* En français : la poupée croate (en rapport avec la série The Russian Doll sur Netflix), coincée dans un endroit sombre/une mauvaise passe.

La première fois, c’était fin 2017 et ça  ne s’est plus produit avant février de cette année 2019, dont j’attends encore qu’elle m’apporte du neuf. Ça commence toujours pareil. Je me réveille avec des vertiges, comme après une nuit d’un sommeil de plomb, comateux, avec une sensation cotonneuse d’avoir du mal à sortir du cocon de la phase de sommeil dont on ne se rappelle jamais, où on est totalement absent au monde. Ce seul répit quotidien, qui permet entre autre, de laisser le temps nécessaire au corps et au cerveau de se générer un peu, et d’avoir le nombre de cuillères nécessaire utile à démarrer une nouvelle journée. Tu crois que ça va disparaître entre la douche et le café, donc tu fais ta morning routine. La mienne ressemble plus à celle de Laura Calu que Kim Kadarshian (I guess, je n’ai pas vérifié). Je suis la Zouz’ Stupéflipienne typique du si comme KingJulien, tu as une ôde à faire aux moches, je suis l’archétypique stylistique du « Café-clopes petit déjeuner ».

La mienne consiste essentiellement à aller pisser, lancer le café, faire 10 parties de Farm Heroes Saga en pestant sur celles sur lesquelles je bloque parfois plusieurs jours d’affilée jusqu’à ce que l’Algo de l’app’ qui en a autant marre que moi d’être coincé là depuis 5 jours ait pitié et me fasse enfin gagner malgré des coups de merdes et passer à la partie suivante. Ensuite, je réponds à une question automatique de Curious Cat en anglais sans chercher à comprendre pourquoi il est resté en anglais, vu que personne ne me suit dessus ni ne me demande jamais rien, autant que ça me frustre parce que j’adore répondre à des questions, et puis je jette un œil distant à facebook et twitter, avant de finir de me doucher, fumer l’équivalent d’une petite usine de cigarettes alternées de vapoteuse sans nicotine, boire mon café lentement qui est chaud à la 1ère gorgée et froid à la dernière. Je retourne éventuellement pisser entre 142 et 173 fois même pour rien, en préventif (j’ai une peur panique d’avoir envie de pisser dans le métro, qui est une épreuve déjà suffisamment pénible à la base, surtout quand on est un Thug de l’autisme comme moi qui n’a toujours pas priorisé l’achat d’un QC Bose, déjà parce que je veux le plus cher, mais j’aime bien me niquer en achetant 10 merdes sur wish et vinted au lieu de ça parce que j’ai fait une affaire, alors que Bose et ses prix qui ne baissent jamais ne peuvent pas test’, et ce malgré l’insistance de mon psy diagnosticien quand je suis retournée le voir pour qu’il me donne l’adresse d’une psy-coach en cas de besoin et qu’il m’a dit : « N’importe quel casque » « des bouchons » « Il faut pas se rajouter de fatigue dans votre cas », « même des écouteurs, ça atténue », « ne restez pas comme ça ». Bref, je me suis sentie engueulée pour mon bien, mais j’ai rien fait de plus ensuite. J’avais juste dit « Quand c’est trop, je fuis à un autre endroit de la rame ou j’en change entre deux arrêts » (au cas où je fais pareil pour vos pets silencieux de gastro, vos toux des enfers, vos éternuements spectaculaires pour qu’un max de monde en profite, et autres criards, gueulards, voix trop aigües etc… qui m’agacent les oreilles)J’aurais cru être convaincante, mais quand j’ai du changer de rame à cause de 2 accordéons simultanés sur la 4 et d’une migraine des enfers en sus d’une photophobie aggravée par une bactérie résistante due à une surinfection qui m’a carrément filé des acouphènes à peine 15 jours plus tard, j’ai reconsidéré mon snobisme vis à vis de Bose. (et je n’achèterai pas d’occasion, on m’a déjà refilé une otite méga en répondant à mon téléphone de bureau un jour, chacun sa faune d’oreille, je ne partage pas).

En revanche, cher Bose, Cher Groupons.fr, faites nous une offre sur les QC, et 350 TSA vont rappliquer direct, vous auriez tord de vous en priver, qu’attendez vous? (et vous devriez y penser très vite, parce que j’ai cru comprendre que mon pote Dre a lancé la promo d’un casque à réduction de bruits aussi…).

 

J’arrive au bureau un jour de novembre 2017, et j’ai toujours cette sensation de flottement. Alors, j’ai repris un magnéVie B6. Et même une vitamine C. Et je me suis collée dans l’entre du bureau de mon chef d’équipe de l’époque. Un bras accroché de chaque côté du cadre de porte, comme pour soutenir mes jambes. J’ai eu un engourdissement. Je suis retournée à mon poste, faire des lignes et des lignes et des lignes de suivi de matériel de l’armée sur le logiciel Windows 95 secret défense dédié. J’ai vu que ça n’allait pas bien, alors j’ai regardé mon autre collègue Responsable de Production du matos léger pour les armées, je lui ai dit en anglais « ça ne va pas bien, par avance, ne t’inquiète pas, mais il est possible que je ne fasse pas la journée ». J’ai de nouveau posé mes yeux sur l’écran, les lignes se sont mises à trembler, et le scintillement a amplifié mon vertige. (contrairement à ce que tu peux imaginer, avoir des vertiges sans être bourrée n’est pas la panacée).

Encore une semaine avant ça je disais à un de mes autres kékés des plages (j’appelais dans ma tête les ingénieurs chefs de projets tous jeunes et sortis de l’école ainsi, du à leur fraîcheur, leur motivation, leur humour et leur gentillesse) : « Un de ces quatre je vais finir par tomber ». Je n’en étais pas au 1er vertige alors, je tirais régulièrement la sonnette d’alarme sur ma charge de travail toujours croissante au point de devenir exponentielle. J’étais venue assister 5 personnes 2 ans avant, j’en étais à 15 et autant de casses-couilles plus ponctuels incapables de googler « Visa Mali/Etats-Unis/Emirats » et de suivre la procédure comme des ânes et appeler l’agence de voyage pour porter les dossiers à l’ambassade. J’avais déjà eu ces vertiges très ponctuellement. 5 minutes et ça passait, mais ça allait de pair avec la somme de taf croissante à abattre, et je ne comptais pas mes heures, enfin au début. Particulièrement en cas de fatigue ou de veille de (TW : mot qui fait peur/fuir les hommes dès qu’on le dégaine) Menstrues (dites vous je déteste mes hormones autant que vous dans ces cas là, ce n’est pas une raison pour nous avoir hystérisées durant des siècles juste parce que vous n’assumez pas de pas être foutu d’appuyer correctement sur le seul bouton qui déclenche le plaisir de tout le reste du corps à savoir le CLITO… je sens que 50% de l’audience vient de disparaître, mais dans cet état, j’ai assez besoin de rire pour l’assumer pleinement). Donc, incapable de rester en station debout, ni assise, je suis allée dans le bureau des kékés, et je leur ai dit :

« Je vais tomber, faut que vous appeliez le poste de garde, je m’allonge déjà ICI » (les jambes en l’air comme pour une syncope vagale que j’ai cru que c’était dans un coin de leur bureau).

Ils avaient le plus grand bureau du fond, une petit planque pour moi, au service technique. J’ai aimé travaillé dans des tas de services techniques, d’une part parce que personne ne fera jamais la gueule quand tu arrives sapé comme une bouse avec des sneakers aux pieds (à la tech t’es pas là pour parader, juste corriger la merde des autres et trouver des solutions rapides et efficaces & c’est clairement pas l’impression textile que tu renvoies qui va impacter tes compétences #TeamTechforever). Ils m’ont vu pâlir. Le plus gentiment nigaud et maladroit des trois a paniqué sa race au lieu de faire ce que je lui demandais, donc 5 minutes pour se décider à appeler les Freaking POMPIERS (je ne vous confierai jamais un vrai AVC). J’ai pâli, et la moitié de mon corps droit à commencé à se raidir. Les voix au loin se sont transformées en échos ténus auxquelles mes cordes vocales et mon cerveau ne savait plus quoi répondre, mon cœur s’est mis à battre de panique pendant que le côté droit continuait à se raidir jusqu’à ce que je ne puisse plus lever un bras. Puis la jambe. Et les beaux gosses sont arrivés transporter Cendrillon cassée au CHU (je parle des pompiers… enlevez vos pulls quand vous venez nous chercher, sérieux, dans ces états de merde, je suis sûre qu’un beau torse bien musclé comme les vôtres atténue bien la sensation de décès, OU ALORS RAMENEZ DES CALENDRIERS A POIL, mais faites quelque chose de sexy, au moins, parce que c’est bien dans ces situations qu’on en a le plus besoin d’un petit cheer up). Désolée de particulièrement abuser des anglicismes dans ce post, mais je ne suis pas totalement rétablie, ça me permet de vous épargner quelques longueurs et à mes yeux de garder la vue sur la ligne d’horizon du mur de derrière l’ordi.

Les autres collègues ont rappliqué autour, comme des idiots de masse, la masse est toujours conne, l’instinct grégaire doit être le pire défaut que j’attribue aux neurotypiques tant j’en suis dépourvue et que ça ne me manque pas a priori dans 90% des situations sociales que je maîtrise à peu près même si elles sont moins nombreuses que celles dont je ne sais que foutre. Dans une journée de taf, n’importe quoi d’inhabituel attire les gens et ça n’a pas loupé. Je tiens encore, si je le peux, et qu’ils passent par là, les féliciter et souhaiter que le spectacle leur ait plu. Une prochaine fois, vous saurez qu’une personne en situation de détresse n’a pas besoin d’une assemblée JUSTE pour reluquer, et me relirez 100 fois votre Guy Debord.

 

Les pompiers m’ont déposé en fauteuil roulant dans la salle d’attente. J’ai pensé à un AVC, le bras lourd, la paralysie, puis la chute et le cœur qui s’emballe. Et prié le Dieu sait qui de Dieu sait quoi, comme dirait l’épitaphe d’Ionesco,  que ce ne soit pas ça. Machin a dû entendre, mais pas les médecins. Ils ont fait les tests psychomot. Aucun moyen que je tienne correctement sur mes deux jambes ou que j’arrive à me toucher le nez du bout du doigt droit sans tomber à côté, le flip, encore moins que je résiste à la pression, où que j’ai le moindre réflexe au genou avec le petit marteau. Ils ont parlé d’une thrombose. (un AVC, hin). J’ai compté les heures, comme ça faisait 4 (et que j’adore autant la médecine de cette vocation loupée malgré une enfance complète à être fascinée par l’encyclopédie médicale du Larousse illustré de 1954 de ma mère) que ça avait commencé et s’ils ne se trompaient pas, a priori dans le cas éventuel que je nécessite une opération en urgence, j’étais un peu foutue d’avance pour récupérer ensuite, le délai d’intervention pour que ça laisse le moins de séquelles étant WAY dépassé, alors que l’IRM était toujours pas faite. Il était midi. J’avais des vertiges depuis 6h. Je m’étais effondrée à 9h11. (J’ai la mémoire des dates et de certaines heures à la minute près…)

Ma BF qui travaillait pas loin de l’hosto est venue dès qu’elle a pu, l’hôpital était derrière le boulot. C’était la première fois que je lisais une expression aussi inquiète sur son visage, je lui ai dit de ne pas s’en faire, que j’étais cool avec ça (l’idée de crever prématurément… celle de ressortir comme un gros légume qui doit partiellement tout réapprendre, moins, après tout, j’ai eu une chouette vie jusque là, donc pourquoi pas le décès). Je lui ai confié mes clefs, pour s’occuper du chien. Le PIN de mon tel et mon tel cas où il faille prévenir ma mère, mais après. J’ai appelé T. Mon vieux… G.O.A.T Comparse (Greatest of all Times), ma chèvre, qui est aussi son signe astrologique chinois. Pour lui dire où j’en étais, et à + dans l’bus, au cas où je cârpaille, entendre sa voix apaisante et douce une dernière fois, malgré son foutu caractère de buté dépressif de chiottes à ses heures. Mais on pardonne tout au talent, que voulez vous que je ne tienne pas toujours un peu à lui, quelque part dans les tréfonds de mon petit cœur acide et picotant comme du sel de céleri.

 

On m’a trimballé en camion navette intra hosto, pas besoin de pass Navigo. Finalement j’étais trimballé depuis cette chute, de pompiers en camion pompiers, en chaise roulante, en lit d’hosto, et en navette. J’ai pensé à mon chien d’avant, décédé d’un AVC quelques mois plus tôt, trimballé en valise à roulettes jusqu’à la clinique et réalisant dans ses derniers instants de vie, son rêve de tout temps, de faire partie de la valise une dernière fois, même condamné, pour aller pour aller à la clinique véto de garde et le tenir en vain pour une perf’ qui ne le sauverait de rien… sans avoir su écouter ses yeux me dire que ça n’en valait pas la peine et qu’il connaissait déjà la suite. Je me disais on a dû trop teaser tous les deux, et même si c’est un départ prématuré, c’est plutôt cool, je le retrouverai peut-être plus tôt que prévu. Au moins on a profité, on a aimé, on a été aimés, on a fait la fête et eu que peu de regrets, alors ça ira. Les chargés de navette étaient cools, et l’air super désolés d’emmener une si jeune machin en tenue de taf à l’IRM qui si la thrombose était confirmée serait bientôt morte ou en train de se baver dessus sans pouvoir plus ni pisser, ni manger ni s’exprimer par ses propres moyens pour un bail et peut-être toujours, et c’était pas grave, il y avait la radio, et la chanson « Basique/Simple » d’Orelsan dans la navette du labyrinthe Pitié-Salpêtrière où je m’étais déjà perdu tant de fois à ma première tentative de de  diag T.S.A. Entendre ça avant de se faire endormir sans certitude de retour était moins pire que si ça avait été Sardou ou Zaz (là j’aurais pété un plomb), même si j’aurais préféré un truc des Casseurs Flowters ou un Diamond Deuklo et n’importe laquelle de Tupac, Biggie ou N.W.A, je n’écoutais pas encore Eminem à l’époque aussi intensément qu’aujourd’hui où j’en décortique encore pas mal.

Je suis passée au scanner, comme dans un tambour de machine à laver qui tourne autour de toi sans que tu bouges, comme Dûdû mon chien, mon rêve de machine à laver (j’ai une fascination pour les hublots, les trucs qui tournent en général et les trains, en particulier une sensibilité au bruit qu’ils font qui m’est doux, sauf les métro et les RER que je déteste bien cordialement). J’ai aimé le bruit de ce tambour là, qui fait clock clock, et un octave plus bas, un tok tok plus sourd d’une notre dissonante, plus rapide et saccadée, ça sonnait un peu comme du protopunk ou de la batcave minimaliste, Peter Murphy aurait totalement pu faire une chanson là dessus. J’aurais voulu y passer plus de temps.  Les photos sont sorties, comme des planches contacts de fractales immobiles en noir et blanc. Rien. J’ai du rester l’après midi assise, toujours incapable de me lever, en attendant que ma BF vienne me chercher en voiture et des prises de sang qui ne montrent pas d’anormalie non plus. Les jours suivants j’étais toujours ralentie, et très engourdie. Le généraliste a mis ça sur le compte du stress, m’a arrêté une quinzaine et proposé des antidépresseurs, que j’ai refusés, je n’étais pas malheureuse. Juste H.S, arrêtez de filer des benzo et des A.D aux gens juste parce que vous n’avez pas la réponse. si vous n’êtes pas psychiatre, merci pour eux. J’avais du stress, et j’avais le souffle court sans arrêt, comme un état de panique qui ne s’arrête plus. J’étais  terrorisée de cette crise impressionnante et de ses conséquences motrices, ça et la photophobie, la migraine de 72h qui a suivi. Je suis allée voir mon diagnosticien du TSA en urgence, il m’a prescrit du magnéVie B6. Beaucoup de personnes T.S.A en prennent régulièrement pour gérer le stress, le sommeil, l’équilibre nerveux. J’en prends toujours, aussi, plus ou moins au besoin, mais surtout je mange énormément de bananes (et d’ail et de citron), le fruit des sportifs. Mais au bout d’une semaine : rien de mieux. J’avais quand même demandé des anxios sans benzo pour éviter la dépendance au généraliste, il m’a filé de l’Atarax, chose connue pour moi, qui en prenais au lycée comme antihistaminique prescrit par l’allergo, quand j’avais tant d’asthme et d’allergies, et pas mal d’aller-retours à l’hôpital pour des crises qui ne passaient pas et où il fallait attendre des heures que mon rythme cardiaque se stabilise tant j’avais à cette époque là, l’énergie d’une moule bouillie. Je l’ai pris le soir pour dormir, mais je suis restée au ralenti, et de guerre lasse, j’ai lancé des recherches sur l’anxiété généralisée, le système nerveux etc, et suis tombée sur le CBD. J’ai creusé, tout lu, et à ce stade là avec mon MagnéVie B6, mon demi atarax du soir si je n’ arrivais pas à dormir, je n’étais plus à cet essai près. Je me suis rendue dans un Vape Shop où je n’avais jamais mis un pied à l’époque où je vivais à 2 pas, j’ai testé, et en une heure la tension de mes trapèzes et de ma nuque s’est estompée… J’ai travaillé, relu et corrigé un projet pendant sept heures, sans ciller, sans fumer une clope, sans une perte de concentration, sans fatigue de rien et le soir j’ai dormi comme une marmotte. J’ai continué les jours suivants. Mon généraliste a fait les gros yeux comme si je venais de lui dire que je m’étais mise au Crack ou au Crystal Meth quand je lui ai précisé que c’était pas psychoactif, et que mon « stress supposé » était descendu de 3 crans pour pas dire revenu au minimum. J’ai repris le taf ainsi. Ai été harcelée, poussée hors de mes gonds, ma charge de travail a triplé, et c’est quand même allé jusqu’ à la fin de mon contrat. Easy peasy, tous les relous de la terre ont eu beau tenter par tous les moyens de me souffler dessus pour que je tombe, RIEN.

 

Pas d’explication. Burn out? Surmenage? Accident du travail? Anxiété généralisée? Juste un souvenir de mal de tête intense. Un peu comme un lendemain de cuite qui dure sur plusieurs jour, sauf que t’as pas bu. Et ça s’était produit deux petits jours de retour d’une semaine de congés de la Toussaint. Incompréhensible.

La vie a repris, j’ai quitté mon ancien job avant que l’atmosphère de plan éco et des derniers fouteurs de merde recrutés n’empire, dans la même vague que mes collègues directs préférés, chefs compris. J’ai fait des formations en ligne, repris un job, une mission d’intérim, et pris le temps de m’en trouver un autre en meilleure adéquation avec ce que je sais et aime faire, avec un peu moins de stress, un peu moins d’heures, un peu moins de collègues (du reste, adorables), un peu moins de collaborateurs extérieurs (du reste, adorables), dans un domaine agréable (du reste, qui réunit deux de mes secteurs de prédilection).

J’ai travaillé dur, parce que c’est un job multi-tâches et prenant, pour être opérationnelle rapidement, ayant bénéficié (quelle surprise…) que de peu de formation, il y a eu la grosse période de Noël, comme à mon job précédent, où il faut être over réactif et avoir 8 tentacules disponibles pour se tenir à jour et tous les neurones au taquet pour ne rien laisser de côté. Puis les congés de Noël pour faire la pause et la rentrée pour tout remettre à plat avant de reprendre un rythme de croisière normal.

Un an avant, j’avais pris 3 semaines dans une station thermale pour faire une cure ORL/ asthme, en préventif et suite à une pneumopathie non pneumocoque attrapée quelques mois plus tôt (je me répète mais certains prennent le blog en cours). Résultat pendant un an et demi, pas un seul petit virus, pas une bactérie.

Mi octobre, comme tous les ans, les gens se sont remis à cracher et tousser spasmodiquement comme des lamas tuberculeux en fin de vie dans les métros, et partout ailleurs. Sans main ni coude devant la bouche. Ma phobie des germes a mis le nez dans son écharpe, retenu sa respiration, changé d’emplacement dans la rame, de wagon, fait des provisions conséquentes de Stérimar enrichi en Zinc, plein de petits dés d’ail cru et parfois la gousse complète… bien fraîche et bio, et autant de pulvérisations et de tisanes de thym, que j’y ai échappé jusqu’en février.

Je n’ai pas toussé, je n’ai pas craché, ni eu la moindre fièvre, en revanche, j’ai des migraines terribles, et un peu perdu la voix par moment. J’ai de toute façon avec ce terrain à rhinites et mon allergie au monde, la narine gauche bouchée depuis mille ans et encore beaucoup de peine à me résoudre à utiliser du Destop pour y remédier. J’en ai parlé à mon allergo, qui m’a remis un an de rhinoclénil vain. Je lui ai parlé de voir un ORL et de refaire une cure et il n’avait rien contre. On est tous tombés malade au taf, chacun avec un virus différent et c’est passé pour tous.

Le mien est parti mais pas le mal de tête. Mais je suis hyposensible. On m’a vu rire et jacasser avec une clavicule cassée et me déplacer pour taxer des clopes à la salle de pause d’un hôpital en me tenant l’épaule le temps qu’on s’occupe de moi, et aussi travailler avec 38 de fièvre à peu près constamment durant neuf mois malgré la perte sèche de 7 kilos tandis que je mangeais, sans diagnostic d’appendicite malgré un premier malaise au taf, 10 analyses de sang, 2 scanners, un régime de protéïnes de lactosérum de 3 mois pour me remplumer sans effet. Une appendicite… atypique. (je suis championne de choper des trucs atypiques, mais très sincèrement ajoutez y l’hyposensibilité et comprenez comme il est simple de me soigner, vu que le temps que je me plaigne de la moindre douleur, je suis à un degré avancé de l’infection/bactérie, bonus, comme je suis une femme, ça laisse la voie libre à mes supérieurs masculins pour me psychiatriser à la moindre occase et s’imaginer que je suis en plein nervous breakdown hystérico-dépressif, exactement comme le taux de mortalité des femme qui font des AVC est bien plus élevé que celui de ces messieurs, parce que les signes ne sont pas les mêmes et que bien souvent on répond donc aux femmes qui se plaignent de douleurs thoraciques : « Meeerf, c’est une crise d’angoisse ça, Madame, reposez vous et tout ira bien », franchement, de là d’où je sors ces jours ci, j’en ai la flemme de vous mettre un lien et mâcher le boulot, vous irez vérifier vous-même, bisous). La pneumopathie : non pneumocoque.

J’ai 4 arrêts maladie en 18 ans de travail. Les dents de sagesse (ils m’ont bien loupé…),10 jours à 21 ans. L’appendicite. 3 semaines à 27 après 9 mois à ne plus savoir quel jour on est, où je suis, si je taffe ou pas et si j’ai rêvé certaines choses ou elles sont arrivées dans la vraie vie pendant neuf mois, j’avais même 3 réveils au cas où j’en loupe deux les 5 derniers mois de cette infamie que 2 scanners au CHU ont loupé car je ne me plaignais pas plus que ça de douleurs et que dès que je prononce les mots « T.S.A » et/ou « Hyposensibilité » à la douleur, un pilote automatique fait que les médecins que je vois squizzent totalement cette donnée pour en venir à me parler de ma fatigue, de mon stress, de mon hypothétique dépression ou de surmenage (je pense quand même qu’après tout ça, je suis un modèle fonctionnel assez proche de l’Highlander, mais soit, je n’en attends pas de médaille). La pneumopathie, 10 jours à 36 ans (pour 6 semaines de galère et de cerveau partiellement oxygéné… j’en garde même un bon souvenir, on plane un peu tout le temps mais sans perdre les pédales et comme on est lent ça laisse du temps pour penser à des trucs cools au cas où ça s’aggrave et on meut quand même demain). Et un accident du travail me causant des problèmes moteurs non identifiés (10 jours aussi, seul le CBD m’a traité sans savoir de quoi). Bref, globalement, ça va. Même si je dois quand même finir par réussir à arrêter de fumer avant 40 ans. Problème, j’y arrive mieux en couple. Problème, je me fous d’être en couple ou pas environ 51 semaines sur 52 et je m’éclate aussi bien dans mon petit coin à réagencer mon appart suivant la méthode KonMari (I.R du moment… avec l’histoire de Détroit depuis Cadillac le Gascon à aujourd’hui en passant par les luttes ouvrières des syndicats  racisés des usines de construction de caisses dans les 60’s jusqu’à la crise des subprimes, la bio de St Sébastien Froissart, le Marketing et la comm’ Digitale, mais aussi la digitalisation des entreprises, et le Rap et Hip-Hop U.S. Sur les 3 derniers j’ai bien avancé, sur les précédents, j’ai du boulot jusqu’à l’an 2050 et je ne m’en plains pas.. mais c’est pour une cause qui me tient à cœur et tant que j’aurais la fonctionnalité du pouce préhenseur, je ne lâcherai rien).

Donc le mal de tête n’étant pas passé, j’ai tout tenté cette fin février. Les roll on aux huiles essentielles, j’ai repris du CBD, cas où ce soit le retour de stress de la fin d’an qui m’ait un peu amochée, Nurofen, Spedifen, Dafalgan, malgré que j’ai ces Placebo qui ne guérissent rien en horreur sauf éventuellement en période de syndrome prémenstruel si tu prends ton comprimé bien à temps c’est à dire dès que t’on Utérus vient de décider une nouvelle tentative d’assassinat par longue torture. Le tout avec parcimonie vu qu’avec ou sans c’était un peu pareil. Le Doliprane, non, parce que ça me retourne l’estomac, et en fait l’Ibu je suis pas fan non plus… ça à tendance à prendre mon cul pour une trompette de fanfare, ça me fait passer des moments chelous (et pour quelqu’un qui n’a jamais de problème de ce côté là le reste du temps, à part une légère intolérance au lait cru, c’est frustrant.).

Et puis je me suis réveillée un matin avec des vertiges. Je suis allée au travail en pensant que ça passerait. La matinée est passée, pas les vertiges. J’avais pas mal de boulot, donc j’ai mangé quickly. À vrai dire, occupée par mes projets annexes, j’étais rivée sur écrans h24. Et j’aime ça. Tout. Le taf, le blog, mes lectures, mes documentaires sur Netflix, et mon projet parallèle sur Word. Mais à midi, mon boss part manger et un autre de mes collègues aussi. Et je fais une sorte de crise.

L’écran clignote, et je m’engourdis. Je me lève, je me rassois, je pense appeler les pompier. J’abandonne devant le clavier numérique du téléphone en me disant que ça ne vaut sûrement pas le coup, des restes de virus, une nouvelle IRM pour rien : BOF. Je reste assise. Je me relève, je ne tiens pas debout, mon cœur explose dans ma poitrine parce que je panique, et je me rassois, je rappelle les pompiers, pas le choix. Je me souviens de la fois précédente un an et trois mois auparavant, je ne veux pas qu’on me retrouve par terre et en hémiplégie droite. Mon collègue et le boss reviennent quand j’attends les pompiers minablement assise dans un petit fauteuil en osier que je ne sais pas quitter. 2h au CHU. Un ECG normal. Retour chez moi. Je prends rendez-vous avec le généraliste. Une sinusite. Ok, mais pour les crises? Le stress.

Un arrêt, des antibios, la migraine qui ne me quitte plus, la photophobie, et puis le vendredi ça va mieux, le dernier jour de traitement après les 4 précédents à me trainer mais à réussir quand même à faire quelques trucs, sans trop dormir correctement pour autant. Pas de netflix, pas d’ordi, pas de téléphone, que des antibios et des probiotiques, jamas j’ai mangé autant de chou cuit sans viande et de soupes miso et autres verveine et pisse de bourrique au thym. Une vie de morne Mormone encore plus plate qu’un pigeon écrasé 20 fois sur un passage piéton, j’entreprends dans la pénombre la méthode KonMari pour tuer mon pire ennemi. L’ennui. Après tout, j’ai déménagé à toute berzingue par 4 fois en 10 ans de vie parisienne. Je n’ai jamais vraiment eu le temps de faire un tri savant ni d’organiser le moindre de mes apparts confortablement et chaleureusement, c’est le moment. Le samedi ça ne va pas. Le dimanche je me tiens. le lundi je rappelle le généraliste pour faire le point. Le mec n’est pas dispo avant le mercredi, le mercredi soir j’y vais la migraine ne m’a plus quitté. Entre temps j’ai fait une crise, il a fallu qu’il appelle la pharmacie où on m’a accompagné pour me redonner le même traitement d’antibios une semaine de plus. Le soir j’attends une heure son retard, le cerveau en feu, et les yeux qui pleurent sous la lumière des néons. « Et pour la migraine, je fais quoi, Docteur? » 

« Du Nurofen »

Nurofen, spedifen, paracétamol. Toute la semaine, je change, j’alterne, je limite, surtout, puisqu’à chaque fois ça me fait autant d’effet qu’un pansement sur une jambe de bois. Je me réveille chaque matin une à deux heures avant le réveil habituel. Voilà un mois que je ne dors plus. Je n’ai pas su aller au travail le lendemain. Mon boss ne veut plus de moi dans cette état, et moi ce taf c’est tout ce qu’il me reste pour me croire en vie dans ce désert de douleurs opportunistes.

Je cherche.

Des migraines hémiplégiques. Est-ce que mon père en faisait? Oui, jeune, très fortes, et des sinusites aussi, et puis c’est parti, mais pas d’hémiplégie. La sinusite? Sphénoïdale la sinusite. Celle de 15 ans de narine gauche obstruée, d’allergies diverses et variées, protéiformes, changeantes d’une année à l’autre, de rhinites, de conjonctivites et de réactions allergiques à tout et n’importe quoi, d’œdème de Quincke pour une piqûre de moustique, d’un pouce qui double de volume après avoir frôlé un truc en passant à la photocopieuse, de sinusites récurrentes de 18 à 25 ans qui on ignore comment avaient fini par me quitter. Sphénoïdal, c’est le sinus qui est juste à côté du tronc cérébral et qui peut vite dégénérer en méga grosse merde et en hospitalisation si elle n’est pas prise en charge à temps, mais aussi proche des yeux et qui donne des migraines atroces et de la photophobie. Un possible responsable rescapé de deux ans auparavant : une bactérie qui s’appelle pneumoniae chais plus quoi, mais voilà, j’ai loupé médecine, et c’est pas doctissimo en qui je crois autant qu’en Raël qui va me sauver la mise, et qui peut être responsable de pneumopathie puis de sinusite sphénoïdale. M’aurait on mal soignée une première fois? Ou pas assez suivie? Aussi bien l’angine et le méga mix des virus de métro de cet hiver 2019 aurait suffit à une surinfection. Des migraines hémiplégiques familiales, c’est la seule chose qui ressemble parfaitement à ce que j’ai (oui, j’ai lu 35 .pdf d’archives de sites de recherches et de travaux d’étudiants à chercheurs pour en arriver là), sauf qu’une nouvelle fois, comme l’appendicite atypique et la pneumopathie non pneumocoque, personne n’a eu ça dans la famille. Est-ce que c’est un tour? Est-ce que c’est juste la sinusite ou alors je cumule et l’un énerve l’autre? Impossible à dire, sauf qu’outre les migraines façon casque à pointes tournées vers l’intérieur, au 3ème jour du 1er traitement, la moitié de mon visage n’est plus symétrique. Le côté droit a démissionné, il a dit merde à l’autre et décidé de s’affaisser et que mon expression neutre normale habituelle a fait ses valoches avec Simonne, mais pas pour rentrer à Paris, plutôt pour fuir très très loin, de me faire des algies, comme si un dentiste m’avait anesthésié en plein milieu de la joue pour le fun. Et la main, le milieu de la main droite. Et quand ça part, finalement ça brûle, aux mêmes endroits, mais la mobilité revient et mon visage reprend forme, sauf les cernes de Nosferatu. J’ai pris 15 ans en 1 mois. Je ne dors toujours pas. Je suis soignée, il paraît. C’est un homme qui me l’a dit. Un docteur, en plus. Ils savent mieux. Toujours.

Je pars le mercredi avec l’ordi du bureau. 2ème crise. Je réaménage mes journées plus longuement pour faire tout mon taf malgré tout. Mes collègues anglophones me parlent du « Winter Bug », et que je dois ressembler à Anna Wintour avec mes sunglasses en permanence. On a un nom pour mon blème : Le Anna Wintour is coming Bug. Ce sera mon calembour anglais préféré de l’année. Je me voyais plutôt en Ph. Manœuvre, mais avec ma coupe au carré ça me va sûrement mieux ainsi.

 

Je suis profondément frustrée et vexée d’être arrêtée dans ma course, mon job, le simple divertissement des réseaux sociaux ou échanger quelques mots par messenger ou sms avec les amis, qui s’inquiètent et ma pire d’être pire chaque jour qui amplifie mon stress aussi, cette fois, oui, en vrai. Je n’ai droit à rien. Que vivre dans le noir. Plier des vêtements. Souffrir à la lumière. Boire de la tisane, compter les morts depuis le tout début de l’humanité. Un vampire de True Blood en version déjà morte.

 

Sauf que ça n’en finit pas et que réellement, si j’ai choisi des gifs de The Russian Doll tout du long, c’est que j’ai vécu la même angoisse d’avoir ces crises de plus en plus fréquemment répétées, impressionnantes, et qui sont cliniquement décrites comme très ressemblantes à des AVC dans les cas de migraines complexes pour lesquelles je ne suis alors pas diagnostiquée, ni traitée. Je suis morte ainsi, quatre fois en un mois. De manière toujours plus rapprochée, douloureuse et épuisante. Jusqu’à avoir une sensation de pic à glace dans le cœur en permanence. J’ai pensé à cette pauvre Anna que Freud voulait à tout prix accuser d’hystérie à cause de son bras paralysé d’une histoire de gamelle et de petit chat, alors qu’elle n’avait peut-être qu’un Anna Wintour’s coming Bug, la pauvre. Et à tout le mal qui est fait aux femmes qui voudraient juste être soignées comme tout homme qui a des droits et nous moins. Si on devait résumer la psychanalyse en une phrase, je dirais, à chaque fois que quelqu’un a des problèmes, c’est forcément la faute à nos schneks. J’attends qu’on m’explique comment porter décemment des couilles en usant de cet argument dès qu’on a pas la réponse aux problématiques dont on se fout.

 

Je suis dans une Dark Room, au sens propre comme au figuré (again,  je vous laisse chercher le sens de cette expression par vous-même, je suis en train de me relire et mon nerf optique ne le voit pas d’un très bon œil à l’heure du coucher). Depuis un mois. Pas sûre d’être soignée de quoi que ce soit. Je deviens dingue de ce mois effacé, annulé, où je me sens interdite de tout, sauf avoir ces douleurs et pas de possibilité de me reposer. De plus en plus mon nerf optique brûle et j’y vois de moins en moins. Les acouphènes se sont invitées à la fête du slip qui se trame au niveau de mon système nerveux dont je suis le spectateur impuissant. Et j’ai tellement l’habitude d’avoir mal au crâne que je ne fais plus partie de ce monde depuis longtemps. J’ai juste l’opportunité de manger, et de m’allonger sans compter sur le fait de dormir correctement. De multiplier les supers aliments et les probiotiques sans effet. Et maigrir malgré tout pendant que mes cernes se creusent au point de ressembler à un héroïnomane de Drugs Inc. ou Dope sur Netflix que j’ai pas le droit de regarder non plus pour détourner mon attention de cet enfer demi-conscient . Et donc ça pue. Et donc le médecin ne me soigne pas.

 

J’ai vécu là un mois, et j’ai pris rendez-vous avec l’ORL, et réussi à obtenir un rendez-vous avec un neurologue par le doigt de Dieu et des désistements de dernière minute qui m’ont sauvé d’une mise de justesse, et j’ai du me refaire arrêter, et j’ai cru que ça s’arrêterait là. Mais comme dit le bouffon dans Le Roi Lear, « Le Malheur n’est jamais comblé tant qu’on peut en dire : « C’est le comble » ».

 

Dans une pièce sombre, à me lever tous les matins de douleurs, au même endroit, sans rien pouvoir faire pour échapper à cette situation tous les jours les mêmes, avec pour seule compagnie un chien que j’ai du mal à sortir, une bougie et une lampe Ikéa à LED qui ressemble à un micro de commentateur sportif ridicule avec son corps en plastique rose. Sans sommeil, comme dans un jour sans fin qui se répète tant qu’on a pas trouvé la solution. À craindre sans cesse de faire des crises qui ressemblent  à d’impressionnants AVC qui vous épuisent un peu plus chaque fois, et la crainte qui s’en suit, et la suivante plus violente, la peur a ventre de tomber dans la rue, le métro, ou juste chez moi et qu’on m’oublie jusque ça sente un peu trop la moufette pour que les voisins daignent appeler les pompiers parce que ça dérange leur routine et gâche leur soupe à l’oignon. Et l’énergie vitale qui s’enfuit, même plus envie de clopes et incapable d’avaler un café, abrutie et oubliant très vite ce à quoi je venais de penser que je devais faire il y a une minute, comme un poisson rouge qui tourne dans son bocal et qui ne sait rien faire d’autre. Dans le noir, de jour, comme de nuit. La plus grande des solitudes est celle de la douleur qu’on ne peut pas partager et qui ne vous quitte plus jamais. Il aurait vraiment fallu que ça s’arrête là. Mais non.

J’ignore quand je vous raconterai la suite ni si j’y arriverai. J’espère aérer enfin avec quelques sujets plus légers dans les prochains articles… Spoiler : je ne suis pas tirée d’affaire et ce n’est pas la faute des médecins, cette fois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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