Je ne fais plus d’intro, on passe direct au journal.

Jour 14 – De mal en pis

Pendant que tout le monde s’ennuie et commence à en avoir marre, ici ça va encore bien pour le moment. Multiplication des Conf’Call avec les toupains et les toupines. J’avance pas aussi bien que je voudrais de ma formation, mais c’est une autre histoire.

Lever 8h30. La routine, et toujours un pauv’ type quand je sors le chien « Il fait son pipi »… Mais va te faire covider, toi aussi.

Pas l’impression que les chiffres aient beaucoup grimpé entre le 27 et le 28, mais c’est peut-être qu’une impression.

Soleil ne veut pas jouer le jeu de la photo d’enfance sur facebook. ça m’énerve parce que je kiffe les photos des gens enfants, et Soleil est beau, et Soleil ne veut jamais le savoir : si tu passes par là…

40 000 infectés hier. 80 000 après demain, pas le moment de sortir ou de jogger mais ils y vont gaiement.

J’ai eu mon amie d’enfance au phone tel. Tout va bien. Soulagement.

J’ai entendu tousser 3 fois dans le couloir ce matin, j’ai attendu 15 mn avant de sortir le chien. Apnée.

J’ai appris le décès d’une personne que j’ai à peine croisée en janvier. Lumineuse. Il y a quelques semaines. Tristesse.

14h00. Formation.

19h00. Des niouzes du bédéiste à qui je file un coup de patte pour une bédé, en backup. Bah il a chopé le COVID y a 15 jours, et c’est en train de passer.

Répondre à ma cousine en Serbie, qui s’inquiète sur le COVID chez nous… Lui dire de faire attention à elle et de ne pas aller bosser, même si je sais qu’elle est toute contente d’avoir un job depuis peu, en lien avec les animaux… Boj’boj’ (se prononce Boy…) de son surnom. Ils sont moins cons que nous, ils ont mis le couvre-feu de 17h à 5h, terminé Balzac. J’ai dit à Boj’ de pas aller taffer.

20h00. C’est l’heure du quart d’heure fête à la saucisse des trouducs d’en face sur leur pelouse d’immunité. Me gonflent. J’ai saturé sur les cours d’auj, je voulais regarder mon Grey’s Anatomy. Beh non. Ils m’ont collé Born to be Alive avec leur sono pourri, ces baltringues. Puis « Il faut que tu respires » de Mickey 3D, alors moi je suis hyper fan de Furnon (vu que plus de 99,98% des artistes français me foutent la gerbe), et du coup je vais vous en coller une là (combien de fois elle m’a fait pleurer, celle-là, si vous saviez, je vous mets le clip mais je regarde pas)… Mais avec la foutue réverbe façon salle de la Mairie d’un trou. NON. Arrêtez de massacrer les artistes, même ceux que j’aime pas, ce serait gentil pour les oreilles sensibles, les autistes et ceux qui vous trouvent encore plus con que con d’applaudir tous les soirs alors que le reste du temps je vous vois faire des garden party.

Je sais pas du tout si je devais droper mon projet 1 sur le Drop-projet du site de formation ou pas ou si ça peut attendre demain, où j’ai rdv avec mon mentor. Serbe, lui aussi, comme mes couz’. Je le ferai demain, j’ai 2 / 3 questions sur le 2 et je l’enverrai dans la foulée, après on passe aux choses sérieuses, mais je suis déjà sur les cours concernés et j’ai ma petite idée.

A +

21h47. Je suis sortie de la douche, je me tartine tous les matins et soirs de gel d’aloe, d’atopicrème que j’économise scrupuleusement (que j’ai ni volé ni payé, par ailleurs). Et Soudain… l’explication tombe.

LE COVID NOUS FILE TOUS UNE PEAU DE MERDE. Ce truc votre notre peau au sens le plus littéral du terme.

Jour 15 – Loin des yeux, loin du cul.

6h00 : Si vous habitez Paris, n’essayez même pas de vous faire livrer par prime now.

9h30 : mon devis de formation est sur mon espace Pôle emploi, mais je crois j’ai merdé dans ma dernière décla en zappant de dire que j’étais en formation et comme j’ai commencé avant va sûrement falloir tout refaire.

9h31. Avec quoi je vais payer mon loyer? Y aura t il des croquettes pour bouledogue à Carrefour City la prochaine fois que j’irai?

9h43. Est ce que c’est possible d’attraper une sciatique de canapé???

10h00 : Si vous habitez Paris, n’essayez même pas de vous faire livrer par Ooshop, E. Leclerc etc.

10h30. Je file trop de croquettes à ce chien, elle est en train de grossir. Le véto m’avait prévenu, on va re-rationner en deux fois matin et soir.

11h00 : Si vous habitez à Paris, sachez qu’un Drive Piéton via le web vous prendra 2h de temps pour un panier semaine normale de 1 personne. Et autant de re-file d’attente devant l’écran que dans la rue (en moins dangereux, du coup et on peut faire sa vaisselle ou se curer le nez au gel hydro, en attendant, c’est sympa), et de message d’erreurs au choix : 500, 503 etc. Jusqu’au paiement. À aller chercher.sous.48.heures. J’attends Cliff, mais Cliff ne livre plus, c’est saturé :

13h11 : j’ai vraiment cru je pourrais déjeuner en matant une petite série, mais non. J’ai du finaliser mon Drive (piéton, pas Google). Et après c’était plus l’heure.

14h00 : j’ai vraiment cru j’en aurais pour 30 mn à tout casser pour compiler mon projet 1, mais non, en fait ça m’a pris 1h30. Une vraie bigote.

15h00 : j’ai pensé à faire cette mise à jour depuis la veille, et surtout remplir les petits champs à côté avec les hashtags et tout, pis non, j’ai pas eu le temps.

Qq part au milieu de tout ça. Y a King Ju qui a posté un télégramme sur sa page fb et lancé un appel à faire des propal de couv de skeud : GO, les dessineux. You have one shot, one opportunity, y a peut-être les mecs de Disney qui vont repérer votre talent après. On sait PAS.

15h30 : dépôt de mon projet mais en fait pour le faire valider dans la foulée faut le déposer 48h avant le rdv de mentorat. LOULE, en sachant que je pose le suivant après demain. Loule. Mais validé mais officiellement la semaine pro.

15h49 : En fait le début du weekend c’est après demain soir. Que le temps passe vite. JE VEUX MES COURSES (j’ai plus de chips). Je peux vivre que de chips et d’Heinek si y a plus d’IPA dans les rayons, et qu’y a plus rien tout court. J’ai un fraking robinet, sinon, on peut faire des tas de trucs avec.

15h53, bon bah rdv dans 1h avec mon mentor. Hem. *wanker joy, wanker joy*

Vers 16h. Paraît que les gens qui assimilent moins bien la vitamine D ou qui en manquent (un des deux, je sais plus) ont plus de chances de choper le COVID que les autres. Il paraît aussi que mettre mon cul sur la commode revient à pisser dans un violon. Je l’ai lu dans le Parisien.

18h07. OKLM, mon P1 sera validé. OKLM, j’ai 24h chrono pour faire le 2 et enchaîner le 3 qui est vachement plus louuuuurd. (et pour lequel j’ai un mois chrono, même si j’ai pas mal de bases). Ptn je sais même plus s’il faut un diaporama pour le 2.

18h30. Je suis en manque de chips.

18h45. C’était sans compter les cacahuètes enrobées au goût épicé Lidl cachées dans la tablapéros. Je croyais y en avait que 2, en fait j’en avais un de secours.

19h00. Je sors le chien, je vais direct au lit.

19h30. ConfinementCall avec des potes, sur un malentendu, finalement, mais ça fait plaisir d’avoir des niouzes de Lorient. (Il habitait au dernier étage de l’immeuble du Gibus avant, j’adorais regarder les gens faire la queue depuis la lucarne, les samedis soirs au Calva).

20h00. Sortie du chien. Fatal Mistake. Pile à l’heure où les baltringues écoutent n’importe quoi en face.

J’ai survécu à un enchaînement Louise Attaque/Aznavour. Je me sens presque Invincible, désormais. J’ai tapé « Sarcasme » dans la barre de recherche Netflix, j’ai peut-être trouvé des trucs cool et il me reste des cacahuètes enrobées goût épicé. Vivement le weekend : le weekend est devenu jeudi soir et vendredi soir. J’aime toujours pas les samedi et les samedis je buggue grave sur la formation, on dirait que c’est le jour de la semaine où je suis le moins fatiguée.

Le mec de DHL-recharges de clope électro m’a laissé mes réserves (j’ai recommandé direct alors qu’il m’en restait plein AVANT le Pic), me les a laissées à 20 mètres. J’aime bien DHL. Je vais choper un cancer du poumon stade 4 à l’huile végétale avant la fin du confinement si ça continue. M’en fous.

20h35. Mais qu’est ce que je fais encore là, ptn?

Demain dès 6h

à l’heure où sévit le Covid_19,

Je partirai, je sais qu’elles m’attendent,

J’irai par la 4G, j’irai par l’Ethernet,

Je ne peux demeurer loin des chips plus longtemps,

Je commanderai, les yeux rivés sur les Chips Lay’s

Sans voir de Bret’s en rayon, sans entendre aucune toux,

Seule, Inconnue, mon nouveau gros cul sur le canapé

Sensible comme un plancton, et Lidl sera pour moi comme Fauchon,

Je ne regarderai ni les baltringues du soir au balcon,

Ni le mec qui fait du Taï Chi au loin dans les fleurs de la pelouse à mâârrdd’

Et quand j’aurai validé et payé mon panier, je mettrai sur mon compte N26

Un peu de tunes du loyer avant que tout le reste me soit prélevé.

 

DE RIEN.

 

Jour 16 – Try to figure out comment j’ai + de temps et j’arrive à en fiche moins alors que j’en ai + à faire qu’à l’entreprise.

 

Lever 8h. Sortie du chien 10h30. Une éventuelle explic’ sur le pourquoi du tout le monde a la peau sèche en confinement … Peut-être on a pas l’habitude de la dépollution en Europe et la peau purge, mais apparemment le truc de l’ajout de chlore est validé dans l’eau du robinet… à cause du COVID, sauf que le chlorure de sodium est sensé réguler ton niveau d’hydratation et pas te transformer en peau de saucisson. Si j’arrive à trouver du courage et qu’y a pas une queue de gueudin, je file faire une course d’eau à Franprix, parce que c’est pas possib’ de se tartiner autant matin et soir pour si peu de résultat. (alors que j’étais jusque là très satisfaite du lait hydratant à l’aloe de Casino à 1,50 sans rien dedans que de l’hydratance et de l’aloe).

Midi j’ai tenté de manger rapido, sauf que maintenant à 16h20, j’ai faim, et qu’y a plus grand chose avant de pouvoir récup mon drive piéton finalement après demain et pas demain, la grosse shit.

Je lis aussi que le rythme de tout le monde a pas mal changé depuis le début du confinement, j’ai beau bien gérer ,la solitude, en revanche que l’horloge soit pétée, que je recommence à avoir de problèmes mnésiques de mémoire à court terme qui reviennent et des petites reviviscences de SPT a force d’être que là toute la journée : pas glop.

J’ai pas le matos pour me faire un masque et j’hésite toujours autant à sortir avec le pistolet de Javel Lacroix à la main pour maintenir la distanciation nécessaire que les gens maintiennent pas (surtout pas le Sanytol, je me le ferais voler à l’arrachée).

Ce matin c’était règlement de compte à la Poste à côté de chez moi, qui a commis l’erreur d’ouvrir pour que ce soit de nouveau la queue comme au Gibus le samedi soir, comme si y avait Eminem en concert derrière les guichets.

Problème ils font la queue devant MA GRILLE d’immeuble, donc une fois de l’autre côté (après un faufilage en apnée), lâchement j’ai demandé c’est quel niveau de connerie, en fait? (je détaille plus, ça leur laisse le temps de réfléchir le temps que je passe l’autre porte). Ça m’a soulagée que très partiellement.

J’ai validé un quizzzzzzz qui te donne un certificat juste après mangé. J’ai appelé mon conseiller Cap Emploi (que je l’aime lui, chais pas prenez des cours chez lui, les autt’). J’ai fait mon courrier de demande de co-financement Agefiph et validé mon devis Pôle Emploi. La suite dans on ignore combien de jours, tout comme le reste.

Je me suis tarté des symptômes grippaux dès le matin, j’ai pris du Dafalgan 1G direct. Amazon a bien livré mon câble de charge de portable, l’autre était à moitié dénudé, tout l’internet de mon appart’ dépend de la fichue 4G.

*Penser  contacter Free, cette fois c’est plus possible de payer des trucs qui servent à rien, j’ai besoin d’un débit digne de ce nom pour mes soutenances de projets*.

Donc on est bien d’accord que j’ai pas touché à mon projet 2 que je voulais finir aujourd’hui pour enchaîner le 3. Je dois aussi aller à la pharmacie, et ça me fait autant flipper que le reste.

16h31, si je décolle pas maintenant, ça va être le gros bordel après.

17h00, j’ai pas décollé mais j’ai passé une commande chez Aromazone pendant qu’y avait du rab de gel hydro (je suis comme les gens qui ont trop de péku, mais on a pas les mêmes valeurs, je crois), je trouve qu’on a jamais assez de gel hydro.

 

Sinon le point Autismophobie du jour est attribué à …

 

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Bien sûr, j’ai tenté la pédagogie, bien sûr la personne a mis sa tête dans un trou comme une autruche, prétextant ne pas avoir la vidéo et qu’elle regarderait plus tard… Donc voilà à quoi on est objectivé. Sympa, hin?

En tant que vieux gants mapa crado, je viendrai te foutre un bon doigt dans le cul pour t’écraser la prostate, si on se croise un jour, j’hésiterai pas.

Bon bah j’ai décidé de pas enlever son nom du coup, vu qu’il a pas modifié son post. Et bien sûr j’ai screené le reste. ça ira dans la rubrique des perles du blog.

L’égo des valides me fascinera toujours.

Je vais mater Ozark. Les cadors d’en face vont pas tarder, ça sent la prep pyjama avec bouchons, j’ai eu ma dose.

20h02. Je redoutais ce moment, mais les veuhgras d’en face passent Partenaire Particulier. Dans un autre contexte je dis pas (avec les sirènes au loin), mais là juste fusillez moi ça. Et du coup mes voisins direct font pareil… ça va être un mois difficile…

Sinon et parce que vous en êtes arrivés jusque là, une petite astuce (pendant qu’il en reste parce que les stocks sont limités et que c’est UN par commande, un peu de bon sens, pour une fois).

Y a du gel hydroalcoolique à 2,20 euro sur Aroma-Zone (vous pouvez remercier mon BF). Alors ok, c’est 1 par commande parce que les stocks sont limités et que les frais de ports sont offerts qu’à partir de 35€, que c’est 100mL, mais c’est mieux que rien et vous trouverez pas moins cher par ces temps, mais pour ceux qui en ont pas, si ça peut servir…

 

Jour 17 – Albert Camus, Albert Koestler… Priez pour nous ^^

 

Elle survécu.

Ce matin, elle cru être prête. Il était 7h00, et puis non. Il fallait se rendre à l’évidence, se coucher à minuit à force de traînasser sur les réseaux sociaux, et malgré les médicaments en cas d’insomnie pris la veille, absorbée dans un rêve heureux, elle snooza jusqu’à à 7h00. Oh, elle avait pourtant bien prévue sa mission. Mais c’était râpé pour être à Franprix à 8h00. D’ailleurs fallait il vraiment commencer par Franprix ou était il plus judicieux d’aller d’abord la pharmacie? Vaste dilemme qui ne serait pas élucidé avant 9h30.

Finalement, prête à 9h10 après une toilette inhabituellement sommaire, elle sorti le chien, le cheveu gras, l’apnée non haletante. Constatant une nouvelle fois les errants zigzaguer sans but dans la rue, pourtant pourvus de domicile, ne rentabilisant pas leur loyer en restant chez eux malgré l’Alerte Générale à la pénurie de houmous dans les rayons prévue pour bientôt, elle fit au moins 5 mètres pour le soulagement du chien, qui contrairement aux humains avait tout compris sur les restrictions de « balades » et la distanciation. Comment se pouvait il que le chien ait compris et pas eux? Cette question à la réponse mystérieuse la hantait de plus en plus souvent. La pénurie bientôt, mais quand?

Et « bientôt », en soi, qu’est ce que ça voulait dire, désormais?

Le temps n’existait plus.

L’horloge temporelle l’ayant abandonnée depuis quelques jours, et n’ayant plus d’autre possibilité que de sortir ravitailler son traitement la reléguant aux personnes à risque, elle s’arnacha de nouveau pour aller quérir ses médicaments à ses risques et périls… Ainsi que quelques denrées de survie pour son système immunitaire.

C’était la première fois qu’elle ne se rendait pas directement au guichet de sa pharmacienne serbe, qu’elle aimait entendre discuter avec des compatriotes, car elle comprenait tout, et se dire au revoir dans la langue était un plaisir, autrefois… autrefois, quand les gens venaient pour acheter des kilos de doliprane. et des médocs pour la chaude-pisse. Compatriote, qui, était seule dans une pharmacie vide.

Avec pour seule couverture, une écharpe sur le nez imbibée d’huile essentielle d’arbre à thé qui ne restait qu’à l’entrée de son appartement le reste du temps, de même que son sac minimum contenant CNI, attestation, carte vitale, CB et gel hydroalcoolique parfum licorne, son blouson et puis ses clefs, ses semelles de Nike Air Jordan qu’elles trainait depuis des lustres pour 18 euro sur Vinted, largement imbibées de Sanytol Désinfectant à chaque retour, elle attrapait sans se poser trop de questions 1L de gel lavant SURGRAS à 7 euro 99, une des dernières fioles d’huile essentielle d’eucalyptus radié pour 4,90, ainsi qu’une boîte d’Immunostim à 24 euro alors que c’est 16 sur le web, mais qu’elle devait continuer le traitement tous les 3 mois, au coût d’un organe pour compléter celui recommandé par son ORL. Valait il mieux être mort que pauvre?

Après cette douce mais coûteuse aventure, elle s’approchait du guichet, tendant la diapositive qui lui faisait office d’ordonnance, pour s’enquérir d’Innorial et d’Atrovent tandis qu’il faudrait revenir plus tard pour le Relvar et son traitement antiépileptique pour les MHS. La pharmacienne confirmait : ces gens ne savent pas utiliser les masques qui devraient être réservés aux uniques soignants, avant de se pavaner avec en les enlevant et en les repositionnant sans cesse. « Et vous ça va »?

Jusque là tout va bien, se disait elle, se contentant de son écharpe. Et la pharmacienne de lui préciser, avec force d’empathie pour ce traitement de cortisone obligatoire, de bien la garder sur le nez, à condition DE NE PAS Y TOUCHER, pour se prémunir de l’Ennemi Invisible. Par précaution, le Joyon pris toutefois une nouvelle boîte de paracétamol, ayant vidé les derniers stocks de 2G la veille, au profit d’un micro début de symptômes grippaux tués dans l’œuf dont elle ne pouvait pas avoir non plus les moyens humains de se l’offrir en cadeau préalable à un éventuel décès.

49 euro. Oui, 49 euro, car jusqu’alors la mutuelle Audiens (La Mufle) comme tous les trois mois, n’avait pas renvoyé sa nouvelle carte à temps, relative à la portabilité des droits, si bien qu’il fallait aussi avancer l’argent de la drogue.

Forte et dépitée de devoir quitter sa pharmacie aussi vite, elle remis du gel hydroalcoolo sur ses mains en passant la porte, dans l’optique de se rendre désormais au Franprix, qui comme son nom l’indique, applique des tarifs absolument exorbitants, sans faire aucune publicité pour prétendre que c’est moins cher qu’ailleurs.

 

Franc-Prix.

Seule grande surface sans queue devant. . . Et pour cause. . . Seul garant de sûreté. Pas de carte Franprix, pas de réduc, pas de problème de cohue, a contrario des inconscients du Casino. Étrangement, même pas de bourges, sauf une meuf en fashion confinement, survêtement-pyjama et sac de marque de luxe. Le style, même en temps de COVID, ça s’improvise pas.

La question n’était pas tant celle du prix, mais des risques pour y parvenir sans croiser un Co(r)vidé. Le Drive Piéton, faute de créneau (avec le code CDRIVE20 donnant droit à 8 euro de réduction pour un panier d’achat minimum de 50 euro), ayant relégué sa prise de courses, pour toute une semaine, au lendemain et non le jour même comme il en était convenu initialement via Casino.com, lui avait fait ce coup là. Pire, il faudrait recommander le lendemain pour être sûre d’être livrée pour la semaine suivante, pour anticiper les prochaines pénuries de Grana Padano. Le Joyon avait pourtant besoin de bouffe. Mais également de PQ, les parties génitales pourtant sauves, grâce à l’ingéniosité de disposer en permanence de lingettes (biodégradables) de chez Lidl et ce bien avant le confinement en cas de pénurie pour cause de Flemme qu’il manque que ça et pas envie de descendre au G20 qui est plus cher que Carrefour City, et non de COVID.

La dernière fois qu’elle était sortie elle avait du poireauter 1h dans le froid pour rentrer un par un au Casino, comme si Mariah Carey chantait à l’intérieur. Quelle business woman, cette Mariah. Toujours en concert dans une grande surface du Quartier Ménilmontant sans crier gare.

Quelqu’un toussait au loin, les gens ne respectaient pas la distance, une dame avait coupé la file présentant sa carte de handicap, et comme elle était debout sur ses jambes, ni sourde, ni aveugle, les gens avaient râlé, Joy n’eut aucun choix de Dark Vadorer depuis son écharpe : « Elle a sa carte d’handicapée, c’est quoi vos problèmes? ». Pendant que la dame s’excusait, en disant qu’elle ne s’en servait jamais le reste du temps.

 

Réunissant sa bravoure et les restes de son courage à faire plus de 100 mètres en extérieur dans une seule journée, constatant  que les covidés faisaient toujours autant fi de la distanciation préconisée en sus d’en avoir perdu l’usage des coudes à usages multiples en cas de toux, elle fila direct au milieu du Terre Plein du boulevard de Belleville, quitte à faire un détour de 50 mètres. Bien lui en pris, car au loin, sur le boulevard, elle entendit à plusieurs reprises, une femme tousser, grassement, plusieurs fois de suite, très fort, de ses plein poumons de cacochyme, enlevant pour souci pratique et de confort de toux, son masque bleu durant cette action, pour cracher par terre, un mollard lourd de sens au bruit qu’il faisait, puis de le repositionner à la Zob’. Le Joyon au taquet pila toutefois quelques secondes selon le sens du vent afin d’être sûre que les particules contaminantes poursuivent leur route plus loin et pouvoir enfin traverser en direction du Franprix.

De pâtes ou de PQ, point, dans les rayons. D’eau minérale non plus. « Tant pis » se dit-elle, c’est jeudi c’est le début du week end, le cours du pack d’Heineken ayant baissé, elle s’en contenterait, au cas où elle termine son PROJET 2 dans la même journée. Alors qu’elle cherchait des mandarines, point de mandarines, si ce n’est… Un sac d’un kilo et demi dans une magnifique toile de jute bicolore avec un joli cordon de fermeture portant une fenêtre grillagée en nylon rouge pour apprécier la qualité du fruit au travers… à 5 euro. Par fortune, il restait une pizza Ristorante 4 fromages à moins de 2 euro aux surgelés, qu’il faudrait consommer le jour même, n’étant pas propriétaire de congélateur, incroyable comme le cours de cette pizza en particulier, seule à la contenter, variait d’une supérette à l’autre. (ça va, les gars, le style littéraire vous plaît mieux? vous tenez le coup? promis on a presque fini pour aujourd’hui). de galettes bretonnes, guère plus.  Si bien qu’il fallu se rabattre sur les Petits Sacripans Leader Price. Au chocolat noir, heureusement, ne comprenant toujours pas pour quelle obscure raison il n’y avait pas de « t » à Sacripant comme dans le dictionnaire. Elle ferait avec.

De fromage râpé, point, heureusement le Joyon avait prévu le coup, et il restait encore 50 grammes de râpé 1er prix « tous les jours » de chez Casino dans son frige ainsi qu’un fond de Grana Padano en sachet. Et des gnocchis, car qu’est ce qu’une vie sans gnocchis quand on est déjà si peu de chose? (vous avez 4 heures).

Elle esquivait le monsieur qui tentait de passer à 30 centimètres à l’angle du rayon des sauces, puis celui qui repassait par là pour du sel. Elle attendait sagement à 2 mètres son passage en caisse. En montrant son sac avec son Litre de savon surgras du à une sècheresse subite de la peau depuis l’addition de chlore dans l’eau courante pour raison d’Ennemi Invisible, d’Innorial, d’Atrovent, d’Immunostim, de Dafalgan 1G, et 10mL d’eucalyptus radié, le caissier derrière sa bâche en platoc et sous son masque de chantier, lui dit « Non mais c’est bon, vous inquiétez pas, ça se voit » sous entendu qu’elle n’était pas là pour voler. Le Joyon répondit pour autant « On ne sait jamais et puis c’est une question de principe ». 16 euro 84. Le Franc Prix.

En rentrant elle vit une nouvelle queue devant la Poste, qui était fermée à son départ pour la mission du matin. Elle se dit que le Socialisme d’Allemagne de l’Est ou les concerts de Mariah Carey dans tout son quartier avaient décidément la cote en ce moment. Mais qu’il était peut-être temps de remonter ses courses, et de, sans rien toucher, se remettre du gel hydralcoolo sur les mains, enlever les cartons, mettre la nourriture en place dans leurs rangements respectifs, se réhydroalcooliser les mains, et redescendre, après avoir bien sanytolé le sac de courses et l’avoir laissé à l’entrée, puis d’aller là encore faire la queue, pour un carnet de timbres verts et pouvoir enfin renvoyer ses feuilles de soin du psychiatre qui attendaient là depuis une semaine, après les 10 jours le temps de l’obtenir, histoire de pas niquer le peu d’encre de l’imprimante en reste en imprimant des timbres alors qu’elle avait déjà tenté cette mission kamikaze sans succès des mois auparavant à l’entreprise. D’ailleurs, qu’était une entreprise aujourd’hui? Un amas de germes en baisse fulgurante de production. Un PARASITE. Un cloporte.

En faisant la queue devant le bâtiment des PTT, les covidés étaient plus distanciés, parce qu’un vigile y veillait, contrairement à la veille où les quidams se donnaient des noms d’oiseaux en petits groupes bien serrés pour récupérer des colissimo et envoyer des box (elle avait fui). Elle eu moins de mal cette fois ci. Et pu accéder à la machine et se rehydroalcooler dès la sortie de la poste avant de remonter chez elle se réhydroalcooler, remplir la feuille de soin, la mettre dans l’enveloppe, ne rien toucher au cas où  il resterait un bout de COVID sur le carnet de timbres, redescendre en ouvrant toutes les portes avec les coudes, poster sa lettre, remonter en ouvrant tout avec les coudes, se réhydroalcooler, se sanytoler les semelles, et mettre en route le four à pizza… à 11h07. N’ayant pas réussi à accrocher à Ozark, elle écrivit cet article avant de se rendre à l’obligation prégnante de finir ce fichu projet deux pour le déposer sur la plateforme de l’organisme de formation.

Elle survécu encore aujourd’hui… Mais seuls 15 jours d’incubation supplémentaires le lui diraient, comme à chaque retour de promenade du chien.

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Après ce déjeuner copieux de pizza salutaire retoppée au fromage râpé…  elle découvrit l’allocution de Bernard Macron,  non, Jean-Michaël, ou alors c’était Roger? Bref, le président. Il parlait des autistes avec un ruban bleu accroché à son vêtement de haute facture, sans conscience de ce qu’il signifie pour une grande majorité de personnes anti Autism Speaks et tout le mal que cette association a fait à des générations d’enfants TSA qui le paient parfois encore et la dénoncent depuis plus de 20 ans. Il incitait à sortir plus pour ceux qui en éprouvaient le besoin… (Peut-être en écho à la jeune fille qui s’était suicidée en UK la veille ou l’avant veille, le discours ne le précisait pas). Bref. Joy ne comprit pas trop ce qu’il tentait de dire : il évoquait toutes les actions menées pour l’inclusion, s’adressait il aux vrais autistes? à leurs facs-similés?

Suite à toutes ces affirmations sibyllines, Joy ne comprit pas. Elle s’adressa à des pai.r.es. Qui ne comprirent pas non plus. Est ce qu’il disait aux autistes de sortir pour choper le COVID plus vite? Il parlait des besoins, de routines, et puis d’internet et des « passions »… par excès d’implicites ou pour supposer de se soucier de la journée de sensibilisation à l’autisme, rien de concret n’en sortait.

Le Joyon ne comprit pas… jusqu’à qu’une âme charitable lui envoie la traduction  :

 

Là tout était clair et sa journée pouvait enfin se dérouler sereinement, reprendre le projet. Alterné de nombreuses pauses pour des échanges avec l’organisme de formation et avec son conseiller Cap Emploi pour continuer à tuer des arbres pour débloquer des sous pour financer la foutue formation après avoir travaillé comme l’âne Trotro pendant 19 ans sans embêter personne, mais en se faisant embêter beaucoup.

Entre deux e-mails et trois remplissages de documents, elle cru  entamer une grande partie du projet 2, jusqu’à ce qu’elle découvre que toutes ces préparations lui avaient fait perdre plus de temps qu’autre chose. . . Pour pas dire la journée complète. Elle capitula a 19h comme tous les soirs, pour se hâter de sortir sa Moufette de compagnie. Vite, avant que les baltringues d’en face ne se mettent à jouer aux apprentis DJ, ce qui ne loupa pas (loupapa, comment ça sonne, ce truc? je me ris au nez). Passant de Buckley avant de massacrer les PIXIES. Chaque soir une goutte de trop, et un coup de poignard dans les entrailles d’Apollon.

Elle enfila aussitôt son casque à réduction de bruit afin que ce barrouf cesse immédiatement, en faisant réchauffer les tortellinis pas très bons de la veille, et en finir par la même occasion, avec tristesse et amertume, avec les derniers grains de Grana Padano du réfrigérateur.

Tandis que l’opération Baltringues aux fenêtres risquait de durer une heure, comme tous les soirs, ajoutant chaque soir quelques minutes  supplémentaire à ce supplice, elle ferma le clapet du laptop à défaut de celui du Club des Baltringues, et fini dans sa salle de bain se badigeonner de savon surgras pour éviter de se transformer en mue de serpent, le temps que la torture sonore cesse enfin, et pouvoir entamer cette série peu rassasiante en attendant la reprise de Casa de Papel du lendemain, quand Inchallah, le foutu projet 2 serait enfin bouclé, où Gillian Jacobs semblant jouer.

Une autre question la taraudait toutefois, le Drive piéton serait il bien à l’heure le lendemain, cette fois, au lieu de repousser de 24h toute possibilité de s’alimenter en restant terrée dans le canapé à sciatique? La question était importante, car dans le cas contraire, elle promettait que ça chierait des bulles.

Non mais je varie un peu les styles, parce que comme plus ou moins on a tous pas grand chose à fiche en ce moment sauf passer la moitié de la journée à se laver les main et décontaminer le reste, j’essaie de faire diversion à cet état, hin.

Allez hop, bonne nuit et à demain.

Jour 18 – En guerre… les uns contre les autres.

7h00. Levée sans snoozer à cause de mon Drive prêt à 8h30 à Casino. Lavée, tout ça. Et puis un ami de longue date même si on ne se voit que très rarement, a mis sa photo de profil en noir.

J’ai demandé pourquoi. Il venait de perdre un ami d’une quarantaine d’années, du COVID. Il m’appelle sur messenger, (en fait il a cru que c’était moi qui l’appelait, j’ai juste décroché). On s’est raconté la vie, une connaissance en commun a perdu son père. Âgé de plus de 80 ans, mais que le COVID ne justifie pas pour autant.

Le degré de mensonge qui ne se cache plus de ce gouvernement.

handicapés : sortez plus, plus longtemps, plus loin, plus souvent…

Travailleurs : travaillez, prenez les transports, allez au bureau.

Premières lignes : tenez les caisses sans masque, sortez nos poubelles, délivrez les médocs sur ordonnances… Sans masques. Pour le bien de la Nation qui vous chie à la gueule le reste du temps.

Le vidéos qui pullulent de personnels hospitaliers qui se mettent en combinaison en DIY, avec des sacs poubelles, des sacs plastiques pour les pieds, des casques de plongée décathlon (pour les plus chanceux) des masques FFP2 périmés depuis 2001.. Le début des tentes militaires. Des patients transférés en bus pour désengorger des hôpitaux, bus qui doivent faire demi-tour, parce que le Préfet n’a pas signé l’autorisation.

J’ai sorti le chien. Toujours des esquives pour rester à plus de 2 mètres des gens, qui ne respectent pas la distance en faisant la queue pour la Poste… Devant la grille de mon immeuble. Un mec qui tousse gras au loin. Je marche sur la route, comme si j’étais une voiture, pour éviter ceux des trottoirs d’un côté et de l’autre, qui ont besoin du trottoir au lieu de slalomer.

Je suis redescendue poster une nouvelle feuille de soin à la sécu. Avec mon caddie et un sac de courses pour filer au Casino chercher mon Drive Piéton.

J’ai lancé une machine, comme tous les 2 jours, et j’ai mis quelques gouttes de Tea Tree dans ma lessive faite maison. J’ai rechargé l’eau du diffuseur d’HE, j’y ai rajouté du Tea Tree en plus de l’Eucalyptus. Pour la lavande j’attends la livraison d’Aromazone.

Sagement, j’attends en face de la porte après avoir remonté toute la file. Tandis que j’attends et que 5 personnes sortent, aucun vigile pour qu’une femme de plus de 70 ans prioritaire puisse entrer. J’attends que le vigile apparaisse, parce qu’il passe vaguement  devant la porte à l’intérieur, fait signe à la dame pour qu’elle rentre, puis repart.

Je suis devant la porte et j’attends le tour suivant, qu’il repasse par là, je profite du livreur qui toque pour le héler et rentrer le pain, engoncée dans mon écharpe badigeonnée au Tea Tree faute de mieux.

Dans la file que je viens de remonter rue de Ménilmontant, toujours au milieu de la rue, à double sens, pendant que j’attends sagement que le vigile passe par là, ceux qui attendent, proches du grââl de la porte battante qui pourrait s’ouvrir à tout moment, et qui devaient être là depuis une bonne heure, s’affolent, relisent trois fois les 152 panneaux qui disent qui est prioritaire ou non pour entrer, et pestent contre moi : « Pff, parce qu’y en a qui ont des cartes de priorité ».

Salauds de vieux, salauds d’handicapés, salauds de personnes à risque qui eux aussi, attendent 44 minutes devant l’écran du web pour pouvoir accéder au site, passer leur commande, et attendre 3 jours pour aller faire leurs courses, sans pouvoir éviter des comportements de total irrespect permanent. Ceux qui vont faire leurs courses en couple, tout naturellement, pourquoi contaminer en moyenne 3 personnes, quand on peut en contaminer six en une seule sortie, hm?  Cote à cote dans les rues, sans sac de courses, des seniors parlent très fort, et critiquent… Un jeune en vélo passe avec le téléphone collé à l’oreille et la bouche grande ouverte pour parler à un copain, ceux qui ne prennent pas les gestes barrières. Et aussi ceux qui essaient tant bien que mal. « Ah!? Elle marche au milieu de la route, celle là, carrément !? LOL »

Genre, je suis une grosse snob, qui marche au milieu de la rue pour voir venir les Walking Deads et pouvoir anticiper le cas échéants, leur coller ma clef d’immeuble au milieu des deux yeux, s’il faut vraiment en arriver là.

Vous êtes des chiens. Vous n’êtes mêmes pas des chiens, vous êtes plus bas que le premier plancton de cette planète. Parce que c’est tout ce que vous trouvez à foutre.

Je n’ai pas une famille à nourrir, je n’ai pas les ressources immunitaires et matérielles suffisantes pour remplir un chariot de cent cinquante euro. J’ai internet, tout comme vous, je risque la peste tous les jours parce que je suis sous cortisone forte et que je ne peux pas arrêter, je suis handicapée sans CMI, malgré ce que  me coûte en énergie chaque déplacement dans un endroit bruyant et lumineux, avec de base une bonne germophobie en temps normal. Un bagage de cumul ORL et pulmo bien incrusté en particulier depuis l’année dernière, mais c’est la fin des haricots que je vienne avec mon caddie de 70L et mon très grand sac en tissus, récup mes vivres une fois par semaine pour éviter de sortir, quand vous faites parfois tout pour le faire le plus souvent possible. Bah ouais, y a le drive piéton et la première commande était sans frais sup’. Et y a avait 8euro de réduc à partir de 50 euro d’achat. Et y a des 30  ou 40 ou parfois 100% de réduc si tu achètes, 2, 3 ou 5 fois le même produit, ce qui tombe bien parce que je mange toujours la même chose par tranche de 6 mois. Quand je deviens accroc à un nouveau produit… Bah c’est pour 6 mois, jusqu’à ce qu’un autre fasse défaut et que je doive le substituer. Ma cuisine fait 1 mètre carré cinquante, et y a pénurie de farine de toute façon. Donc non, j’ai pas la possibilité de passer 3 heures à faire des Thian et des gratins pour la semaine sans plan de travail, j’ai pas ces trois heures qui nuisent à mon temps de formation, j’en passe assez à nettoyer, désinfecter pour éviter le moindre risque, parce que je peux pas compter sur vous. Vous passez devant, vous frôlez, vous n’en avez rien à foutre. Très bien, au lieu de mener une guerre solidaire contre un ennemi commun, jouons là chacun pour sa gueule.

Je lis les peurs des personnes en province qui râlent quand eux aussi doivent sortir dans les mêmes conditions, même sans handicap, même sans être à risque, et je comprends, mais ne me faites pas croire que les pratiques criminelles qui sont appliquées à Paris ne sont pas les mêmes chez vous, on a juste la concentration en plus… Mais c’est vrai on est connards de parisiens, on l’a voulu. Est ce que vous saviez que beaucoup montent à Paris pour le boulot parce qu’il n’y en a pas dans leur région, dans leur domaine? Vous croyez que c’est un luxe, de vouloir payer un logement de 25 mètres carrés entre 800 et 1000 euro sans APL pour gagner une croûte, pour pas dépendre financièrement de potentiels parents qui n’ont pas forcément les moyens de vous entretenir? Sachez que venir ou sortir de Paris est aussi difficile, et que la plupart ne viennent ni pour les monuments, ni pour le lifestyle. Qui viendrait à Paris pour le lifestyle après avoir pris le métro, ici, en vrai? à part les bourges, et ceux qui sont là depuis toujours?

Je vais sûrement me faire l’avocat du diable et potentiellement quelques ennemis, mais dans le contexte et vu les bonnes pratiques recommandées que PERSONNE ne suit, ni ici ni en province, si vous aviez une maison à l’extérieur, dans un endroit calme et surtout moins covidé et que c’était ça ou l’Allemagne de l’Est où tout le monde s’en bat pareil, mais que c’est plus crade qu’ailleurs, plus concentré. Vous.auriez.fait.quoi en étant dans une région des plus touchées avec le Haut-Rhin? (et me faite pas croire que ceux d’autres grandes villes qui le pouvaient n’ont pas fait pareil). Erreur d’ennemi.

 

Fatigue.

« C’est pour un Drive ! Est ce que je dois faire la queue??? » Finalement, il me fait signe de la tête que non. Alors ça chahute encore plus derrière, « Mais comment ils coupent les files? » « Mais pff, mais h » », sales jeunes. Sale jeune de quarante ans, et Odile vous pisse à la raie.  Et vous, vous les trouvez où vos masques alors que le personnel soignant n’en a pas, en vrai? …Au lieu de se frotter les mains comme attendu qu’on m’injoncte de retourner au fond de la classe, avec 10 personnes supplémentaires en bout de file depuis que j’étais arrivée.

Triste Monde.

J’ai pris mes courses, je les ai soigneusement mise du chariot que la dame, sans masque est allée me chercher dans la réserve,  à mon caddie, en parlant au rideau en plastique de l’accueil vide, chaque fois que quelqu’un passait à proximité. Vous avez ces gens au front, les livreurs, ceux qui font les mises en rayon, les caissières, mais rien, aucune amabilité, parce que vous avez attendu. J’ai été polie avec la dame qui est allée chercher mon caddie et j’ai été polie avec le vigile, et j’ai été polie avec un monsieur des livraisons pour me prêter un stylo et qui avait des gants et laisser le papier signé à la dame qui était partie et rentrer chez moi. Mais certes, j’aurais pu ne pas signer, partir comme une vieille saloperie, et me plaindre ensuite que j’ai pas eu mes courses pour me faire rembourser. Certes. Après tout c’est la guerre. Et ça ne vaut aucune médaille, c’est pas mon propos. Juste en attendant la dame, le nombre de seniors, qui passent de ci, de là, qui bavardent, de manière totalement inconséquente, sans se rendre compte à quoi ils s’exposent et exposant les autres par la même occasion. Constat récurrent que bien souvent, c’est eux qui ne prennent aucune distance. Simple constat.

« Mais je peux me faire livrer? » « C’est à dire faire mes courses dans le magasin et être livrée, après, parce que le site internet, j’ai essayé, mais on a pas accès ». Dit une autre dame âgée, qui n’aurait pas maintenue la distance, si j’avais pas mis mon caddie entre nous. Ouin Madame, vous pouvez, je fais glisser le chariot de la livraison dans se direction, lentement et gentiment pour pas qu’elle m’approche.

Ah mais j’ai un caddie 70 litres, moi. Comme les mamies. Oui. Bah ouais, je me suis niqué le trapèze gauche  en faisant trop de caméra épaule y a 100 ans, et je peux pas porter ni à bout de bras ni à l’épaule de ce côté là. Donc, j’ai un caddie, j’ai vu venir le coup quand je suis arrivée à Paris *Si, si, joy tu prends le plus grand, tu vas t’en chier après sinon, et les courses c’est pas pour tous les trois jours, ça va faire mal au tiroir caisse, mais tu te remercieras plus tard* (jamais je vois de caddies avec la même contenance depuis).

Le nombre de fois ou moi et mes 50 kilos on s’est remerciées, quitte à ce que ce soit lourd à faire rouler. Vous pouvez avoir mes pâtes et mes chips : MAIS PAS MON CADDIE TOUT TERRAIN. Même si y a pas d’ascenseur, même si je dois y aller marche par marche sans me fracasser la margoulette pour remonter les courses, tant que j’ai deux bras pour le faire.

Bref j’ai eu mes courses, et j’ai 3 paquets de 4 rouleaux de PQ égal 12 pour moi toute seule, 3 litres de jus d’orange, 2 boîte d’ailladou, je t’en passe. Parce que les 30 à 100%, parce que à 50 balles + pour UNE SEULE semaine alors qu’il serait suicidaire de tenter d’aller au Lidl avec les chiffres qui montent. Parce que ça picote aux poumons et que parfois la gorge me gratte, que je suis hyposensible à la douleur et que j’ai aucun baromètre pour faire la différence si c’est psychosomatique ou physique. Je peux pas prendre le risque.

Ensuite la routine habituelle, tout laisser dans l’entrée, se gélifier les mains, ouvrir le frigo et les placards, retirer tous les emballages, se gélifier, tout ranger, descendre tous les emballages au recyclable, remonter, se gélifier, tout ranger, sanytoler les poignées et un peu le sol. Manger.

Décider de commencer cette cure d’Immunostim que je prends depuis novembre et que j’avais pas prévu de prolonger après l’hiver avec un jour d’avance sur le calendrier de l’Immunostim (10 jours, puis 30 jours sans, puis 10 jours… pendant 3 mois). J’ai sorti les fringues de la machine… ça sentait le Tea Tree.

Désormais je tue toutes vos narines au Tea Tree  si vraiment je dois sortir.

Si je chope le COVID, perso je m’en fous de crever, en arrêt respi tu sens rien, anyways, y a pas moyen, juste pas, que le chien tourne en rond dans l’appart le temps que je crève… éventuellement.

« Oh bah dis donc elle est remontée, ohlololo, pff mais elle est aigrie ou elle est tout le temps en colère comme ça, lololo tout ça pour ça elle en fait tout un foin ».

Ouais j’en fais tout un foin, parce que c’est pas aux gens que j’en veux. C’est à ce  gouvernement criminel qui n’a pas fini de tenter de nous exterminer par tous les moyens. Qui met en danger ceux des premières lignes et les soignants, sans quoi la Crise serait sûrement plus simple à gérer. Là on ne sait pas, on est dans le flou, les infos disent tout et son contraire. Nous on crève. Eux ils font des discours. Ils disent qu’ils ont fait le nécessaire dans les temps. Nous on crève. On crève et on paie pour crever. Eux ils mangent bien, ils sont très bien confinés. Ils ont tout. Les masques, la livraison, l’aide nécessaire, la bouffe traiteur, tout, tout le temps, tous les jours.

Nous. On crève. Parce qu’on a pas les bases.

21h45. Je suis restée au tél avec ma Daronne exprès pendant l’heure du club des Baltringues d’en face pour pas être polluée par la sono du Camping de la Mairie du Grau du Roi, dans le même temps. J’ai identifiée l’instrument avec lequel ils donnent le signal pour démarrer la fête à neuneu…

DU CLAIRON.

Ma propre conservatrice de Môman a dit « Ah bah oui, je l’entends aussi… Du Clairon… Du Clairon pour  faire se lever les Trouffions »

Une heure avant : j’ai eu des nouvelles des copains, d’hab je fais la ronde le vendredi soir, j’appelle les uns à la suite des autt’, mais fallait que je demande une relecture en Français/Anglais de mon projet à mon Père de mon projet deux (je crois qu’il a pas compris, ou que ça l’intéressait pas, ou qu’il a fait exprès de pas comprendre… ou que je me suis mal expliquée, tout est possible, me suis emmêlée un peu dans les envois que je lui ai fait par mail.

Une heure encore avant : HAAAA, j’ai fini mon projet 2 (sauf les corrections, mais vlà c’est quand même bien clean).

21H51. Moi et mon nouveau et épatant beau gros cul, on va se coucher en matant Casa de Papel. (parce que demain faut prendre connaissance des livrables des livrables du Projet 3)

Moi et mon nouveau gros cul, on n’a pas vu Casa de Papel, parce que c’est demain.

 

Jour 19 – La fin du néo-libéralisme (ou de l’humanité, on ne sait pas)… Ou pas, ou rien.

 

Le pic est passé du 24 au 29 mars, puis au 04 avril, ce matin il a été reporté au 06. Le suspense est de plus en plus… I.n.t.e.n.a.b.l.e…

C’est Päques…il paraît… Je ne sais jamais quand est Pâques à moins de travailler, sinon je me fie aux lapins Lindt des supermarchés emballés dans du papier doré avec un ruban rouge et une  clochette de camelote.

J’entends de plus en plus de gens tousser et de sirènes au fil des jours mais il paraît que les hôpitaux sont moins surchargés que les jours précédents. Là il y a un enfant qui crie au loin, sûrement on vient de lui dire que le lapin avait chopé le COVID.

« On peut tromper une fois mille personnes, on peut tromper mille fois une personne, mais on ne peut pas tromper mille fois milles personnes ».

On peut en revanche tromper 66,99 millions de personnes plus de 1000 fois… Quoi que les chiffres soient en baisse, du à la pandémie et qu’on ne sait pas encore de combien.

En tout cas on est virus de Diamant, depuis qu’on a franchi le million de contaminés, sans Jean-Pierre Foucault, ni joker. 💎💎💎

Qui pourra ignorer le scandale sanitaire? Qui acceptera encore les 49.3 et la semaine de 60h après? Quid de l’après, pas de date fixe, bonus : il peut y avoir une deuxième vague.

Ma reum préfèrerait que je sois à la maison, si on doit tous crever la gueule ouverte après tout ça. Première fois… C’est presque réciproque.

Éventuellement j’aimerais garder l’appart de Paris, ce qui serait plus simple une fois que ma formation sera financée pour payer le loyer, ça reste mon toit. Regarder la merde passer depuis Lyon et faire un aller retour de temps en temps. ça va peut-être finir comme ça, même si jamais je ne retournerai vivre définitivement à Lyon. à Caluire, peut-être quelque temps, mais je me lasserai ou je finirai en Ermite par flemme de prendre les transports pour aller en ville (qui voudrait prendre les transport quand il a un jardin?… hm, presque tout le monde en fait) , à Lyon, non. On peut rêver à tout, tant qu’on ne sait pas à quoi s’en tenir.

Le néolibéralisme ne pourra pas tenir la route si les cartes ne sont pas rebattues. Certains pays seront pointés du doigt, tandis que d’autres montreront l’exemple. La France  au sein de l’Europe : Bonnet d’âne. Macron nous a filé la honte devant toute sa famille. Il a refilé la patate à Édouard Filou, mais la balle n’est toujours pas au centre.

Hier j’ai eu les copains au tel. Avec le BF, on s’envoie des vidéos tartignolles toute la journée… Pour pas changer nos habitudes, quitte à crever dans des conditions indignes, autant rie comme des hyènes jusqu’à la fin. Parfois un refrain détourner avec le micro de Whatsapp’ :

« de l’aiiil, de l’aiiiil, c’est juste une question de surviii-iie, un peu d’a-a-aiil, dans la viiie-iie, pour moi c’est juste une question de surviii-iie ».

Et puis on coupe.

Chantal m’envoie des masques FFP2 par La Poste (s’ils ne sont pas détournés en route). Chantal c’est sa maman. Je la kiffe. On kiffe nos daronnes avec mon BF. Nos darons, des fois on a du mal à les situer. On les aime bien, quand même.

Ma sœur a les vertèbres cassées et doit marcher 6000 pas par jour pour continuer sa convalescence, en faisant le tour du pâté de maison, mais son chien en a marre et comme elle porte un corset il trouve des subterfuges pour se rendre inaccessible en se planquant par exemple, sous une table au moment d’y aller. Ma sœur n’est plus vraiment de ma famille depuis qu’elle en a choisi une autre. Elle ne partage rien, mais ça reste ma sœur.  Et si elle le fait, elle a beau pas vouloir l’admettre, tu peux être sûr que si tu faillis tu vas en entendre parler pendant 1000 ans ensuite. Elle est patron. Grand Patron. Et on est bien d’accord que Carl et Rick dans Walking dead sont les 2 Rednecks les plus imbitables de la série. At least, avec un sarcasme différent, on reste à même niveau.

Sûrement Macron et ma sœur découvrent que les gens qui ne sont rien sont tout pour les gens qui sont tout, quand il n’y a plus rien… On dirait une fable de La Fontaine, mais en Idiocratie, ça ne vaut rien non plus.

A moins que les gens ne commencent à se serrer les coudes, ailleurs qu’à travers les réseaux sociaux, y a rien d’optimiste. Mais l’idée de voir le néolibéralisme s’effondrer dans le dernier canapé avec le dernier paquet de chips sous le coude est plaisante, à condition d’avoir une belle vue.

Le Nine Eleven par des blancs sur la gueule des blancs. BIM, bam, Paf, Patatras, Aïe.

Clairement tout a perdu de son sens en quelques jours à peine. Si le point de non retour n’est pas atteint, là, alors quand?

Osef, il me reste de l’Ailladou.

Le Crush est dans sa chambre d’ado, pendant que je siffle mon maté la serviette de bain sur la tête avec le chien en face, j’essaie de l’imaginer. C’est peut-être pas mal de pas savoir, parce que ça me fait sourire de l’imaginer. Les Xéniaux. Les Xéniaux sont de grands enfants qui ne grandiront jamais, et n’avaient jamais prévu de le faire, perdu dans un vortex entre la génération X et la génération Y, qu’on emmerde autant l’une que l’autre, sans  même parler des milléniaux… Quoique.

Ma sœur, King Ju, Eminem –> génération X

Da Crush, Orelsan, moi –> Xéniaux, moins nihilistes, plus rien à foutristes.

Tout ceux qui suivent : WTF. Vous avez perdues vos vies bien avant de la commencer. Sauf les milléniaux… à qui on ne la fera pas. Génies du « Ok, Boomer ».

Trois mots par sms et son visage et ses yeux me manquent terriblement. Et puis comme on ne sait pas, il vaut mieux oublier dans la minute qui suit. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire. Tout ne tient plus qu’à un fil : celui du chargeur de gsm pour rester en contact, avec tout le monde. Un fil diablement moins fiable que les bons vieux tire-bouchons de France Télécom avec leur fichu bigo, où ton temps de parole était réduit aux heures pleine et aux heures creuses et où on faisait péter les watts uniquement pour les fêtes.

Être ici à ne faire que passer des commandes de courses, se laver, sortir le chien, ma formation, ça va, en revanche qu’est ce que j’en ai marre de la bouffe, de la course à la bouffe de faire de la bouffe, de manger de la bouffe de devoir toujours aller quérir de la bouffe. Je dis ça mais quand y en aura plus, on fera moins les marioles.

A un moment, comme d’hab, au pied du mur, il va falloir redresser la situation dans l’urgence, la vraie, cette fois. Tuer le peuple c’est peut-être arrangeant dans un premier temps, mais à un moment, les gens qui sont tout risquent de n’être plus grand chose quand les gens qui ne sont rien ne pourront plus leur payer le luxe de maintenir leur niveau de vie.

Même Natixis l’a compris, et des notes diplomatiques circulent déjà.

Peut-être ça aussi c’est stratégique. Peut-être dans une nouvelle quinzaine de jours, de conditions et de décès affligeants, les FFP2 vont tomber du Ciel et Macron aura assis sa réélection, depuis une réserve magique enrobée de poudre de Perlimpinpin pleine de paillettes rose et or. En attendant les seuls masques qui sont tombés, sont ceux de nous gourvernants du G8. Ouais, Giscard, qui est pas dans un Ehpad, a participé à ça, aussi.

Mais va savoir, en Idiocratrie c’est peut-être pas encore ancré pour tout le monde. Je ne sais pas, je ne vais pas au dehors, je ne peux que partager le même avis que les amis. Ceux du café, on se prend la température toutes les vendredis et samedi soirs.

Samedi soir, 2ème fournée d’appels aux potos.

J’imagine qu’il y aura une trêve. Une tentative de déconfinement progressive avant la deuxième rafale. Un peu comme les éclaircies entre deux gros orages, et que la deuxième sonnera deux fois le glas, parce que justement, en face d’une pandémie qui ne fait aucune distinction entre les classes, on ne peut pas juste compter sur la météo. Ce serait trop facile.

Je suis en formation au bon moment. Si je la termine et que tout ne s’effondre pas entre temps, j’ai peut-être la possibilité de rester confinée sans manquer de rien.

RAS Bagdad.

En revanche j’ai des envies furieuses d’acheter des saloperies… J’ai vu des Tillandsia magnifiques en livraison gratuite. C’est pas donné, mais y a une promo… Et ça fait 3 ans que je rêve de Tillandsia.

Normalement je devrais préparer ma peau pour le bronzage de l’été, éviter les allergies et pas me retrouver blanche-neige quand il fera 20, mais tu te doutes bien qu’y a plus de quoi régler ça dans les rayons de Casino Drive. Je devrais repasser une commande pour être sûre d’avoir à manger dans 8 jours, je sais même pas quoi acheter. J’en ai un peu marre des pâtes fraîches et de l’ailladou aussi, mais quand je regarde le reste, ça fait pas rêver non plus, et les gens qui ont des gosses l’ont bien compris : pénurie de farine.

18h49. Je viens de faire un peu de staff de « représentation » à distance pour quelqu’un qui m’en remerciera jamais, et m’a filé sa teub et son couteau comme seuls outils pour le faire avant de déserter direct (alors qu’y avait une valise pleine de clefs à molettes autant de son côté que du mien, mais il a tout brûlé direct), en repartant avec les deux… et j’ai vu qu’une de ses potes (le mec a un cul international tu peux pas compter à combien de meufs à la fois il a conté l’amûûûr… et le pire c’est qu’il se croit encore sincère. BREF (je l’aime bien, mais en dernier il m’a saoulé de me reprocher de pas pouvoir faire ce que je veux avec mes cheveux… c’est MES cheveux, je deale avec mes restes comme ça me chante, c’est quoi son problème? Les absents ont toujours tort. Le mec il te juge jamais, nan, il te descend direct, ça lui donne un pied d’estal). Sa pote me pote genre une artiste diva… du coin de la rue, en fait, genre pas arriviste du tout, juste avec des chaussures en forme de sabots… *véridique* je suis sympa je cite pas les noms et tout le monde se batte la figure de ce que les autistes disent ou écrivent de toute façon : ON FAIT EXPRÈS, bien sûr (projection Oklm), chais pas elle a cru j’allais être fan en faisant des tofs de « performances », des fois j’ai pas la flemme de mettre des guillemets, que les milléniaux l’ont pas attendue pour faire avant elle, bréflézartiss donne leur un micro morceau de notor’ 5 mn, y en a ils peuvent finir pire que les 1ers de Lofts Story. Elle m’ « Un-pote ». (je traitais un truc elle avait un vague lien… le mec il  a vraiment un harem.. mais en skred, tu vois le niveau d’honnêteté intellectuelle, on va dire il fait pas exprès, osef. Mais j’ai ri, pioutah, je l’ai vu une fois, elle sentait la ronce, encore plus con que con, y a super joy, bien sûr je l’ai « ajoutée » quand elle m’a envoyé la propal (me suis dit elle serait vite déçue je suis pas à la hauteur de sa petitesse, ça tombe bien : pas loupé). Chais pas, peut-être elle a cru je serais fan ou chais pas quoi? La vérité c’est que vu son niveau d’arrivisme (Very Very High, en revanche… proportionnel à son stade protozoaire de discrétion en la matière), je la vomis dans un sac à merde.

19h07. Faut que je sorte le chien et que je fasse la tournée hebdo des confinés qu’on a pris l’hab on s’appelle entre tous les vendredis et les samedis. Et eux ils font pas de poésie, sauf avec les poings, s’il le faut vraiment, et une plus grande gueule de sagesse, mais ils te sauvent dix fois, et ils ont pas besoin de se la péter, parce que quand t’as la classe c’est naturel, c’est intrinsèque. Et j’ai que des amis classes.

Le jour où je serai quelqu’un de sympa, je vous passe un coup de fil, sinon (ou pas). à demain. Vous ne savez pas ce que j’ai fait de mon aprème.

 

Jour 20 – La fin des haricots (ou des pâtes)

Jour 20. On va pas se mentir j’ai rien foutu aujourd’hui.

J’ai bingé Casa de Papel, comme ça c’est fait.

J’ai une nouvelle mission. Un truc dont j’avais parlé à un pote pour sauver un truc pendant le confinement, paraît que j’ai carte blanche, le téléphone a sonné touàl’ à ce sujet. Comme d’hab, je ne dirai pas quoi tant que je n’aurai pas accompli ma mission.

C’est bien, j’ai du boulot, ça participe de ma formation, j’ai deux jours pour élaborer un plan. Mais ça se dessine déjà.

J’ai fait ma commande Drive… pour aller la chercher mercredi. Autrement dit, j’aurais attendu demain ou après demain, je ne mangeais pas entre jeudi et mardi prochain…C’est dingue d’en arriver là.

Comme ma journée commence bien trop tard, clairement je vais pas finir mes cours du projet 3 aujourd’hui, juste me lever plus tôt demain.

Vous n’entendrez pas parler du Club des Baltringues, comme attendu, et comme il fait 20 degré, ils ont fait garden party toute la journée… ce soir ça va être festival, du coup, gogo Casque à réduction de bruit.

J’ai fait un apéro visio hier avec la maman de mon filleul.

Je me rappelle que j’étais pas mal confinée déjà 2 semaines avant le confinement off, et que pour certains ça doit être vachement compliqué. Je pense à toutes les « Huguette-la-frotteuse », ces seniors qui cherchent le contact humains, parce qu’ils étaient déjà isolés avant et qu’ils prennent d’autant plus de risque. Mais on est quand même à Paris, t »inquiètes, y a des hipsters qui ont besoin d’exposer leurs sapes, dehors.

 

Tiens… j’ai pas vu le couple de mon étage depuis un bail (eux je les aime bien ils ont le droit de vivre).

Pas de temps, pas d’espace, pas de visib, un NO FUTURE en vrai, pas de date exacte sur « bientôt » dans le calendrier. Pas de télé, pas de problème, de mon côté.

On grossit, on dors plus, et on fout rien… Ou si peu ou c’est compliqué. Bref, on vient de rattraper nos 40 ans de retard sur les états unis en 20 jours : pas mal.

A part lancer les paris sur le début du déconfinement, je sais pas, je dirai vers le 20 avril, en partiel.

Problème : si tu fous rien, t’es mort. Donc malgré cette trêve, même si je gère très mal de pas faire mes routines comme avant, et que je viens encore d’entendre une ambulance passer. Que je sais que les meufs vont se faire mille fois emmerder une fois que les fauves seront de nouveau lâchés, si je reprends quand même pas malgré tout les objectifs que je m’étais fixée pour cette journée, tellement on est au jour le jour, je serai pas tranquille… Comme un peu tous les jours.

 

A la semaine 3, protégez vous les uns des autres. Bilan chez moi : 0 mort, 2 Heineken parce que c’est encore le week end.

 

 

 

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