Ils nous font tourner en bourriques, nous donnent des informations et des instructions contradictoires, nous font reproduire des tâches inutiles pour qu’on les rassure sur le fait qu’on connait le job ou tentent de nous piéger sur ce qu’on sait déjà, nous demandent constamment si on a bien fait ceci ou cela pour mieux nous coincer même si la réponse est forcément que oui, ils nous séduisent dans un premier temps et sans prévenir nous brisent en mille morceaux avant de nous descendre au su et à la vue de tous, dans l’omerta la plus complète, nous cassent et nous insultent hypocritement, par devant avec des paroles anodines et dont la violence n’est détectable que pour nous, qui ne doutons de rien, ou qui n’ avons pas su entendre notre petite voix intérieure quand elle a pu nous suggérer de se méfier quand même un petit peu ou que l’offre était trop belle pour être vraie. Pire, dès que ça a senti la patate avec notre baromètre autistique complètement biaisé par carence en instinct social, on a pas entendu et on s’est dit que non, ça ne pouvait pas être « ça », surtout après un diag ou un gros travail sur soi  même ou même quelques ateliers de comm’ ou d’habiletés sociales, que ça ne pouvait pas être « contre nous », ou que c’était un moment de hargne temporaire à laisser passer sans faire de vagues même en ayant rien fait pour… Et puis à un moment le harcèlement est là. Nous voilà à la fois silencié, figé psychologiquement et sans arme pour y répondre qui ne se retourne immédiatement contre soi pour nous en rajouter encore quelques couches jusqu’au point de non retour… Il y aura plusieurs articles sur le sujet, car bien souvent, cette donne, d’avoir été harcelé plus ou moins tout au long de nos parcours est récurrente chez le sujet TSA, mais je tenais à commencer par dresser le portrait du collaborateur toxique, de préférence le patron, parce que l’employé utilisera finalement les mêmes méthodes et que ce soit avec la complicité ou non du boss et des autres collaborateurs et en fonction de la taille de l’entreprise il saura de la même manière retourner tout le monde contre vous.

Moi je dis patron toxique (enfin pour l’heure, vous verrez plus tard que j’ai un autre mot spécifiquement pour cela et bien les désamorcer), mais les psy sont moins sympas, hin, j’ai pris pas mal de data sur le sujet ces dernières semaines (et j’ai pas fini) : ils parlent bien de pervers (narcissique ou non) mais aussi de psychopathes, au sens où la notion de bien/mal-veillance de ces typologies de personnalité de vis à vis de leur prochain leur est bien étrangère quand ils ont défini une cible à détruire comme un objet et non plus un être humain que ce soit conscientisé ou pas. De pervers narcissiques, aussi, oui, mais dans ton taf, mais qu’ils le fassent pour rassurer leur égo ou qu’ils se kiffent en tant que prédateurs, ne change rien au résultat. Donc perso je suis montée à l’envers, autant de vie sentimentale je me passe aisément, autant de job et de revenu, non, donc on va encore parler jobi-joba. Et je ne lâche plus rien sur mon besoin de stock hebdo de bâtonnets de mozzarella frits.

D’abord répondre à la question que tout le monde se pose : « Mais pourquoi ils font ça? » (ouais je sais que d’autres se sont cassé le nez bon nombre de fois sur celle là, jusqu’à ne même plus chercher à comprendre, y compris de grands spécialistes, mais après quelques investig’, j’ai trouvé quelques réponses quand même, et si ça peut aider, je partage).

Vous reconnaissez cette scène? On rit un peu vu le nombre de conneries qui s’enfilent comme des perles de ce mec seul qui annonce bien qu’il a prévu de faire la misère à tout le monde. On rit parce qu’on est extérieur à la scène, et donc pas impliqué, mais si on décrypte un peu le texte on entend bien un mec qui prétend ne pas être raciste et utilise les termes les plus insultants qu’il a sous le coude pour faire valoir sa supériorité, homophobe, sexiste et qui ponctue, cerise sur le clafouti « Qu’il est juste » dans toutes les actions perverses qu’il a prévu d’entreprendre pour mettre son équipe au pas. ça fonctionne parce que c’est un film de fiction, bien que ce soit une scène malaisante, qu’il y a des cibles et pas juste une dans un groupe, que c’est l’armée et que par cliché ça suppose de répondre à n’importe quel ordre le plus absurde soit-il et si on connait la suite, on sait que d’autres humiliations vont suivre…

On va d’abord dresser leur portrait, et si j’ai la place ici, on définira les stratégies dans un 3ème article sur le sujet, vous avez bien lu 3ème, avant je vais vous filer des tips de survie pour protéger votre tête et votre âme, le temps de digérer celui-là. À la question pourquoi sont ils aussi vicieux / salauds / méchants / pervers / toxiques / nuisibles etc… La réponse ici :

PARCE QUE.

POINT.

En résumé, chercher la cause de leur état est inutile. En particulier quand on en est victime, c’est même le pire écueil où tomber, si vous vous la posez, soit vous êtes la victime, soit une potentielle proie, et toute l’empathie que vous essayerez d’avoir pour donner du sens à leur putasserie ne fera que renforcer leur pulsion de destruction. Ces gens sont là pour vous tuer psychologiquement, c’est leur seul objectif, oubliez tout le reste et restez concentré pour ne pas que ça vous touche. Arrêtez tout tout de suite, surtout si vous êtes du genre à porter la misère du monde sur vos épaules, c’est tout à votre grandeur d’âme de vouloir sauver ce genre d’individu alors que vous n’êtes pas rémunéré et/ou armé pour, mais si vous vous lancez là dedans n’attendez ni complaisance, ni reconnaissance, ni remerciements, au mieux un peu plus de boue avec plus ou moins de violence ou la vitesse supérieure pour vous défoncer mieux si le prédateur a perçu que vous aviez détecté quelques failles et que vous osez malgré la vie de chien qu’il vous fait mener vouloir l’AIDER. On peut essayer la CNV à condition d’être calé, et tout dépend du contexte, mais c’est sans garantie et ça suppose aussi d’avoir le détachement et la distanciation de l’étoile la plus lointaine de la galaxie par rapport au parasite ultra-résistant qui nous occupe. Une personne qui veut vous voir crever psychologiquement sous son emprise n’en a rien à foutre de votre bienveillance, au mieux elle vous fera croire qu’elle en a quelque chose à foutre pour vous piéger plus profond. Et rappelez vous qu’en position de faiblesse la première personne à sauver avant d’être en capacité de sauver les autres, c’est vous. Aussi, en leur accordant plus d’importance qu’ils RÊVENT que vous leur prêtiez, vous nourrissez leurs vices. Exactement comme les trolls du web qui rebondissent sur tout ce qu’il trouve pour le transformer en caca, shitstormer leur monde et se moquer de vous ensuite. Vous n’avez pas de croquettes pour ces gens là, ce ne sont pas des chiens, justement, ils ne méritent pas que vous les nourrissiez. Et c’est tout ce qu’ils attendent. Ces gens sont dans tous les cas bouffis d’une forme d’égo qui cherche la reconnaissance de leur domination et de leur emprise sur vous et ne sont satisfaits que quand ils vous ont touché sans avoir rien à foutre des dégâts causés et des conséquences sur votre état (sans quoi vous ne seriez pas tombé dans leurs filets), donc gardez en tête que vous n’avez pas une seule chips au fond du paquet à leur refiler pour qu’ils se rassurent d’être légitime à venir taxer votre essence et votre énergie en sachant qu’ils veulent juste vous tarir et vous dépouiller si possible de tout ce qu’ils vous envient qui les agace au point de vouloir le détruire au plus profond et vous mettre en doute. Par ailleurs toutes les explications sont possible mais aucune ne justifie pour autant de briser psychologiquement l’autre quand la pulsion leur prend.

Sont ils seulement conscients de la merde qu’ils foutent?

Oui. Non. Les deux. ça dépend vis à vis de qui... Sérieusement, dans le cas qui nous occupe, est ce la principale question à se poser? Franchement, on s’en fout. Même chose que précédemment, dans la série des questions qui ne servent à rien quand on est l’objet de destruction qui attise ce type de profil, qu’est ce que ça peut foutre que des gens aient eu des problèmes qui leur justifierait de se venger sur les autres pour compenser leurs manques quand c’est optionnel. En tant que non psychologue, je revendique mon droit à ne pas me faire accaparer par les problèmes de ces gens. Toutes les personnes qui subissent des violences ne les reproduisent pas forcément, donc on va pas leur donner des excuses. Déjà parce qu’ils ne s’excuseront pas et que quand ils le feront ça ne sera qu’une ruse pour mieux se couvrir de tout le tsunami excrémentiel qu’ils ont prévu de propulser sur vous jusqu’à immobilisation complète. C’est la deuxième question à éviter de se poser pour ne pas s’épuiser pour rien à chercher du sens et une raison pour briser le cercle vicieux dans lequel ils nous fichent sans moyen de s’en sortir sans fracas. (pour le moment…)

Retenez juste que contrairement aux personnes qui savent se remettre en question (et qui sont généralement des proies idéales du fait de leur capacité aiguisée à mettre dans le doute à tous les coups pour déstabiliser et expliquer qu’ils savent mieux que vous qui vous êtes et ce que vous devriez faire, dire et penser), s’ils sont comme ça : c’est qu’ils n’ont rien foutu à ce niveau là en terme de travail sur soi-même. Donc oui, on peut les déclarer officiellement Gros branleurs de la plénitude et de l’épanouissement : à nouveau, leur problème, pas le vôtre. Ces gens ne vont pas chez les psy. Et quand ils y vont, même les spécialistes de leur genre et experts en victimologie galèrent bien bien bien à capter s’ils sont vraiment victimes ou s’ils sont encore en train d’essayer d’arnaquer quelqu’un ou de faire valider leurs mauvaises actions. En gros, vous avez affaire à des sales gamins mal éduqués cruels et psychopathes avec une conscience morale au niveau protozoaire qui se gaussent en arrachant les pattes des mouches et en noyant des petits chats parce qu’ils trouvent ça drôle et s’ils en sont encore là à l’âge adulte, à aimer consciemment ou non regarder l’autre souffrir par leur faute et s’en frotter les mains, dites vous qu’au mieux vous avez à faire à l’armée des marcheurs blancs dans G.O.T et que même avec la grande gueule et le manteau de Jon Snow, s’ils ont décidé de vous éliminer, c’est pas avec votre altruisme que vous allez vous en démettre, mais plutôt avec une bonne armée, quelques dragons, et un fucking lance-flammes.

 

Qui sont ils réellement?

Là c’est un peu pareil : qui sait, en fait et est-ce que ça devrait vraiment nous concerner alors qu’on est devenu la bête à abattre du service? À part les gens qui les acceptent (et surtout qu’ils acceptent eux et ne considèrent pas comme des pinatas… ces petits chanceux là…) et leurs proches qui savent comment les prendre et les connaissent assez pour ne pas se laisser casser les couilles et les ovaires, voilà encore une question qui ne sert à rien de se poser une fois que le ver a fait son trou dans la pomme et que le relationnel et la communication avec eux sont pourris. Comme n’importe quel agresseur, c’est Monsieur Tout Le Monde et il est présent dans n’importe quel milieu. Et ouais.

En revanche, ils ont un nombre incroyable de points communs. Et ça on peut les noter.

Déjà ils sont charmants. Oui, vous avez bien lus. CHAR-MANTS. Nan c’est vrai, avant qu’ils nous tombent sur le coin de la figure comme une enclume venue de nulle part avec ou sans raison (ou pour une raison en général tellement merdique comparée aux foudres de Jupiter qu’ils nous font retomber dessus en échange) pour nous écraser façon rouleau compresseur, notez bien qu’on avait généralement placé toute notre confiance et notre admiration en eux et que c’était limite si on avait pas de l’affection. Voire une Grande Affection. C’est un de leur talent : l’art de la séduction. Sinon comment croyez vous qu’on se laisserait berner si facilement au point que la situation se retourne contre nous alors qu’on n’a pas fait d’autres preuves que celle de la diligence? On va mettre + 100 pour les compétences en sociabilité, voyez comment avec un autisme de niveau négatif de ce côté là, on est hyper bien dotés pour que ça nous tombe dessus en premier de liste de cibles.

Il sont sociables et surtout très doués pour vous faire croire à leur honnêteté. Avant de vous niquer dans les profondeurs, ils n’oublieront jamais de commencer par vous montrer une belle patte blanche pleine de farine, voire ils commenceront par vous démontrer leur honnêteté en vous rendant service, en ayant plein d’empathie, en vous flattant un peu ou en vous offrant des choses matérielles ou non. Bien souvent ils commenceront même par être aux petits soins, et même à vous rendre de nombreux services et vous faciliter les choses en de nombreux points, en particulier dans le travail… Jusqu’à ce que vous leur deviez quelque chose ou que vous tombiez dans une forme de dépendance, parce qu’ils savent aussi parfois se rendre addictifs. Ils savent se faire admirer et fanfaronnent volontiers aussi. Les plus talentueux sont admirables. Parce qu’ils leur faut une caution. Et du soutien, pour passer inaperçu en semant la zizanie où ils veulent.

Ça va paraître évident, mais ne fraternisez jamais avec les collègues et les patrons, ne lâchez rien de votre vie personnelle qui pourrait se retourner contre vous dans le milieu du travail, en particulier s’ils vous questionnent. Répondez que vous avez une vie simple, celle de M. et Mme Tout le Monde, lisse et sans problème notoire, je m’adresse à ceux qui n’évoquent pas leur RQTH et qui triment en passant pour « normés ». Parfois vous aurez de ces collègues « copains »… la réalité c’est que si ces gens doivent devenir vos amis ça ne se fera qu’avec le temps.

 

Si vous êtes socialement vulnérable, rappelez vous que vous êtes là pour échanger un salaire contre une charge de travail et diverses tâches. Que vous ne devez rien de plus à l’entreprise que ces tâches et un minimum de savoir vivre et de politesse. Tant mieux si vous partagez un déjeuner, une soirée, un évènement, mais une nouvelle fois souvenez vous que la moindre compromission de quelque ordre que ce soit pourra se retourner contre vous sans prévenir et pour longtemps et surtout que ce travail n’est pas une offrande qu’on vous a faite, vous l’avez cherché, trouvé et mérité et de la rumeur au bullying il n’y a parfois qu’un pas. En particulier si vous avancez en aveugle et que vous péchez sur l’interprétation des codes sociaux et/ou des expressions du visage. Vous avez postulé, été recruté pour la concordance de votre savoir faire et de vos compétences au poste, pour les zélés et autres workaholics comme moi je sais qu’il est difficile de mettre un frein, pour les speedy gonzales de la résolution de problèmes et autres résistants/résilients capables d’assumer une charge de 3 employés sans ciller : ralentissez. N’allez pas trop vite, ne donnez pas trop, parce qu’à la moindre erreur et en présence d’un toxique, on ne manquera pas de vous faire remarquer que finalement et même si vous avez bouclé quatre vingt pour cent du chiffre d’affaire d’un trimestre en un seul mois ou boosté la productivité de manière significative, le simple fait que d’autres ne sachent pas aller à votre rythme ne fera qu’amplifier la jalousie et la haine, en cas de retournement soudain de la situation pour X raison, pire, à la moindre faute de frappe on voudra vous faire gober que vous êtes en train de couler la boîte parce que vous êtes trop rapide, visionnaire, proactif et toutes vos qualités deviendront vos défauts. Et la moindre erreur vous coûtera trois fois plus que celle de Jean Guigui qui ne fait pas plus d’effort que ça et dont de fait, on attend moins.

 

Assumer d’énormes charges de travail dans une ambiance saine, passe encore, mais si cela fait peu de temps que vous avez eu le job, n’en faites pas trop. Démontrez votre rigueur, pas votre dévouement sacrificiel. Vous ne volez pas votre salaire. Les minutes sup’ sont ok, les heures non rémunérées en particulier si vous êtes le seul à en faire, non. Vous n’avez pas à être David contre la charge de travail Goliath pour prouver que vous êtes capable sous prétexte que vous êtes autiste, handicapé et n’importe qui de non dominant. Calez vous juste sur le rythme des autres. Jouez la formation même si vous avez déjà tout compris en deux jours. Ne dépassez pas la performance requise au delà de ce qui est demandé. Suivez les consignes. Validez vos acquis. Demandez à être validé mais pas trop ni tout le temps non plus. Restez humble même si vous avez grave de quoi vous la péter dans le fond des fouilles, mais pas le vortex par défaut qui peut absorber tout ce que les autres ne veulent pas faire.

 

Se savoir handicapé génère automatiquement une forme de compensation du handicap par des talents autres, j’en ai déjà parlé ici. Si vous évoluez sans RQTH, et que l’entreprise n’est pas « handicap friendly », vous allez vouloir compenser, c’est automatique et un peu inconscient. On est trop dans cette situation pour éviter la discrim’ et la stig et décrocher le job qu’on aurait pas eu en se pointant à l’entretien de la boîte de nos rêves en mode « Coucou, j’ai un autisme de type Sheldon, mais ça vous sera remboursé par un organisme » et à ne pas le dire et c’est un choix personnel, mais pour rappel aussi : vous n’avez pas l’obligation de vous signaler handi, vous pouvez le faire quand vous voulez ou non, mais en aucun cas l’employeur ne peut vous dicrim’ parce que votre salaire vous permet pas d’acheter un casque Bose à réduction de bruit et d’avoir un bureau tout seul, et que vous avez besoin d’aménagements parce que ras le bol d’endurer des trucs que vous supportez plus de prendre sur vous. Mais ne sur compensez pas tant que vous ne connaissez pas mieux le terrain et que vous n’avez pas idée des limites que vous pouvez franchir ou pas pour justifier votre beefsteak du SuperU ou vos galettes de tofu du dimanche. Il n’y a que sur les acharnés que l’on s’acharne. Vous n’êtes pas un gentil petit mulet désolé de ne pas être dans la norme, c’est ce que voudrait un monde valides, mais vous risquez de perdre votre temps à leur expliquer s’ils n’ont pas été formés pour vous accueillir ou que ça n’est pas un choix spontané de la boîte. Faites le boulot. Faites un peu plus si vous le sentez, mais pas trop. Sondez le terrain. Ne sortez pas du cadre. Gardez une part de vous même comme observateur extérieur et gardez votre analyse pour plus tard. À froid.

 

Le toxique, lui ne se posera jamais tant de question sur l’idée d’être irréprochable. Il prêche le faux pour savoir le vrai. Il est affable, aimable, aidant, il veut votre bien, à tel point que lui seul sait ce qu’il vous faut. Mieux que vous, et c’est à la fois ses tentatives d’emprise ratées ou réussies qui vont le convaincre définitivement qu’il a raison de vouloir vous assassiner psychologiquement. Et jusque là vous n’aurez aucune raison de le voir venir, tout bonnement parce que des personnes qui ne foutent pas la merde en entreprise existent aussi, et que vous ne savez pas à quel moment il va exercer son art de la destruction sur vous ou sur le voisin. Et son talent réside justement dans la manière insidieuse par laquelle il va vous mener au centre de sa toile pour mieux vous manger la cervelle. Le toxique est juste. C’est même un épris de justice, il vous le dira. LA SIENNE.

Mais surtout il le croit. N’allez pas non plus mener une enquête auprès des autres pour en savoir plus, sans prendre milles précautions. Ou prenez des cours de stratégie en management avant. Ne faites pas votre affaire de bruits de couloir, et gardez une attitude neutre, sans prise de parti défini. Vous êtes au bureau, pas sur twitter et pas anonyme. J’ai une amie et ancienne collègue qui disait ceci (et c’est devenu un Mantra) :

‘Tu as pris des notes? Tu as bien fait tout ton travail? Tu n’as rien oublié?…

Si la réponse est oui partout, voici la suite de sa phrase :

 

ALORS TU T’EN FOUS »

Beh ouais quoi, votre fonction au taf ou la façon dont vous perçoivent ceux que ça arrange de vous coller un costard pour X raison malsaine ne vous définit pas dans vos valeurs profondes, pas la peine de s’offusquer à cause de trois canards qui s’ennuient dans leur mare, même si leurs petites crottes sont produites pour vous salir. Se détacher c’est déjà ne pas céder au bullshitting. Si on vous attaque directement, ne dites rien, prenez au pire l’air étonné et laisser le malaise aux malaisants.

Retenez simplement ce qui est dit, et attendez de voir la suite, vous avez tout le temps de vous faire votre idée. Investi dans son job ne veut pas dire aveuglé, n’oubliez pas de vous distancier. Cette boite, ce job, ces gens, ce n’est pas vous, encore moins une famille de substitution, plus vous demanderez à être validé plus vous serez testé et mis en doute, ne justifiez rien. Vous êtes un visiteur, avec une mission à accomplir. Une fois cette mission accomplie, vous ne devez plus rien à personne et vous n’avez plus qu’à faire, dire et penser ce que vous voulez comme vous le voulez. Et si on vous demande plus, ne vous engagez que si vous avez les compétences et la disponibilité pour assumer des missions supplémentaires et que ça ne sent pas l’opération suicide dont personne ne veut. L’entreprise n’est pas une religion, pas de sacrifice devant son autel. Inutile de se forcer. N’entrez pas non plus en concurrence. Laissez les concours de celui qui a la plus grosse à ceux qui ont besoin de se rassurer là dessus. Éventuellement relisez Le Principe de Peter si vous êtes en bout de chaîne,

 

Revenons sur la perversion. Que cherche le toxique? Réponse rapide, à vous détruire et uniquement ceci. Les raisons sont nombreuses. Et il n’y a pas de quoi s’étaler dessus. Rappelons que le toxique de l’un n’est pas forcément celui de l’autre et que la sociabilité est leur point fort. Ces personnes ont des amis, et des cibles, et les premiers ne sont pas forcément les seconds. En gros, oui, ce psychopathe intermittent, a une âme. Mais pour s’en prémunir dans le cas où il vous agresse, oubliez ça tout de suite, puisqu’il n’aura aucun état d’âme ou remise en question de ses agissements malveillants et destructeurs vis à vis de vous dès lors que vous êtes sa proie. Pire, bien souvent le harceleur est muni d’une armée de légitimes défenseurs… qui en réalité ne font qu’en sorte de ne pas se faire broyer par lui et que ça arrange bien que le dévolu de sa cruauté tombe sur vous plutôt qu’eux, en plus de masquer ses intentions diaboliques.

Au travail, quand vous êtes dans sa ligne de mire et de manière plus générale, pour ce type de personnalité, un des indices qui peuvent vous mettre sur la voie sur le fait que vous avez affaire à un manipulateur ou un harceleur moral, c’est la remise en doute continue de la personne que vous êtes jusqu’à ce que vous ne sachiez plus où vous mettre et quoi dire pour qu’on vous fiche la paix et revenir à la raison de votre présence dans cette fosse aux lions : le travail qu’on vous a confié.

Par des petites questions anodines, des réflexions, par des interprétations personnelles de votre personnalité où vous ne vous reconnaitrez pas et qui vous ferons vous remettre en question, le toxique va commencer à vous pourrir la tête, et vous la vider complètement jusqu’à vous chosifier. La notion de vous remiser au rang d’objet pour vous contrôler fait totalement partie de leur process d’extermination. Et vous serez alors coupable d’office de tout ce qu’il aura décidé que vous aurez mal fait même et surtout si c’est faux, injuste et amplifié. Une fois encore ne vous remettez jamais en question en face de ce type d’individu, justement parce que c’est son but, vous troubler pour vous déstabiliser ce qui va vous pousser à la faute pour prouver qu’il avait raison de douter de vous et de vous faire douter, flouter le bien fondé de votre être et de vos actions, et surtout mettez la culpabilité aux chiottes, tirez la chasse, personne n’est votre père ou votre mère, ici, encore moins votre maître à penser, ils vous haïssent?… dites vous que c’est bien la preuve que vous pétez le swag. Vous avez fait une erreur où vous n’y aviez plus aucun droit acculé à veiller à ce que le harcèlement déjà en place ne s’amplifie pas et vous vous sentez encore plus mal parce que ça va lui donner du grain à moudre? Rappelez vous premièrement que c’est en commettant des erreurs qu’on apprend et que ceux qui n’en font jamais sont ceux qui ne font rien. C’est aussi son but, vous faire culpabiliser de ne pas « être assez ceci », « trop cela » bref pas dans ce qu’il a décidé que vous deviez être. Que vous n’atteindrez jamais, puisque le but d’une destruction psychologique, c’est bien de vous retrouver isolé, vous sentir mal de ne pas être le reflet de ses attentes, mal de l’objet de ses reproches, bref mal tout court au point de ne plus savoir qui vous êtes et devenir fou, dépressif, en boucle, et tomber malade ou finir en burn out.

 

L’idée pour s’en démettre est de ne pas l’affronter directement, ce qui ne ferait que l’énerver encore plus mais aussi de ne pas céder à son emprise et lui montrer que toutes ses actions ou paroles glissent sur vous. Très compliqué, quand ils savent parfois mettre le doigt où ça fait mal, mais possible. C’est remettre en cause les compétences d’un employé excellent dans son domaine et le sous-qualifier, lui donner des informations au compte gouttes, erronées ou partielles pour le pousser à l’erreur. Parfois même détruire des dossiers et demander candidement ensuite à sa proie ce qu’il en a fait tout en pointant une erreur, jusqu’à vous faire croire que vous l’avez en effet commise. Monter en épingle une parole anodine que vous avez prononcé et la retourner comme quelque chose de négatif et de dommageable à l’ensemble de l’entreprise, que vous auriez dit, pareil dans les actes. En résumé tout tenter pour vous maîtriser et vous acculer au rang d’objet, un objet télécommandé dont il détient la télécommande, jusqu’à ce que son insanité devienne votre folie. Vous n’en voulez pas, vous allez garder la tête froide (je dis beaucoup de trucs comme ça depuis le début comme si c’était facile, alors que pas du tout, mais j’ai bien prévu de vous filer les tips et la valoche à outils pour bouter l’envahisseur hors de la forteresse imprenable de votre jolie caboche bien faite, c’est pour vous habituer dans un autre article, ces gens vos habituent trop facilement à ce que vous pensiez autant de mal de vous qu’eux à force de vous mettre des bâtons dans les roues). C’est aussi le mépris de passer devant votre bureau sans vous saluer et être extrêmement aimable avec vos collaborateurs à deux mètres de là, ne pas vous jeter un seul regard, ou ne vous faire que des remarques à distance pleines de pics sur la manière dont vous travaillez, ce que vos collègues ne remarquerons pas forcément ou s’ils le remarquent, classeront dans un dossier sans suite de peur de devenir la cible à leur tour. Dans tous les cas  le harceleur fera tout ce qui est en son pouvoir vous isoler par tous les moyens. Et c’est très efficace parce qu’à force de vous pousser dans vos derniers retranchements, c’est à dire soit rester invisible pour ne pas l’agacer plus (ce qui l’agacera plus) soit tenter de le satisfaire en répondant à toutes ses demandes (ce qui le poussera à être encore plus nuisible tant son objectif de vous mettre en échec par tous les moyens est fort) vous serez lessivé. Et l’erreur la plus commune dans ce genre de situation, c’est généralement de se dire « que ça va passer ». Ne partez jamais de ce principe. Si ça n’est pas passé dans l’heure ou dans les 24h, vous avez à faire à un pervers de compétition et ça va se reproduire. C’est aussi pour ça qu’il faut réagir tout de suite, j’y viendrai aussi en part 2 ou 3. Le principe du harcèlement tient dans la répétition. Gardez ça en tête.

 

Qui sont ils vraiment sous le vernis craquelé de leur fausse personnalité par les brèches de laquelle suinte du pu?

Des peureux, des stressés, des angoissés paranoïaques et frustrés. Des carencés affectifs, bien souvent, et par là je ne veux pas dire qu’ils ont forcément manqué d’amour, des gens viennent au monde blessés dès que ça ne va pas comme ils veulent, et c’est à vie. Ce qui ne leur donne pas d’autre excuse. Réfléchissez à ce qui les fait flipper. S’ils fanfaronnent c’est qu’ils ont un grand besoin d’attention pour combler un manque. Vous n’êtes qu’un marche pied qui leur permet de rayonner à votre détriment. Des lâches. La mauvaise foi fait aussi partie d’un de leurs incroyables talents. Ils  sont infichus de regarder leur daube en face, et c’est bien pour ça qu’il leur faut à tout prix vous la projeter dessus. Vous êtes un miroir dans lequel ils veulent confondre votre image pour se rassurer d’être beaux et bien foutus (encore plus quand ils sont complexés… une fois de plus vous n’êtes pas la cause du syndrome de Napoléon de certains).

Vous avez un doute sur le fait d’être harcelé? …

Essayez le LIPT :

Test de Leymann – êtes vous victime de harcèlement moral au travail?

Identification. Attention, certains cumulent…

Le stressé. Au lieu de gérer son stress, il le déverse sur toi, ça le détend (généralement ça peut prendre des proportions hallucinantes s’il doit en plus rendre des compte plus haut). Une nouvelle fois pas de remise en question. Donc à n’importe quel moment il peut péter un câble et passer très vite aux menaces et toute forme d’intimidation.

Parano. Cette personne pense que les autres font de la merde sciemment contre lui pour le faire chier et que tôt ou tard ils vont le larguer en route de toute façon ou qu’un complot international s’est monté contre eux depuis la naissance généralement assorti d’une trouille que la misère les mange… (très fatigants ceux là mais au bon ils se dévoilent vite). C’est connu, les gens se lèvent le matin pour faire de la merde au taf, c’est dans l’intérêt de tout le monde, mais c’est comme ça, consciemment ou non, ce genre de taré là a une peur panique d’être dévoilé pour ce qu’il est vraiment : faillible. Comme il ne gère ni ses erreurs ni ses échecs, l’erreur ce sera vous, et leurs échecs seront les vôtres, il vous l’expliquera très bien… Projection, projection… Profondément ce sont des personnes qui se chient dessus à longueur de temps de leur possibles foirades et prennent des allures détendues mal feintes avant de vous accuser de tous leurs maux.

La Grosse flipette des temps modernes. Celui là a peur du moindre changement, peur qu’on voit ses failles et ses erreurs, a un manque de confiance en lui de fond latent en permanence. Il veut mais ne se décide pas et passe sa vie à faire un pas en avant et trois en arrière, un seul truc bouge sans qu’il en garde la maîtrise et  c’est le début de la fin des haricots. Il va … mais à la dernière minute il sera réticent (ça peut durer des ans…), tant pis si ce qui est en place est obsolète ou faillible et qu’il y a des solutions plus confortantes pour tous, son besoin d’être rassuré l’emportera sur l’optimisation de l’organisation, généralement ce sont aussi des control freak, un truc leur échappe, et leur peur d’avoir loupé une info se transforme en panique.

 

(notez que dans tous ces cas l’égo est souvent très mal placé tout en occupant une place prépondérante dans la façon de dicter leur comportement et la perception qu’ils veulent imposer aux autres d’avoir d’eux. Le principal c’est que le problème ne vienne jamais d’eux, j’appelle ça des responsables professionnels en déresponsabilisation.

 

Inabordable (une variante du parano, dans la partie qui se méfie de tout) Il fait genre il est là mais il planque tout. Ses émotions, ses pensées, ses actions, sa vie, sa première femme, même quand tout le monde s’en fout… ses petits coups bas. Et il lâche peu d’infos parce qu’il a peur d’être jugé. En revanche il juge beaucoup malgré son absence de communication. Même si son jugement est erroné, le principal c’est d’avoir l’air lisse.

Le faux derche. Sourire par devant, je t’emmerde par derrière. Comme il ne sait pas forcément dire ce qu’il pense, il te la fait à l’envers. Et tu découvres plus tard qu’il te met des bâtons dans les roues en skred, généralement un peu tard, mais y a encore moyen de rattraper le coup, t’inquiètes.

L’orgueilleux. Celui  là vit comme s’il était seul au monde et que tout ne tournait qu’autour de lui (seul généralement contre tous, ça vous rappelle un autre plus haut, rappelez vous ou apprenez le principe de comorbidité, une grosse merde ne se pose jamais là par hasard, comme les poulpes qui ont des tentacules, n’importe quel cancer réel ou imagé ne vient de nulle part, et comme tout arbre, les embranchements sont larges… à cause des paramètres extérieurs… de la partie qui se calcule pas), de très mauvaise foi, il n’admet pas ses erreurs, a toujours raison et pète un plomb si pour X raison il se sent critiqué (qu’on le critique ou non). On se rassure comme on peut, le principal c’est de rester au centre et de n’y être pour rien si ce qu’il a mis en place ne fonctionne pas.

 

Le fanfaron. Un autre qui a la confiance en lui dans ses chaussettes. Il a besoin d’être validé et rassuré tout le temps, d’être écouté et au centre de l’attention, de se la péter à mort dès qu’il peut, il a l’humeur changeante aussi, passif-agressif et parfois théâtral il va s’intéresser à un truc et s’énerver trente seconde plus tard sur autre chose. Girouette, il a délégué son implication au sens du vent et personne ne peut lutter contre la météo. S’il lui arrive un souci, il baisse la tête, ne fait pas son fier, se décharge sur quelqu’un d’autre, et revient fanfaronner plus tard.

 

Celui qui vit dans sa tête. Généralement c’est le boss qui sait rien de ce que tu fais, qui s’en branle et surtout qui ne veut pas le savoir. Clairement c’est une forme d’incompétence managériale (souvent des mecs de la vieille école parce que dans mes derniers cours de management, on t’apprend que c’est pile ce qu’il faut éviter, pour des raisons de crédibilité déjà et de productivité, en sus…). En revanche il se couvre en te faisant croire qu’il sait (même s’il a aucune idée de la partie pratique de ton taf et de sa mise en place), en te cassant les couilles toutes les trente secondes pour te demander des trucs qui n’existent pas, te donner des objectifs inatteignables et non réalistes ou de faire des machins alors que la réponse est logique et connue mais qu’il faut lui prouver que tu peux… bonus s’il confond les choses dans sa communication ou qu’il s’exprime mal parce qu’il a l’esprit embrouillé mais qu’il a besoin de faire son cador pour te montrer qui est le maître, à la fin tu vas prendre très cher, parce que quoi que tu fasses ou dises, tu seras le seul coupable de son chaos intérieur. Champion du monde du sabotage du flux de travail. Généralement il n’a même pas la connaissance de tes priorités ou juste du flux de ce que tu as à brasser, donc il demande tout, tout le temps, n’importe quoi et de préférence dans n’importe quel ordre.

 

Le Control Freak (une autre flipette, tu peux aussi le coupler avec celui d’avant). Un autre qui a la trouille d’être jugé ou critiqué. Du coup il ne te lâche pas. Te demande des trucs tout le temps, ça te ralentit mais il s’en fout, il ne sait pas forcément non plus ce que tu fais mais il a besoin de se renseigner en permanence sur des micro détails (évidemment quand tu lui diras que tu n’as pas eu le temps de faire ton taf parce qu’il t’auras bien interrompu toutes les trente secondes (enfin ça tu le diras pas, si tu tiens à ta vie… enfin t’avais plus de vie depuis longtemps, on parle de survie psycho), il viendra te dire que t’es lent en te comparant à machin ou machin qu’il a en estime et à qui il ne brise pas les glawis… avec le mépris qui va avec, de fait et que t’es un branleur ou que tu fais pas les choses dans le temps imparti : LEQUEL? Celui qui t’oblige à répondre à toutes ses demandes surréalistes, c’est tellement plus important d’imprimer ses documents persos alors que le cœur de ton job suppose certaines tâches qui demandent de l’orga et un peu de tranquillité sauf que si tu ne réponds pas au taquet c’est toi le connard. En fait il n’a aucune idée globale de ton travail et comme ça lui arracherait les dents de l’admettre c’est limite si quand tu émets une idée (bonne) il ne va pas te la ressortir plus tard comme s’il venait de l’inventer (oui c’est de l’appropriation et c’est trashement dégueulasse), en revanche ce qu’il sait de ton job, t’inquiètes il va te demander 10 fois par jour si tu as bien fait correctement ceci ou cela histoire de bien t’inférioriser-infantiliser. C’est des « Vous avez bien recompté la caisse avant de la fermer? »Vous avez bien envoyé les commandes du lundi?… comme tous les lundis au cas où tu saches pas quel jour on est et tout un tas de demandes bien lourdes, vaines, et contre productive, à perte de temps effectif. « Vous avez bien fermé la porte du bureau en partant? » Les meilleurs, ceux là. Mais quand vous expirez, vous oubliez pas d’inspirer avant, au moins? Bref.

JOIE DU HANDICAP INVISIBLE; c’est très à part le handicap aspie, c’est la chape on sait que tu piges plein de trucs et que tu as une éthique d’acier, mais c’est tellement pas concevable pour le commun des mortels que supposer que tu puisses être à la fois handicapé et avoir 3000 de QI ou un savoir faire organisationnel de haute voltige… que ça ne passe pas.

Le point commun de tous c’est la projection sur leur cible, pas uniquement psychologique mais dans les faits. Je vais vous donner un exemple tout bête mais avouez que harceleur ou pas, on a tous croisé celui là au moins une fois dans nos vies, que ce soit dans le travail ou ailleurs :

 

LE BORDÉLIQUE

 

Généralement c’est un Dirigeant, un manager d’équipe, et toute personne qui a une responsabilité sur d’autres et une certaine charge de travail avec une implication directe sur le chiffre d’affaires.

Bon déjà, généralement, ils se planquent bien de l’être (c’est même des experts en dictée de sens de tes priorités, c’est juste que la seconde d’après il te font décrocher des tâches prio pour une connerie urgente qu’ils ont zappé de traiter plus tôt… quand c’était le temps de le faire avant que ça prête à emmerdes).  Et il y a que deux formes de bordéliques. Le chaos total ou le bordélo organisé mais la conséquence est la même tant que t’es en dessous pour faire tampon ou éponger toute trace du fait qu’il n’est pas aussi au point qu’il veut le soutenir : lui c’est du grand n’importe quoi, il passe du coq a l’âne parce qu’il a envie de tout faire ou juste que sa charge de travail est trop, enfin dans tous les cas il DOIT faire des choses à responsabilité tout le temps, vraiment débordé ou pas, l’excuse tient que si tu ne te cales pas à son rythme ce serait à la fin que sur toi qu’on remise tout ce qui ne fonctionne pas dès que quelque chose ne marche pas correctement. Donc il a pas le temps (t’es son bob l’éponge), donc il ne cherchera pas à comprendre. C’est Monsieur « Il faut ». Il faut que ceci soit fait tous les TANT, il faut qu’à telle date « cela » même si t’as pas les éléments, il faut… IL FAUT. Tu n’as pas le temps de finir une tâche qu’il t’en demande une autre, c’est l’histoire sans fin du boulot qui sera jamais fait dans les règles de l’art ou le temps imparti alors qu’il avait misé trois grilles de loto gagnantes sur ton wonderwomanisme en ayant misé que 2 euros…. Et si tu ne peux pas lui servir sur un plateau d’argent dans les trente secondes ce qu’il a demandé, tu es une nouille qui fait exprès pour le saboter. Il a besoin d’un fautif. La culpabilité qu’on peut se retrouver à porter malgré soi dans ces situations ne vient pas de rien, puisque vous êtes mis en échec dès le départ… Son bordel ne lui appartient même plus à ce stade là, c’est  le tien donc si ça merde c’est de ta FAUTE. Son autre crédo c’est souvent VITE et ASAP et autres URGENT et PRIORITAIRE (jusqu’à ce que tout le soit). En résumé : « vite fait mal fait », parce que d’asap en asap et du coq à l’âne tu as mille chances de faire mille erreurs et là, gare à toi parce que c’est la seule donnée qu’il retiendra quand une seule erreur sera là à te faire reprocher une fois de plus que tu ne sais pas faire le boulot… Parce qu’il faut une caution pour couvrir son absence d’organisation, que ce soit un trait de sa personnalité ou un problème contextuel. Le problème, c’est que si tu es dans sa dépendance directe, une grosse partie de son bordel va devenir le tien, du coup au moindre ralentissement, défaut de productivité, tout sera du à TON incompétence à ne pas savoir gérer son bordel constant (ouais ils sont magiques). Sauf que. Ce qu’il attend justement c’est que tu sois organisé. (de l’organisation qu’il a pas), c’est exactement là que le diable se mord la queue, parce que c’est là aussi que le mec va te refourguer en fourre-tout tout son bordel et à toi de le démêler vaille que vaille. Une fois bien noyé dedans,  la personne a aussi toutes les chances de s’emmêler les pinceaux, donc d’emmêler les tiens, de ne plus savoir où elle en est à un instant donné, d’oublier des actions en route et de te tomber dessus ASAP ASAP, et donc de venir te poser la question sans te laisser le temps de checker parce qu’il attend une réponse immédiate alors qu’a priori si tu as bien fait les choses au départ et que ça n’est plus ce qui t’occupe dans ta « routine » des tâches à traiter t’as oublié depuis longtemps (vu que t’es clean et que t’avais pas de raison d’y revenir de fait) NAN faut que tu partes en archéo dans les dossier et les mails, donc il trépigne, t’en veux non seulement de ne pas lui avoir répondu tout de suite (vu qu’il ne sait plus, tu es sensé savoir pour lui, elle est bien bonne, celle là, souvent ça le fait chier de vérif, donc il croit gagner du temps en te demandant de le faire pour lui (ta compétence est son oreiller) et en oubliant qu’a priori si ça date un peu t’as peu de chances d’y passer moins de temps que s’il avait daigné s’y coller) et comme en plus tu vas peut-être avoir besoin de ressortir des éléments… qu’il a perdu ou qu’ils sait pas où retrouver, mille chances sur mille aussi qu’il considère que tu fais exprès ou que c’est toi qui n’est pas sérieux là où jamais t’étais tenu d’y revenir puisqu’en général le boulot a été fait et t’étais à des miles de devoir activer la machine à remonter le temps pour lui filer les billes qu’il a perdu en route, gare si tu trouves pas de suite, la supposition suivante directe c’est QUE DONC TU N’AS PAS FAIT HAHA PREUVE QUE LE PROBLÈME VENAIT DE TOI DEPUIS LE DÉBUT (Magiques, vous dis je). Fastoche. HEM. Rajoute à cela l’option control Freak / parano / flipette ou n’importe laquelle des typologies citées plus haut et vois comme en tant que reflet de l’organisationnel de ton boss, tu es parti pour t’en prendre plein les roues et pour longtemps.

Si ça t’arrive, redescends tout de suite. Fais Pause. Va sur rewind, ça va t’aider à prendre du recul et à ne pas culpabiliser. Je t’explique :

Qui était là avant? Comment était le job? Pourquoi la/les personnes sont parties ou absentes… Est ce qu’il n’y a pas un schéma de reproduction. Parce que s’il y a un turnover c’est que la situation n’est pas neuve et que les gens fuient. Bien sûr il y a des employés bordéliques, mais est ce que c’est le reflet de ce qui a été mis en place, un défaut d’outils, des procédures inopérantes ou chronophages pour des résultats peu productifs ou est ce qu’ils sont vraiment bordéliques?… Mais comment ne pas capituler quand tu as un N+1 sur le dos qui n’est jamais content de rien que tu fasses bien ou non ou pas? Mais surtout il y a des employés de bonne volonté et c’est une majorité, les autres se font vite détruire et en ces cas c’est par tout le monde et pas juste par une personne abusive et c’est légitime parce que les gens qui travaillent ne supportent pas trop les tire au flanc. En revanche quand il y a du turnover, c’est déjà u signe que le poste, la fonction ou les outils sont à revoir. On reconnait une entreprise en bonne santé et saine sur le plan psychologique à l’ancienneté de ses employés. N’oublie pas. Et que donc ça vient pas forcément de toi. Et qu’épuiser ton énergie à satisfaire un éternel insatisfait ou une personne qui utilisera tes efforts  et ton énergie à y mettre du tien pour te critiquer doublement, faut pas se leurrer, un boss n’obtient comme n’importe qui d’autre que ce qu’il projette. Et si tu es son écran attend toi vite à ce qu’il déteigne, c’est là qu’il va falloir te recentrer pour rester solide.

 

Dans tous les cas, si tu te retrouves dans une de ces situations inextricables, la première chose à faire est de se distancier et de protéger ta santé mentale. Parce que la suite du harcèlement, est violente. Parce que c’est pas « pas grave » d’être le persécuté de service. C’est très grave. C’est une violence. Que ce soit insidieux ou ouvert, par répétition, les comportements agressifs d’un manager répétés laissent des traces sur le système nerveux qui sont similaires au Syndrome du Stress Post Traumatique. Sans s’attacher aux personnalités et aux raisons qu’ont ces gens d’exercer une pression psychologique sur les employés, la combinaison de tous ces éléments :

 

Infantilisation, mépris, rabaissement, remise en doute, remise en cause permanente, action de reclassement au rang d’objet, de serpillère, d’éponge à merde psychologique de son bourreau, dépersonnalisation,  intimidations, menaces, cris, insultes ouvertes ou implicites, interprétations à haute voix de tes comportements de manière répétitive et erronée, reproches répétitifs, empêchement dans les tâches usuelles, interruptions sans mise en urgence continue, pressions, rétrogradation des tâches ou du poste, culpabilisation, remarques humiliantes, informations contradictoires, erronées, changeantes, obligations à des actes humiliants, silenciation répétitive (généralement ils vous proposent de parler pour vous OBJECTER au troisième mot de votre phrase quand vous répondez, vous coupent la parole souvent, vous reprennent, détournent le sens de vos mots à l’oral ou à l’écrit pour vous les reprocher ou vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, vous demandent des explications pour vous interrompre immédiatement, sautent sur un mot ou une parole que vous avez prononcé et ne vous lâchent plus sur l’interprétation qu’ils en font, et ne manquent pas de vous rappeler comment vous vous exprimez TROP ou mal ou de Travers et à en justifier que c’est tout votre ensemble, votre personne qui pose problème alors que le problème c’est eux. Réflexions désobligeantes, indifférence, mépris affiché, fouilles, espionnage par des intermédiaires dont ils tireront les conclusions qu’ils souhaitent du rapport établi par la tierce personne pour venir vous critiquer plus tard, ajouts de tâches exponentielles, remarques déplacées ou inappropriés sur votre manière d’être, de travailler, de vous vêtir, vos goûts, votre mode de vie, vos convictions etc, emportements à répétition, hyper flicage, contrôle via boîte mail, appel à votre arrivée et à l’heure de votre départ, intrusion en dehors du cadre du travail, le harcèlement c’est tout ou une partie de tout ça pour vous pousser à bout, vous mettre dans des situations malaisantes jusqu’au craquage (pour prouver qu’ils avaient donc bien raison de vous soupçonner d’être l’affreuse personne qu’ils ont décrété que vous étiez et que c’est vous qui avez des problèmes psychiatriques), tout ça laisse des séquelles et tout ça pousse à l’erreur qu’on ne vous reprochera que mieux. À terme, face à cette violence et isolé, vous serez brisé, vous ne dormirez plus, vous irez la boule au ventre au taf, vous tomberez en dépression et bien sûr on vous reprochera d’être le maillon faible

 

Et c’est la 1ère des raisons pour laquelle vous ne devez jamais culpabiliser, cesser de croire en vous ou vous rabaisser au rang auquel on veut vous piéger par vice. Ne vous rendez pas malade d’une perversion étrangère quand vous êtes la victime (étrange qu’il faille rappeler ceci comme dans le cas d’une victime de viol, et pourtant la violence psychologique n’est pas moindre que la physique, l’interdépendance des deux est réelle). Face à un pervers, vous êtes victime et pas la cause du fait qu’il a jeté son dévolu sur vous, même si c’est bien ce qu’il essaie de vous faire croire.

Une dernière chose sur les harcelés au travail… Ce sont souvent les plus travailleurs et les plus dépendants au fait de rendre un bon travail et ne croyez pas que le harceleur n’est pas au courant. C’est bien à votre irréprochabilité de fond qu’il en veut donc  ne remettez jamais en cause votre valeur de travail. Vous ne seriez pas autant emmerdé si vous passiez votre vie à dire des conneries à la machine à café, soyez en bien sûr. Il y a clairement un rapport de dépendance à cet état car si la personne harcelée ne fait pas un bon job spécifiquement pour faire plaisir au patron, le harceleur en revanche veut surtout démontrer à sa victime qu’elle n’est pas aussi efficace qu’elle le démontre, et pour ça il ne vous lâchera pas la grappe. En résumé, il vous reproche d’être trop bon, trop doué, affable, organisé et tout ce qui caractérise vos points forts dans une situation où vous ne seriez pas harcelé justement. Clairement il vous envie sur les qualités et les points forts que vous possédez et qu’il n’a pas. On est d’accord que ça ne justifie pas le harcèlement et qu’une personne saine en profiterait plutôt pour vous tirer vers le haut et exploiter les bénéfices que vous apportez à l’entreprise sans vous mettre une pression dingue. Mais voilà le harceleur n’est pas foutu comme Henri IV sinon vous rentriez plutôt satisfait de vos journées. Donc oui c’est très con de sa part, en plus d’être contre productif, et rassurez vous bien même si vous avez tous les symptômes du stress traumatique et que vous ne savez plus qui vous êtes sur l’origine de la maladie… Le malade c’est lui, à une échelle moins curable que la vôtre.

 

 

 

 

 

 

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