champions du monde…

1er rendez-vous dans un Centre Expert en Recherche très connu… mais dont on va taire le nom pour pas leur faire trop honte, non plus (après 30 minutes d’entretien sur papa, maman, l’école, le travail, etc…) et 1ère validation par un ancien directeur départemental de CRA, j’ai entendu ces diverses choses en différé donc je les replace en une phrase sous forme de compil :

« Non mais vous ne pouvez pas être Asperger : déjà vous regardez dans les yeux, en plus vous travaillez, et quand bien même vous avez des traits autistiques : vous compensez TROP BIEN pour valider la diagnostic »

La première fois que j’en ai parlé à ma mère au téléphone (ça va mieux depuis) :

« Non mais c’est pas possible, ne me dis pas que j’ai fait des enfants COMME ÇA ! » 

Collègue délicat 1 :

« Ah ouais, t’es autiste? Donc ça veut dire que si j’jette une boîte d’allumettes par terre tu vas me dire combien il en reste à l’intérieur HAHAHAHA! »

Collègue délicat 2 :

« Tu sais tu devrais arrêter d’y penser et d’en parler » *et peut-être de respirer aussi, hm? non?*

« Ami 1 » (en cours de prédiag) :

« Ah ouais ! Moi aussi! » (à ma connaissance, n’a fait aucune démarche à ce jour)

« Ami 2 » (post prédiag) :

« Oui moi aussi » (à ma connaissance n’a fait aucune démarche à ce jour…)

« Ami 3 » (post diag):

« C’est pas parce que t’as eu ton diag d’autisme que tu dois te sentir supérieure » *franchement, notre capacité à se sentir dans cet état est largement surestimée*

Collègue délicat 3 :

« Arrête de t’énerver » *j’étais très calme*

Collègue délicat 4 :

« Blablabla… blablabla… ASPERGE... blabla… ASPERGE » *refuse consciemment ou inconsciemment de le prononcer en entier : c’est AS-PER-GER, putain, mon syndrome n’a pas été découvert par un légume*

Ami d’ami :

« Ah mais non tu peux pas être autiste, j’ai bossé avec des autistes, et c’est pas DU TOUT comme ça : ils parlent pas et ils sont supers violents ». *Mmmf?? Mais qui t’as laissé faire sans le minimum de connaissances sur le sujet, hm? »

Correcteur d’un exercice de M.O.O.C dans les observations d’une remise de notation : « Bravo et bon courage avec ta maladie » *…* = pas de champ pour répondre…

Ami 4 :

« Arrêtes de faire ton autiste » *écoute chéri, si j’avais la possibilité d’être moi-même dans ton monde, a priori on ne serait pas en train d’avoir cette discussion et j’habiterais sur une île déserte.*

Inconnu :

« C’est vrai que vous supportez pas qu’on vous touche? » *Et si je t’attrape les couilles, là d’suite, sans prévenir, tu vas apprécier, peut-être?*

Généraliste :

« J’aimerais bien que vous preniez des antidépresseurs, quand même… » *je venais de faire un burn-out, je n’étais pas déprimée. J’ai refusé poliment.

Chef d’équipe :

« Ne sois pas comme ça » *Je savais pas que les déguisements étaient autorisés sur le lieu de travail*

Amie d’une amie à un mariage, mère de 3 enfants d’un homme asperger :

« Non mais ces gens là sont invivables » *dis, donc, ne nous mets pas tous dans le même panier… suffisamment vivables en tout cas pour leur faire 3 enfants*

 

 

 

 

 

 

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