Déjà ceci :

dont j’attends un peu la sortie du full album d’ici quelques semaines, bien qu’il m’est toujours difficile de sortir de mes playlists de hip hop et autre gangsta rap. Le seul truc sans produits chimiques qui m’apporte un peu d’apaisement. à suivre ici, pour la promo des copains des copains, des amis qu’on a bien connus dans une autre vie, un autre espace temps : mastO+ pour ceux qui aiment les musiques extraterrestres, les curiosités, les instrum’ expérimentales et les images mentales, comme les rêves flottants et demis éveillés qu’on fait dans les siestes. Pour les bonnes nouvelles à venir de l’année. (si vous avez des amis qui aiment ou jouent du sax, n’hésitez pas à leur faire partager la page, ou l’aimer et la partager vous même pour filer un coup de pouce à la promo : ça sort le 31 janvier. C’est pour un ami)

Je vous mets aussi l’adresse de son site plein de belles choses  : http://masto.fr

(si vous aimez partagez et incitez à partager, si vous aimez pas, partagez avec les gens que vous aimez pas).

J’essaie de retrouver une constance dans le suivi du blog. Je travaille mes problèmes mnésiques de dissociation, dit la psy, avec l’appli Neuro Nation en version gratuite pour tenter de récupérer mes fonctions antérieures à mon SPT., je dois aussi réécrire plusieurs fois pour ma vellecer qui fait des gueuvas fasse passer la mémoire traumatique à la mémoire autobiographique sans que ça ne perturbe plus mon quotidien. ça marche un peu mais si vous en avez d’autres, je prends. Et je sais qu’il faut être patiente. (et j’ai ce vilain défaut : je n’ai aucune patience sauf pour acheter des trucs dont j’ai rêvé mille ans au prix le plus bas et pas non plus me priver de tout pour vivre rien).

J’ai toujours un stress qui a décidé de me briser les trompes jusqu’à la Saint Glinglin, alors que je viens de passer 3 semaines dans un environnement sécurisant, en famille et avec mes amis de longue date, et autant de moments agréables, qui ont défilés trop vite, et ne m’ont pas non plus permis d’abattre autant d’en cours que j’aurais voulu. Les problèmes de sommeil ne m’ont pas quittée, des fois je prends des médocs, des fois je me laisse ne pas dormir tant que les reviviscences de traumas me foutent la paix, des fois je suis à la limite de l’hypocondrie, alors que j’ai du prazépam dans les parages et qu’il semblerait que j’attende l’infarctus du myocarde que je viens de m’inventer au lieu de prendre tout simplement un demi comprimé de temps en temps. Les médocs pour dormir me font de l’effet une fois sur 2 alors qu’ils n’ont rien en commun avec Eminem, pourtant, du coup je limite, j’ai quand même pris du repos… ça aide à ce que ça redevienne une habitude, j’ai moins de peur avant d’aller dormir, moins de peur dehors, de nuit (en même temps… je suis armée avec tout ce qu’il faut en terme de légitime défense, même si quelques cours en plus ne seraient pas de luxe, j’ai un problème avec les activités de groupes, il me faudrait des séances individuelles, mais c’est plus cher, ça demande de l’organisation et de trouver du temps et du pognon, et d’en faire au moins trois pour asseoir quelques compétences (je suis un fast learner, une fois que j’ai les bases, et tant que ça m’intéresse, je retiens bien les leçons et on ne m’arrête plus).

 

Dans tous les cas je ne dors que 5h et 2 de plus si j’arrive éventuellement à me rendormir, et puis parfois sur un malentendu, 8, 9, 10, sans médocs et sans réveil entre deux cycles. Sinon je cumule les parésies nocturnes. (très très très désagréable), là j’en ai pas eu depuis 3 jours, je respire un peu, j’aime quand même pas trop dormir en étoile. Et je dors comme une enclume quand j’ai passé assez de petites nuits (astuce : ne regardez jamais l’heure en cas d’insomnies, fantasmez à des trucs cools si vous le pouvez pour éviter les angoisses ou les questions sans fin), ou plus eu le choix de multiplier les médocs, ce qui est totalement contradictoire quand d’un côté tu as besoin de recouvrer ta mémoire, ta rapidité d’exécution et ta concentration alors que les dits médocs te laissent dans le trou de pas en sortir. Je refais des rêves normaux qui ont trait au quotidien. Quand ils se transforment en cauchemars, j’essaie (à force d’exercices on y arrive) d’en appeler à Eminem pour me tirer de là (franchement, il me tire des planches pourries à clous rouillé du pied sans le savoir, çui là, il a pas idée).

Par exemple (ça c’était quand j’étais encore en phase aigüe de trauma) : je rêve que je suis dans un endroit où potentiellement des prédateurs sont dans la même pièce et je ne peux pas sortir. Malgré tout, y a un DJ que je connais qui mixe… (Maître Madj, précisément) et il passe la playlist « Radio Bitch Please » de Spotify (logique… *ironie*). Et je commence à me sentir mal et paralysée. Étant pas neurologue, la partie de mon cervelas dans le cervelet à qui il reste une miette de conscience en appelle à Marshall Mathers, et bim le rêve se transforme. D’un coup t’as Snoop, Dre, Porter, Royce et Mathers qui sont tous assis sur une foutue banquette en cuir de luxe de chaque côté de Madj, alors que le reste de la pièce est pourri et je leur demande si je peux taper l’incruste parce que je sais y a des pointeurs dans la salle, et ils me répondent (Snoop… en leur nom) : « Mais biensûr, Joy, pas de problème, cocotte ». Du coup je m’assois au milieu d’eux avec Madj au milieu. Cool. Sinon, comme Spock, j’utilise la téléportation hyperréaliste dans ma tronche en bubble gum, et là je regarde Dre en train d’enregistrer des tas d’albums de tas de gens en studio, c’est pas mal non plus, on apprend rien vu que j’y connais rien, mais c’est beau à voir. Surtout les dialogues. (C’est pas Holderlin qui disait que l’homme est un Dieu quand il rêve et un mendiant quand il réfléchit?). . . Etre un protozoaire me va très bien, en ce moment.

J’aimerais croire en 2020, pendant que tout le monde s’affaire à raconter son petit Noël et ses fêtes en famille, sympa ou supportées bon gré mal gré comme des plaies (et je vais pas vous épargner les miennes, parce que j’ai eu un peu de légèreté, quand même et beaucoup de trucs chouettes à occuper quand même (j’ai plus de taf chez moi en ce moment qu’à mon ancien boulot… sauf que c’est pas payé, enfin si un peu, mais y a des trucs en stand by aussi qui avancent à cause de la lourdeur administrative), malgré l’angoisse de ne pas savoir où je serai demain, dans un, deux, trois ou six mois, ce qui m’arrive jamais). Mais la Sibérie, l’Amazonie, et l’Australie ont été bien clairs sur le fait que ce n’est que le début de vivre ses derniers instants. C’est marrant, les boomers qui sexualisaient Greta Thunberg y a à peine quelques mois, depuis que 1,25 milliards d’animaux sont morts carbonisés en Australie, on les entend plus, j’imagine que c’est le vent qui fait grandir les flammes qui couvre leurs suites de mots abjects… En revanche, les Weinstein, les Matzneff, les Cantats, les Polanski et autres criminels de notoriété publique qui planquent l’autre forêt d’Amazonie, celle de la prédation, refont surface… comme si leur permafrost d’immunité avait fondu… j’espère que c’est pas fini.

Quand j’ai terminé mon contrat, mon employeur ne s’est pas privé de persister à m’appeler de temps en temps pour me demander comment on fait ceci ou cela, et de me souhaiter la bonne année 6 jours après le 1er de l’an pour s’assurer de pouvoir recommencer, je suppose, juste la veille de LEUR reprise. Franchement? Je veux bien être naïve, mais à force d’étudier les neurotypiques et autres pervers polymorphes en entreprises, ça devient de plus en plus difficile de faire semblant de rien voir.

Comme un mauvais schéma, alors que j’étais en pleine ascension exponentielle, il m’est arrivé ce pourquoi je m’étais promis de me jeter par la fenêtre directement si ça m’arrivait un jour. (non pas que ça ne m’était pas déjà arrivé avant mais pas aussi violemment, pas de manière aussi dommageable et c’est peut-être contre productif, mais à quel point j’emmerde Christine Angot, c’est juste rien de le dire). Mais j’ai quand même de la chance : parce que c’est toujours les plus bourges qui souffrent plus que les autres, donc j’ai encore un peu de marge, je me plains pas. Je préfère quand même être à ma place, tout compte fait, même si je cracherais pas sur une Cadillac Escalade blindée en cas d’invasion Zombie. Dites vous que les scènes de viol violentes, celles qu’on peut parfois pas regarder dans les films, je pense par exemple à Irréversible, ne sont parfois pas tellement différentes de la réalité.

Des gens sont venus me chercher via le web pour m’apporter du soutien moral, financier parfois, me défendre de la peste et du choléra de ceux qui se croient tout permis sur les réseaux, des gens m’ont tourné le dos, sans la moindre explication. Si ça m’a attristé sur le coup, on ne se connaissait pas depuis 100 000 ans, alors ça va. Et puis quand tu es victime de quelque chose alors que tu as toujours détesté les comportements de victimes des autres (sauf cas graves, réels et avérés, comme les PTSD et autres méga galères de la vie), on m’avait bien prévenu à un moment que c’est toujours la victime qui est tenue pour coupable, même si ça commence à changer un peu, c’est pratique que ce soit toi l’enfoiré de service, et que d’une manière ou d’une autre tu l’aies fait exprès. L’élégance des réseaux sociaux, toujours. En même temps je vais pas faire la mère Vertue : j’ai cru très longtemps que le Burnou(t) était un mythe jusqu’au 3ème que j’ai contourné de justesse (encore que théoriquement si mon employeur avait eu une médecine du travail, j’aurais dû être déclarée inapte : va savoir ce que tu pourras faire quand tu seras grande dans cet état, pis je rêve pas de filer un complément d’enquête à la mdph… je préfère attendre un peu au cas où je me remette et je trouve une meilleure solution pour pas crever la dalle sans me faire tirer à vue que ce soit par les patrons voyous ou les assistantes sociales depuis leurs B52).

Délestée de la sociabilité d’hypocrisie, d’alliance, de recherche d’ennemis communs pour se divertir de la triste réalité à l’extérieur de manière improductive sur le web en prétendant défendre le bien commun, là où pour beaucoup, les réseaux, la possibilité d’anonymisation de certains, n’est qu’un prétexte à tirer à vue et un déversoir à trop plein et autres manques divers, j’essaie de reprendre mes « activités normales »… de ce côté là je suis ne pas en reste, voire débordée mais ça m’aide beaucoup à reprendre pied.

 

J’en avais une bien précise en tête, quelque chose d’ambitieux, peut-être un peu trop, ou pas assez? C’est comme à l’école, entre viser trop haut, et trop à ma portée avec la certitude qu’en tapant trop bas je vais finir par mourir d’ennui MAIS que d’un autre côté, comme j’ai appris deux trois trucs ces dernières 19 années, la formation « facile » saurait me permettre de bosser à mon compte, ou pas, mais dans tous les cas avec + de 50% de télétravail easy peasy, et j’ai pas encore ciblé mes besoins. Le fait d’être « transitoirement malade », de pas savoir pour combien de temps. D’être en revanche certaine que refoutre un pied en boiboite tradi trop tôt finira de m’achever si on m’y reprend de nouveau dans les 3 mois, et ça aussi ce sera peut-être un non choix, si je peux pas financer la formation que  je vise, même si désormais j’hésite entre deux…  La visibilité d’une taupe dans un brouillard de plaines scandinaves sans âme qui vive : j’aime pô.

 

Je me fiche un peu de savoir comment les uns et les autres ont passé leurs noëls et jours de l’an tant qu’ils avaient un toit sur la tête et de quoi manger. Je ne connais personne qui a toujours eu des Noëls super shiny (ceux qui font semblant ne comptent pas) et aucun de ces jours seuls. Je n’ai pas fêté le jour de l’an. Comme chaque année, j’ai coupé le gsm de nuit, pour que l’année s’achève pendant mon sommeil benzodiazépiné.

Je n’aurais jamais cru devoir prendre des anxiolytiques un jour. Je n’en abuse pas, sauf en cas de non choix et d’angoisse trop forte que je ne puisse gérer avec d’autres méthodes plus naturelles. Faudrait il que je me mette au Yoga. Le sport me manque. L’escrime, le Kravmaga, le Yoga que j’ai pas testé, et hypothèse haute : apprendre à me sortir les doigts du cul le dimanche pour courir au parc au lieu de n’y aller que pour m’asseoir dans l’herbe avec le chien et me moquer des coureurs.

En 2019, l’expression « Prendre son mal en patience » a pris tout son sens pour moi, souffrance serait plus adéquat. Et je dois être un peu bonne élève, quand même. Patiente non, mais résignée à attendre et à prendre le temps et me donner les moyens de me reconstruire, oui, quand même, c’est pas comme si j’avais le choix, la fenêtre étant trop proche, habitant un étage bas où je pourrais me louper, et surtout ayant un chien à charge que j’aime trop trop, et qui reste le meilleur remède du monde. Et dès que je tente de faire « trop » d’une manière ou d’une autre, je le paie plus cher ensuite. Alors je ne force rien. Disons, je me réfrène avant de me faire manger par moi-même sans intention de me nuire, sans m’en rendre compte. Je prends soin de mon poil.

Et puis les bonnes nouvelles. Si j’ai quand même deux mois de tranquillité avant de revoir ma copie de survie, les projets des autres, au service desquels je me me mets place en dernier, Grosse Quiche que je suis, avancent, j’y gagne rien pour le moment et ne peut compter que ça arrive, mais ça me stimule beaucoup, au risque d’oublier les miens en route, ce que je tente de me mettre en post-it pour pas zapper et à me faire tatouer la liste sur la main au cutter et à l’encre de chine s’il le faut (tant que c’est pas une araignée au coude qui s’ouvrirait comme une peau de banane au moment de le plier…). J’ai le plaisir de la stimulation nerveusement saine, on va dire. J’ai beaucoup l’expression « cercle vertueux » en tête depuis que je suis rentrée à Paris.

 

L

 

O

 

L

 

Je mange.

 

J’ai pas de gosses, donc j’aimerais comprendre par quelle magie il y a toujours plus de nourriture chez ses propres parents que chez soi, mais comme disait mon arrière grand mère « à cheval donné, on y r’garde pas la dent ». Alors. Je mange. Même de retour, je me suis fait une bouffe des enfers avec un ami juste avant hier, c’était terrible. Hier j’ai rien mangé, du coup j’ai mangé double aujourd’hui, et faire du taf sur le ouéb toute l’aprème en baffrant les chocolats High Quality offerts par ma sœur ramenés dans ma valise alors que je suis pas de base une meuf chocolat, même pas un bec sucré (sauf le chutney et le peanut butter)., ça change du magnéVie B6.

Série les changements de l’étrange :

J’ai jamais été aussi superficielle au niveau vestimentaire et cosmétos depuis la « deuxième phase » de mon PTSD. J’étais déjà bonne, là je dépasse mon propre entendement, pour une vieille carcasse à qui on donne pas 30 ans (en même temps l’acide hyalu aroma-zone et l’application d’anti cernes qu’il m’a fallu autant d’années pour découvrir, c’est la vie). Mon côté Autiste Barbie et fière de l’être, sûrement, même si je dois pas avoir la même définition que son inventeur (qui confond publications sur les réseaux sociaux et droits d’auteurs selon le CPI).

 

(coucou)

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A un moment, il a fallu changer de visage pour flipper moins dans la rue. Changer de look aussi, de préférence le plus asexué possible, le plus répulsif aussi. Pis que je me traine au taf en serrant les dents que ça se termine : ce qui s’est donc terminé comme tous les contrats de travail où ça a bien suffit les conneries : avec le même jean, les mêmes baskets et le même pull tous les jours. Beh je suis une meuf qui a longtemps taffé à des postes ou avec des équipes techniques, du coup, j’ai plus la technique du jean baskets et t-shirt à trous que celle de la parigote boots en cuir, make up parfait, manteau du moment, plein d’accessoires. (attention tuto : en cas de flemme : n’importe quelle tenue à la zob’ peut convenir avec un beau sac à main, du make up dans les règles de l’art, et une nippe ou des pompes qui ont de la gueule avec. T’as ces deux trucs chopé à moins 70% de leur prix mais que t’as entretenu toutes ces années : tu peux aller au taf en slip ou en survêt adidas et faire du squatting comme entrée à la cafète, quel que soit ton poste : ça passera (en gardant l’air hyper assuré, voire limite méprisant… comme ça pas de questions). Joie du masking, plaisir de décevoir.

Ras le cul des opérations camouflages.

Et puis je suis tombée sur cette série idiote sur Netflix où l’héroïne ressemble comme deux gouttes d’eau à une amie scandinave, donc. MAIS ALORS SON CLONE. (Gillian Jacobs).  Et j’ai buggué sur cette nana paumée, qui taffe (elle a pas trop l’air de savoir pourquoi non plus au départ… c’était facile de s’identifier), mais qui a un swag des enfers (forcément c’est L.A, c’est donc pas une option). Et en écho, j’ai eu la même phrase qui m’a d’abord été dite par une amie et quelques semaines plus tard par le psy :

« C’est pas les fringues qu’on porte qui vont faire que les femmes se feront moins agresser, raison de plus pour se fringuer comme on veut, donc MERDE » (je paraphrase…)

Donc oui. Merde. Du coup depuis quelques temps je suis devenue coquette. J’ai des compliments. Pas que j’en avais pas, mais j’y prêtais pas attention vu le peu d’efforts que je faisais pour présenter sauf obligation de taf. Bah c’est agréable, pis à défaut d’être refaite en terme de système immunitaire et de several brain damages en trop peu de temps à l’intérieur, grave je compense en terme d’emballage. Et je lésine pas sur le bolduc. Et ça fait du bien. Du coup Autiste Barbie, je trouve ça devrait être un compliment en fait, en particulier quand de base, t’es pas très doué en présentation, et qu’à force d’entraînement, t’arrives à faire quelques exploits personnels là dessus sans lycra ni matières inflammables. Encore plus quand il a fallu 39 ans pour apprendre à se maquiller et à se coiffer correctement alors que t’aime pas les cheveux. Et c’est agréable que les copains fassent remarquer, que le crush te sorte, « mayyy t’es trooww sexy comme çaaaa ». Azy, je prends tout, ça aide plus à se reconstruire que de shitstormer sur tuittère et facemoutte.

 

Ouais en tant que Barbie Autisme, je me vois bien au rayon bras d’honneur, au cas où. (ou Barbie Tourette, si y a… j’ai des moments, des fois, quand on me chie dans les bottes, je lésine pas sur le vocab’, comme chacun sait). Clairement je préfère avoir couché avec la honte 1000 fois, avoir expérimenté un tas de trucs et avoir appris de mes erreurs, que pas me sentir baisable parce que je pue du cul ou de vivre que de dogmes parfois tout inventés ou influencés par des sites complotistes et toute étroitesse d’esprit. Et vlà bien quelque chose que les prédateurs ne m’auront pas enlevé, ma sexualité.

 

Donc merde, et alors avec plaisir, hin. Allez bien baver sur mes sweat carhartt à 8€ et mon rouge à lèvres Nyx matte Kitten Hills à 6,90 (est ce que j’évoque mes jett croc limited edition comme neuves chopées pour rien sur un alignement des planètes totalement hasardeux que j’ai pu m’offrir moi-même pour m’auto fêter mon anniv et Noël avec mon solde de tout compte à un tarot qui défie toute concurrence et que je porterai encore dans dix ans avec autant de classe qu’aujourd’hui si je me fais pas bouffer par l’anthrax après la fonte du permafrost ou j’attends un peu?). Je peux comprendre, y a de quoi être jaloux (BOUFFIE D’EGO POUR MON PROPRE BIEN, vous- dis-je, après trop d’années d’errance, trop de livres de self développement pour rien, autant de masking à en tomber malade j’en passe), Au cas où, allez y, parce que j’ai d’autres chats à fouetter que lire les critiques et faire les frais des interprétations de gens que je connais pas plus que la réciproque au cas où. (mes pompes sont d’accord, venez chier dedans pour voir).

Dans la vie, y a ceux qui cherchent les vues, et ceux qui taffent pour obtenir des résultats, quel que soit leur degré d’expertise.

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Qu’avoir consigné tout mon appart dans des cartons pour me débarrasser de tout. (au lieu de tout brûler direct, à choiz’… après avoir déjà laissé quelques gros sacs devant plusieurs foyers sociaux, en meuf qui garde tout même des trucs de 1995… et qu’il en reste encore… même après avoir brocanté = si vous êtes TSA, ne brocantez jamais, c’est horrible sensoriellement), m’a fait penser que tout était à changer. Que oui, je pouvais aussi bien porter des jupes ou avoir le cul à l’air, que ça ne changerait rien au fait que certaines personnes irrécupérables seront toujours des putains de punaises bonnes à être brûlées pour assainir l’atmosphère. (et ma foi en l’humain en prend un coup en disant ça, parce que de base, j’ai toujours été contre l’idée que certaines personnes pour s’améliorer, mes rêves vs la réalité).

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J’ai remplacé le Baygon, par les huiles essentielles, du coup, ça met de meilleure humeur et bien nettoyer son appart au vinaigre, ça fait un barrage aux parasites, direct, en plus de tuer les odeurs. J’ai monté d’un cran en snob : je m’abaisserai même plus à chier sur le moindre mur virtuel, et autres time line. Je préfère m’occuper de mes moutons, en fait.

Si 2019 devait être un CV :

Janvier : de retour de vacances, j’attends de voir si mon boss continue à me harceler après m’avoir mis une pseudo faute sur le dos pour laquelle il me fait la misère depuis le jour de mon dernier anniv’ et que j’ai rentré toute la tune à récup des clients en taffant tous les samedis sans demander mon reste pour qu’il soit content de moi. Spoiler Alert : Oui. C’est insupportable, mais comme décemment je prends pas un job pour me barrer 4 mois plus tard pour retourner à la case chômage déjà que j’ai serré les fesses pour me former toute seule à plein de trucs l’année d’avant après mon précédent contrat, je bronche pas. Maso, je mets les bouchées double parce que je sais pas négliger le taf pour un supérieur hiérarchique qui sait pas gérer sa gestion, justement, et a nié en bloc tous les pointages que j’ai fait sur les dysfonctionnements de l’organisation générale, au cas où la mauvaise atmosphère se tasse : spoiler : non.

Février mi mars : le harcèlement continue. Je tombe malade. Gravement. (et je crois, bille de clown, que c’est une simple angine qui va passer sauf que non). Je fais 3 crises de migraines hémiplégiques dans un temps très court. Dans la foulée j’ai une sinusite sphénoïdale, et on me dit de prendre du nurofène. (sinon, j’ai fait un ECG, une IRM etc. personne sait).

Mi Mars : à ce jour je dois en être à ma 50ème ordo et examens tout confondus… je me suis arrêtée à 37… vers juin), et dans le même temps, j’ai visité Cochin et le service d’urgence céphalées de l’hôpital de la Riboisière. Le protocole pour la sinusoche veut qu’on te file de l’augmentin mit acide clavulanique pendant 10 jours, qui sert à rien (quand t’as un passif d’asthmatique ado lourd, et autant de bronchites et sinusites avant même d’avoir commencé à fumer), ça passe pas alors je prends à mon initiative d’aller voir un ORL qui me file du Tavanic (comme son nom l’indique –> va te niquer ton système immunitaire). 40 jours d’antibios, sauf une fois en 2016 ou 17, j’en avais pas pris depuis 8 ans). Avant ces traitements, après des semaines de migraines intenses et autres crises hémiplégiques générées par la lumière et l’épuisement, j’ai un jour « bien ». j’avais peur de sortir, alors j’avais pas bougé de chez moi le soir depuis 1 mois et demi après m’être fait salement accostée par deux types chelous en rentrant de soirée où j’attendais un copain (voisin) de l’autre côté de la porte du café  qui fermait où il était, et avec qui on devait rentrer. Flip de mort, je ressors pas de nuit, ou pas tard, et juste pour choper le numéro d’un autre pote et me promettre d’y aller que quand il y est, et lui envoyer un sms avant,  après lui avoir raconté cette aventure, pas de pb. comme ça il me dit s’il y est ou pas. Un jour je lui sms, il y est pas, je sors pas. Et puis malade, de base, ou pas bien tout court, je sors pas. J’aime bien l’alcool, mais pas pour pour le réconfort ou m’y noyer. J’ai entendu cette phrase percutante, jeunette et l’ai retenue : « Si tu veux noyer tes problèmes dans l’alcool, n’oublie pas qu’ils savent nager ». Oh bien sûr, comme tout le monde cette fausse bonne idée m’est arrivée quelque fois… Mais la leçon a vite été retenur pour autant, et j’ai vu trop de personnes se noyer là dedans ou autre chose, pour que mon instinct de survie, fasse le job de me tenir à distance.

J’ai un jour moins douloureux, ça fait plus d’un mois que je vis dans l’enfer de la solitude des douleurs, sans divertissements possible, même pas netflix à cause des crises, de la fatigue. Je sors pendant que je souffre pas trop la mort, à l’happy hour, de temps en temps… faire ma compta le dimanche pendant 2 heures. Un samedi, pour une rare fois sans mon chien (une des seules d’ailleurs), parce que je suis quand même claquée, et le fait qu’il tire sur la laisse et qu’il soit costaud, je me sens pas la force, en même temps c’est pas une soirée de folie, c’est même calme, je suis pas inquiète, j’y suis passée 2h de 5 à 7, fallait que j’aille à Carrefour City après. Pis j’ai mangé, maté 150 vidéos de rap US, pis comme j’arrive pas à dormir avec ces conneries de migraines, je retourne une demie heure avant la fermeture sachant que c’est que des habitués safe et peu nombreux, pas de bol, de retour je me fais scotcher de la même façon que la fois d’avant où j’avais flippé… sauf que viols.

Mon arrêt maladie entre commissariat, problèmes moteurs du à une crise, police judiciaire, psychiatre, EMDR, neurologue, ORL, maladie, PTSD, rajoute une couche à l’épuisement. à la destruction totale de mon cerveau et toute possibilité de m’en remettre en retournant au taf : pas le choix. J’ai pas les moyens d’être en arrêt plus longtemps. Bonus, de retour : mon boss passe les degrés d’en rajouter sans cesse dans le harcèlement ET dans le travail.

Saviez vous que dans la 2de phase d’un SPT pour viol, certaines victimes ne savent parler que de ça? Maintenant, oui.

Avril : phase aiguë du SPT, un à 4 médecins par semaine, en plus du taf, en plus du flip constant… du package. Je flippe partout, je flippe tout le temps. Malgré mon boss, le bureau est mon seul refuge, tant c’est le seul endroit où le fait d’être concentrée sur mon taf m’empêche d’être polluée par ce que j’ai subi et me rassure en terme de situation géographique. Je me déguise, je change de look, tout s’arrête. Surtout la vie, en fait, je suis une espèce de fantôme qui déambule et fait des trucs avec le cerveau totalement pété. On me propose une  guidance pour un projet génial qui me rapportera rien, mais qui me plaît, et fera comme des petites bouffées de Ventoline dans ma terreur quotidienne. J’accepte la mission.

Des personnes du web me repêchent. Quand t’as pas de vie, le oueb c’est Tout. (même quand t’en as une à vrai dire, tant que t’as pas capté l’arnaque, mais je pensais être loin de ça, avant tout ça). Une personne profite de mon existence dans le micro milieu de l’autisme pour me tirer dessus alors que je suis déjà à Terre. L’élégance, toujours. Ce passe temps de Peeping Tom (un film à voir au moins une fois, pour ceux qui passent beaucoup de temps sur les R.S). Un ami me prévient. Il me disait encore il y a peu ‘qu’il ne savait pas si c’était une bonne idée de me dire les horreurs déversées sur moi, quand j’ai voulu garder mon anonymat et que les frais engendrés par cette horreur ont menacé la garde de mon toit, que j’ai tenté une auto-rescousse qui se voulait anonyme, et que Peeping Tom a exposé mon malheur au grand jour). Un groupe de femmes solidaires me repêchent. Tous les jours on parle. Le reste de ma vie se résument aux médecins, à mon patron abusif, et à l’art du déguisement de peur de recroiser mes bourreaux dans le quartier.

Mai : les fériés me donnent des trêves, même si j’ai encore de gros problèmes mnésiques. J’essaie de sauver les meubles. Des inconnus m’aident de toute manière que ce soit. Via le net. Je ressors, j’essaie d’exorciser le mal. J’essaie de garder intact ma foi en ce seul lieu de Paris où j’avais mes habitudes depuis 13 ans, pour ne pas finir totalement cloîtrée. je mène un peu l’enquête, aussi. J’en parle, aussi. Pas à mes proches, du coup, pour les épargner, mais j’ai besoin de parler. Puis je ne parle que de ça, au delà du web. Je n’ai jamais cru aux amitiés de comptoir, je m’en suis même toujours méfiée. Et pourtant, de ci de là, j’ai eu quelques amis. De passage, ou qui sont devenus de longues date. On choisit ses amis, certains vous tombent dessus sans prévenir (alors que votre sens de l’amitié ne sera jamais aussi développé que le leur et que vous ne le savez pas forcément). Je suis toujours très déguisée. Je n’aurais jamais cru devenir blonde un jour.

Je rencontre surtout des amis d’amis, mais de très vieux amis. D’époque que beaucoup n’ont pas connues, et ne connaîtront jamais, ni moi, mais qu’on m’a raconté des années auparavant. Je ne crois pas à la durabilité de ces instants de café, mais j’ai déjà eu des surprises, pour un temps donné au moins, qui sait. Protégeant les miens, c’est eux qui veillent sur moi.

Au retentissement psychologique de l’Unité Médico judiciaire où j’ai déjà du allé 3 ou 4 fois, j’ai 15 jours d’ITT psychologique. Sur le papier, pris comme tel, ça ne signifie rien. Juridiquement, au delà de 8, mon cas est considéré comme sérieux et « digne » d’obtenir un peu d’attention, et d’enquête, surtout.

Juin : je me réfugie chez une personne référente pour qui j’ai une admiration sans fin et quelques rêves secrets oubliés qui rejaillissent de temps en temps. Je vois beaucoup de bateaux, je revois de vieux amis qui ont quitté Paris. Je ne dors pas alors je fais semblant. Je vois la mer, je marche longtemps. Je mange un peu. C’est beaucoup. J’apprends beaucoup de choses sur l’histoire et l’architecture de la ville. Je re-ris. Sans faire semblant, pas que via le ouéb. J’aimerais passer des journées entières à visiter l’île d’en face, en hiver, de préférence, mais en 4 jours y a pas le temps. Je retourne à Paris avec un peu de Bretagne dans les fouilles, comme 15 ans auparavant, où j’y allais souvent. Ma personne référente n’a aucune idée de la pause respiratoire que j’ai eue chez elle. Ni de l’état de morcellement, de vacuité, de dépression intérieure, dans laquelle je suis à ce moment. Ma personne prend soin de moi, sans grande conscience d’à quel point, parce que c’est de son éducation, tout simplement, et que ça n’aurait pas été différent avec une autre personne. Dans mon état de Titanic, ça fait du bien de sentir un peu coque de noix qui ne coule pas.

Juillet : harcèlement au taf. Des médecins. Des angoisses, de la panique, des médocs, et ces personnes du web en soutien avec qui je parle tous les jours depuis avril. Le reste : de la chianlie (déso, mais cette expression n’appartient pas qu’à Charles de Gaulle, et je tenais à la réhabiliter à l’usage courant). Mon employeur tient à tout prix à me faire accepter une rupture conventionnelle aux indemnités minimum qui me ferait perdre en chômage plus tard et avec plus de carence que dans tout autre cas de figure. Je refuse, en août. C’est parti pour m’en prendre plein les rouleaux.

Août : il a fallu que je hurle dans un téléphone pour pouvoir prendre un peu de repos dans un appartement familial de petite taille où je ne suis pas allée depuis 10 ans… encore depuis 19 ans avant ça, alors que j’y allais tous les ans, enfant, dans le pays d’origine d’où je viens « d’une fesse », comme dit ma mère. Ma sœur qui m’a bien proposé de passer dans sa grande maison du même pays en Juillet (dont elle est d’une fesse), y étant en août. Avec mon meilleur pote. (23 ans sans la moindre friture). La grâce m’est accordée d’y aller. Comme 10 ans auparavant, avec mon BF, on chante, on rit, on marche beaucoup, on s’en fiche de beaucoup de chose, il m’apprend beaucoup d’astuces beauté pour avoir une jolie peau. JE BRONZE DES JAMBES (je n’avais pas bronzé depuis 1997, il en reste un peu, enfant, j’étais mate et ne connaissais pas les coups de soleil). Je suis au bled. On mate des culs. On bitche et on beach. J’ai envie d’acheter tout, parce que tout coûte rien. Je fais des provisions de trucs de bains indispensable pour 6 mois (il m’en reste, encore). Et même des masques (pour la 1ère fois de mes éventuelles vies antérieures). C’est triste de rentrer. J’ai eu une crise hémiplégique malgré mon nouveau traitement depuis mars d’antiépileptiques, et j’ai perdu l’usage et la sensation de mon petit doigt droit pendant pas mal de semaine. Et j’ai eu beaucoup de reviviscences du drame de mars, ça a pas mal gâché, mais j’ai rien dit. Les mouettes m’ont silenciée, je n’ai pas lutté. Je retourne au taf. Harcèlement. Je ne suis pas moins épuisée qu’avant les vacances, mes problèmes mnésiques, oublis, maladresses, concentration, ne vont pas mieux. Depuis avril tous les médecins me disent « arrêtez vous Madame », « Je vous arrête quand vous voulez ». J’ai pas entendu. Il faut qu’une personne extérieure me recommande de le faire pour d’autres raisons pour que je le fasse.  1 mois. Après avoir reçu 130 mails par jour de mon boss et autant de tâches en une semaine, à distance.

Septembre. Je suis en arrêt. Je suis toujours en contact avec ces amis d’amis. Je vais au café quand je n’essaie pas malgré mes problèmes de focus de rattraper un peu le temps perdu à ne rien pouvoir faire avancer de mes projets. Je fricote, et je mène l’enquête. Je fais semblant que tout va à part les viols… dont je fais que parle, ça et le taf PASSIONNANT). Mais je fricote un peu. Quand même. ça donne un peu de confiance en soi. Je passe quelques bons moments. Je mène l’enquête. J’alerte. Je préviens. J’y vais souvent. Des personnes sont convoquées à la police judiciaire pour apporter leurs témoignages et parler de ma vie passionnante de protozoaire à domicile et stakhanoviste en l’entreprise. Quand je sors, je me fais raccompagner. Tout le temps. J’ai des bodyguards, désormais. J’ai pris un cours de self défense. . . et quelques accessoires additionnels de protection dont je ne me sépare plus. Je rencontre d’autres filles formidables, ailleurs que dans le ouéb, où je suis quand même tous les jours en messages privés avec une équipe de soutien infaillible, en ce temps.

Un jour je croise mes tueurs. Ceux qui m’ont tuée en mars en me laissant vivante sans plus être capable de vivre. Je prends des photos. Discrètement. J’alerte, je barbouze. J’expose leurs visages auprès de ceux qui pourraient les reconnaître par la suite et éviter à d’autres ce qu’il m’est arrivé. Puis je disparais quelques temps.

Ils ne reviennent plus.

Octobre. Je me fais licencier 7 jours après mon retour d’arrêt maladie. Cool. J’avais pour habitude de manger dans un coin pas loin de mon taf, sinon je ne mangeais pas, pour reprendre un peu de kilos (j’en ai perdu 4 tout ce temps). Y manger à midi y est encore plus agréable depuis. Avant ça, je n’ai jamais su manger seule dans un lieu public. C’est un ticket restau par jour, et comme je ne fais pas vraiment de courses au delà de ça, c’est très bien, car on y mange très bien, et varié. Et frais. Et cuisiné comme chez mémé. (pour ceux qui ont eu une grand mère qui vit à la campagne depuis toujours).

Novembre : Je n’en ai plus rien à foutre de rien. C’est un peu comme si je revenais à mon état normal, mais en mieux, parce que je suis mise au placard au taf et que mes tâches sont dispatchées à droite à gauche à d’autres. Moi la psy m’a dit faut arrêter de sa taillader les veines en sautant d’une falaise de culpabilité de rien foutre quand y a moyen de rien foutre et comme ça tombe bien qu’en plus j’ai rien à foutre : j’applique. Y a juste une grosse mouche à merde virtuelle qui a essayé de finir de m’achever en avril/mai qui se repose là : sur mon bureau où j’étais bien à rien fiche. Comme depuis, on m’a refilé plein d’infos sur elle, en me disant « Azyazyazy, chope là » (peut-être j’ai mal interprété, mais quand on s’en fout…. et qu’on me file tout sur un plateau alors que de base, j’avais rien demandé, j’avais bloqué la mouche avec une moustiquaire, moi, depuis le temps)… Elle a trouvé une brèche. Des fois faut savoir conduire un rouleau compresseur pour assurer sa tranquillité. Sinon, j’ai passé une audition de plus à la police judiciaire, ça a réveillé le SPT, pis avec le changement d’heure, ça a pas arrangé. Mais à la fin j’ai redit pareil que dans les 2 premières dépositions sans les avoir relu au préalable… c’est dur à relire, je l’ai fait après, et constaté qu’en fait c’était tout pareil. J’ai quand même écrasé une grosse mouche. Après, des gens qui disaient me soutenir m’ont tourné le dos parce que j’ai pas écrasé la mouche comme ils voulaient, eux, d’autres, m’ont parlé des mêmes désagréments subits de la même mouche, une fois bien écrabouillée, j’ai repassé un coup de chiffon avec du vinaigre et du produit à vitres, j’ai bien que mon plan de travail soit propre, de temps en temps. Après ça met du piment dans les posts facebook de gens qui savaient tous et pas un qui s’est bougé le cul pour bouter la mouche en temps et en heure. Ils causent entre trop sur leurs petits murs, en croyant que j’ai vu que la mouche, et pas eux. Pas très fin comme une guêpe, tout ça. Je laisse cafards et cloportes au placard (BAYGON).

Je passe ma journée d’anniv’ en chialant en silence. Je passe ma soirée d’anniv’ en chialant tout mon saoûl. Le lendemain, un de mes bodyguard m’appelle, et je passe le meilleur anniv’ (dans le contexte), en différé de ma vie. Je reçois même un clip impromptu tourné la veille d’un de mes groupes préférés de quand j’étais gamine, d’une de leur chanson préférée de tout le monde, en version féminazistizée sur mon gsm. Et un briquet marqué « You are awesome »… Comme Eminem, dis donc (pour ceux qui voient à quelle itw je fais référence). Je me fais mon propre cadeau d’anniv’ black friday, parce que y en a marre que mes sous passent dans toutes les conséquences de la merde qui m’est arrivée en mars. Et je reprends ma vie à en avoir plus rien à foutre de rien. Je sers quand même les dents au taf  : parce que avoir plus rien foutre au taf autant que ça, c’est vite ennuyeux. L’ennui est mon pire ennemi. Surtout quand on a pas le temps de faire ses projets persos depuis des mois dans son temps libre, parce qu’y a eu une interruption des programmes ayant généré une énorme erreur système qui a persisté plusieurs mois d’affilée. ça fait beaucoup de temps à rattraper, et de frustration aussi.

Décembre. Mon contrat est enfin fini (enfin non, mais je suis chez moi). On me re-confie des projets pendant que j’ai pu reprendre ou finaliser aucun des miens. Bien sûr j’accepte, parce que c’est des supers projets. Je vois un avocat pénaliste pourri : plus jamais (j’en revois un bien mieux après, vers 2020, dans ces eaux là).

Je vois Dr Vince vers mon bled. On parle et on rit, c’est comme au pays de Candy. J’arrive à y aller seule (aucun de mes anges gardien de dispos, tant pis, je me pousse au cul, et j’y vais armée, au cas où). Le lendemain je vais au concert des Ludwig qu’on avait prévu depuis des mois avec une copine.

Mon train pour passer un peu plus de temps avec ma famille que les autres années, parce que j’en peux plus et que j’en ai besoin est maintenu, malgré les grèves.

Quelqu’un m’offre une très belle bague avec une colombe dessus, sur un malentendu, après une soirée super drôle et totalement improvisée. Je lui demande plus tard s’il est vraiment sûr, et oui, en fait. Je ne la quitte plus, depuis. C’était l’avant veille de mon départ.

Même si c’est bien moins, et SURTOUT PAS TOUS LES JOURS, j’échange quand même toujours avec des pair.e.s autistes via le ouéb. Parfois même plus au tel. Encore des projets et celui d’avril avance bien. Et celui de novembre aussi. Et j’espère reprendre les miens la semaine prochaine. Je suis en famille et avec de très vieux et meilleurs amis et c’est cool. Je retourne chez le coiffeur (on ne dit pas non à sa maman, même quand on aime pas les cheveux). Je mange. Je fais que ça, en fait, et mater Netflix, et essayer un peu de faire les trucs qu’on m’a confié quand je suis pas interrompue par trop d’amitié ou de nourriture, ou de jours fériés. Et autres chocolats intempestifs.

J’ai repris mon poids. Celui que j’arrive jamais à dépasser même si je m’enfilais une fondue pour 4 par jour.

J’ai reperdu le sens de la temporalité depuis, mais pas par SPT, cette, fois, juste parce que je m’en fous et ai de quoi m’occuper jusqu’à l’an quarante douze. Je m’éclate bien, en fait. Je peux redormir sur tous les endroits de mon lit dans n’importe quelle position.

J’ai arrêté de fumer le 2 janvier.

Le dernier coup de fil que j’ai reçu s’est terminé par :

 

« j’arrive pas à raccrocher bébé, raccroche, »

« Non, toi : raccroche, chat »

« Non, c’est toi le chat »

« Bah non, c’est toi » etc.

Parfois ce genre de mots suffisent à passer une bonne nuit.

Je crois qu’aux faits, de manière générale, et toutes les promesses et autres bonnes résolutions m’emmerdent, donc si j’aime bien répéter « meilleurs vœux et que le bonheur nous étouffe », en le pensant très sincèrement, même, je tiens plus trop à dire bonne année, par rapport à celle qui a précédé. (bonne nuit, je corrigerai un autre jour, comme d’hab). Mais j’ai blogué en attendant l’autre sur lequel je suis depuis décembre, et que je dois encore peaufiner, même si c’était juste pour parler. (Bonne nuit).

 

 

 

 

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