… Triple loops piqué arrière, et roulade… Thread perso et quelques observations, mais comme je suis une personne qui a quelque culture de spectacle, sans Guy Debord ni spéculation particulière…  À titre d’introduction, ceci des Lefdup (que ceux qui ont fait des études d’audiovisuel les reconnaissent, que ceux qui en ont fait et ne les reconnaissent pas se renseignent) :

 

Les autistes et les réseaux sociaux c’est quand même quelque chose de fabuleux pour rester « entre nous », c’est vrai, et faire un peu la trêve des injonctions sociales de la vraie vie et de cette société inadaptée pour nous, pour lesquelles on a pas la bonne programmation basique, ni les résultats attendus.

Et puis surtout ça ne nous oblige  pas à sortir de chez nous pour socialiser à tout va comme si on aimait ça, dans la série des options en moins dont on est pas pourvus dans le package humain basique, alors que le NT court après ça environ toute sa vie comme si c’était une condition absolue de vie ou de mort, tandis que la mort sociale, si on pouvait la définir comme la possibilité qu’on nous supprime toute obligation d’interférer physiquement, pour beaucoup, ça nous arrangerait bien. Comme tout bon anticapitaliste qui se respecte, j’ai d’abord été contre le réseau bleu (Mark Zuckerberg est un Démon du Grand Chat’Pital toussa)… de même que contre le numérique, le CD quand il est arrivé, les portables (j’ai vécu 3 ans sans… et vraiment sans problème, puis encore 5 ans avec un forfait à carte à 10€ cas où il faille vraiment appeler quelqu’un… mais en ce temps les téléphones fixes avaient encore quelque utilité aussi, et y avait pas internet sur ton gsm, J’ai quelques amis résistants qui ont tenu plus longtemps que ça encore, et qui contraints par l’invasion du progrès ont fini par capituler aussi… capituler… capitalisme… c’est beau comme une fratrie étrange dans la racine…

Et  puis j’ai déménagé parce que je me sentais sans arrêt dans une forme de malaise dans ma ville natale, après avoir un peu voyagé, et puis j’avais rencontré du monde par la France et la Navarre entre temps, et il fallait garder contact, alors j’ai sombré dans ce grand bleu tout codé… en 2008. Aujourd’hui encore, j’ai des amis qui ne numérisent pas les leurs et n’ont pas cédé à Zuzuck’.

ça a été une grande passion, un vrai déversoir à connerie, et j’ai cru longtemps à leur crédo « Y aura jamais de pub chez nous »… Et puis quand je suis arrivée à Paris, la fonction « évènements proches de chez vous » avait un côté très pratique pour savoir quel concert voir où à prix libre, et Demosphère, qui fait aussi bien le job, a commencé à en prendre pour son grade aussi. Et puis les versions ont évolué, on a arrêté de liker pour devenir étonné, VNR, amoureux d’un post d’un voisin qu’on ne connait même pas, ou triste quand quelqu’un perd son job ou son chien sur une page qu’on suivait, ou mdrrr dès qu’un meme nous renvoie à du vécu… Alors déjà j’avais plus de télé depuis quelques ans, mais là niveau « boîte à connerie », je crois qu’on a commencé à atteindre quelques sommets ces derniers temps, parce qu’une fois le contact établi avec les gens qu’on ne veut pas perdre de vue même si on habite loin, on a peut-être eu trop vite fait d’oublier de reprendre son téléphone ou un train pour avoir des nouvelles aussi tangibles, mais avouons que quand on a pas de moyens, c’est quand même adhoc’ d’avoir ça pour pas crever d’ennui et oublier un peu la misère… Mis à part ça, je ne cracherai pas trop sur les réseaux pour autant (sauf toute la révolte qu’on a des Macron a fait ça JE LE DÉNONCE SUR MON MUR… Bidule a dit ça a la tévé et c’est honteux, alors que je ne sais même plus ce que c’est qu’une télé, j’en viens aussi à ne plus partager ces trucs là, parce qu’on nous l’a déjà dit aussi : don’t feed the troll, c’est à donner de l’importance à ces trucs là qu’on contribue à leur succès), je trouve quand même que le militantisme sur les réseaux sociaux quand on voit ce qu’il se passe vraiment dans la société : c’est le stade protozoaire aux manifs auxquelles on ne participera plus. Parce qu’en plus maintenant : on peut tout suivre en direct sur Brut et les autres et envoyer des comms en direct, le pied.

Ils nous ont quand même bien eu. Marck, ses actionnaires, Trump et tous les autres, et le pire c’est qu’on galope au lieu de construire quelque chose au milieu de tout ça.

J’ai une pensée émue pour le Community Manager d’Emmanuel Macron qui écrit sur son Twitter officiel exactement tout le contraire de ce qu’il se produit réellement : moins d’égalité, moins de de droits, plus de répression, d’injustices sociales, de racisme, de sexisme, le viol permis pour les plus jeunes, l’eugénisme économico-social pour tous les handicapés, la mort plus vite pour tout le papy-mamy-boom, moins d’inclusion, toujours plus de stigmatisation… Je serais actionnaire, je me taperais des barres de rire toute la journée, mais je le suis pas, et tout ça a un goût bien amer, pour les pseudos assistés du bas qui assistent surtout ceux du haut, et de bonne volonté, en plus.

Vous le croyez pas ? Matez ça et on parle de facebook après.

Au cœur de tout ça il y a l’humain, le besoin de repères, d’identité, de ne pas subir l’isolement d’une précarité, d’une stigmatisation quelconque, et le besoin d’expression qui gronde, tout en bas sous terre, de là où les puissants ne l’entendent jamais… ou « juste pour le coup de comm' » (visible à la tévé, celui là). Et tout ce qui est fait, et tout ce qu’il reste de liberté là à se sentir libre de dire tout comme si c’était le seul espace public autorisé existant, et pourtant (sauf trois ânes batés indécrottables… à moins qu’on ne vous harcèle ou insulte dans la rue sans raison, vous n’en verriez pas de descendre dans la rue pour insulter les gens, alors que sur internet, étrangement ce serait moins problématique… *ruminements d’indigestion*

La blague. Toutes nos vies, nos photos persos, nos click sont tracés sur des serveurs, nos hésitations entre deux achats, y compris sur le darknet, quelque part dans les limbes numériques de câbles enterrés reliés à des grosses machines qui consignent nos datas pendant que ceux qui stockent toutes ces heures passionnantes passées derrière nos écrans et nos parties de Candy Crush engrangent les bitcoins, à l’heure où certains néo-convaincus se font implanter des puces RFID dans les mains pour ouvrir leur porte de maison et d’entreprise par d’anciens tatoueurs-pierceurs dans des petites start-up de niche qui feront les trusts de demain. (matez Darknet sur Netflix, au cas  où vous aimiez bien Black Mirror, là c’est pareil mais dans la réalité).

ça sonne comme cette fin du monde dont on a peur depuis la nuit des temps, sauf qu’aujourd’hui avec le réchauffement climatique on fait de moins en moins les marioles, mais sûrement un partage de pétition pour sauver les abeilles aura un quelconque effet. Click – partage : a milité, terminé Balzac, et on peut surveiller la cuisson des gnocchis dans la foulée, pratique, pratique. J’ai moins peur de la fin du monde, que le film de ma vie se résume à une série d’images de moi assise devant mon ordi devant le f bleu, en fait. Enfin moins maintenant que j’y passe moins de temps.

Oh j’y passe du temps, mais c’est devenu bien limité, et je n’échapperai pas à la data et comme tout autre humain, ça ne fera qu’un grain de sable dans une vaste étendue qu’on s’y attarde, ou un microgramme d’eau dans ce qu’il nous reste d’océan, après tout, post mortem, on peut encore confier la tenue de sa page à un héritier… Si on aura pas inventé quelque chose d’autres dans 10 ans, à terme il pourrait y avoir plus de morts sur facebook que de vivants. Mais je réponds quand même à la question du bot de Curious Cat innocemment tous les matins en sirotant mon café pendant que mes cheveux sèche sous la serviette roulée en turban. Je largue de la data avant même d’être allée faire caca, sans cesse et sans toujours m’en rendre compte ou contrôler laquelle, encore mieux que de l’ADN pour être profilée. Et je ne suis même plus inquiète de mettre une page en favori pour un objet que je convoite… Mon ami Google, qui m’a appris tant de choses et me permet de suivre la compta de ma boite avec ses  feuilles partagées, se chargera bien de me mettre quelques pubs du même objet quand je chercherai des infos sur les supers-aliments ou les dernières applis d’IA que je n’ai pas encore testées.

Juste les amitiés virtuelles j’en suis revenue que ça ne m’empêche pas de discuter avec des gens sur le web sans qu’on me jette le premier menhir.

Et au cas où, je préfèrerais prévenir de ce qu’il en coûte. Et que ce soit pris comme averto pour ceux qui m’ont pris pour leur déversoir à misère ou leur canard de compagnie jusqu’à ce que mon opinion soit différente de la leur sur une nuance de camaïeu. Sur le web ou ailleurs, personne ne se doit rien, donc quand vous hurlez sans cesse à la persécution, peut-être passée la pénultième fois il va falloir commencer à se demander pourquoi et éventuellement s’octroyer une petite mise à jour sous forme de remise en question.

 

J’aime bien mon site. C’est pratique ça évite d’accumuler les cahiers, et je suis certaine de n’y avoir que l’audience que je mérite aussi. Et je kiffe ma race qu’on vienne me parler en revenant de l’avoir survolé. Je réponds toujours, et mes lecteurs m’apprennent des tas de trucs ou entre deux encouragements, étaient beaucoup certains articles ou m’ouvrent carrément à des perspectives que j’avais même pas envisagées en phase d’écriture. J’aime bien les gens en général. Enfin individuellement, je gère mieux quand je ne discute qu’avec une personne à la fois que si je suis consignée dans une cafet d’entreprise pleine de conventions artificielles et de bonne ambiance d’apparat. Les gens, pris dans la masse, et aussi parmi ceux avec lesquels on s’entend le mieux parfois (et c’est là que je dis que la veille est importante) sont de vastes machines à se comparer sans cesse les unes aux autres pour établir leur quid d’importance, je pensais sincèrement que ceux là étaient les pire, mais c’est semble-t-il un phénomène totalement naturel. Faudrait pas oublier que la sociabilité des réseaux sociaux c’est aussi un peu celle qu’on  voudrait pas  forcément dans la vraie vie, et que ça peut isoler beaucoup pour ne finir que par vivre que dans sa tête, qu’à travers ses propres yeux uniquement rivés sur l’écran loin de ses contingences matérielles. Et que la vie… Bah c’est toujours pas que ça. (checkez bien que je dis pas non plus que c’est mieux dehors).

Internet et les réseaux font aussi des trucs merveilleux, entre deux sites conspirationnistes et associations de lutte contre la maltraitance des animaux orienté extrême droite, il y aussi des tas de merveilles humaines à rencontrer, de cagnotte pour de bonnes causes à partager ou de soutien à apporter à des personnes qui défendent des choses extrêmement justes dans lesquelles elles investissent une énergie et une générosité monstrueuse.

On va parler juste des groupes  facebook sur les TSA et comment sûrement grâce à eux, de plus en plus de personnes se renseignent sur l’autisme ou s’y découvrent, et se lancent dans la démarche diagnostique.  ça libère la parole de ce qu’on ne savait pas nommer, j’en ai moi même usé et abusé quand je suis tombée dans le questionnement, et quel fut mon soulagement quand j’ai découvert que je n’étais pas la seule extraterrestre à des miles à la ronde. On peut poser toutes les questions qu’on veut, se trouver nombre de points communs avec des pairs, échanger sur les praticiens à voir dans sa région… etc. Je n’aurais d’ailleurs jamais réitéré la démarche après un premier renvoi dans mes pénates que je raconte déjà en long en large et en travers dans un des 1ers articles du blog, si une certaine Séverine n’avait pas posté l’adresse d’un praticien en libéral à l’époque accessible et abordable, malgré tous les encouragements et de Julie Dachez, ou d’Adamo, de Pauline et d’autres à retourner me faire diagnostiquer. Franchement Marck, sur ce coup là : merci.

 

Mais quand même… Dans la série réservoir à dépolitesse je trouve qu’on est bien servis et qu’autistes ou non, les réseaux soç’ sont encore bien le lieu où se faire shitstormer pour un oui pour un non est devenu la norme. Où les progrès en communication sont les plus attendus à l’heure où les nouvelles applis d’I.A vont bon train… et qu’elles sont bien souvent plus polies que nous. A tel point qu’à force, j’en suis venue à me demander si c’était pas le lieu de rassemblement idéal pour les personnes les plus intolérantes, butées, et fermées de la terre pour cracher leur bile et leur haine derrière un pseudo. En vrai, on sait pas ce que ça vous apporte, mais franchement au pire c’est relou au mieux vous vous ridiculisez alors pourquoi vous persistez. Sauf que ceux qui défendent des trucs justes et autres causes nobles, ne tarissent parfois pas moins d’insulte, et là ça me pose la question de qui on est et qui on veut être vraiment.

 

Du coup à un moment, quand j’en ai eu marre d’alterner entre deux trucs fun, trois lolcats, 5 pétitions et 152 857 articles qui disent que la société et la politique vont tellement mal tellement qu’on nous ment et qu’on nous spolie et qu’on s’en fout tant qu’on a facebook… que je suis allée sur Twitter (j’ai quelques trains de retard, j’avais prévenu). En vrai ça m’a vachement régénéré de l’ennui que je commençais à avoir sur facebook où disons, j’ai aiguisé mon sens de lecture des articles que je retiens et lis. je trie plus, j’y passe moins de temps, et du coup, petit à petit je fais plus de trucs cools dans mes à côté sans forcément que ça me coûte plus cher que la connexion à la box. Parfois j’y suis tellement pas que c’est des copains qui m’envoient des liens supers pour poster sur le Groupe Autism Against Bullshit, qui est pas trop dur à gérer du reste, vu qu’on y est qu’une poignée de petites gerboises asperger assez safe pour le moment.

Phenomenom (mais on n’en fait sûrement que ce que l’on y projette d’après les goût et les affinités qu’on a), j’ai trouvé ça bien plus intéressant. Déjà en terme de lutte sociale. Les propos sont plus personnels, et c’est moins la foire au memes. Donc ça a été agréable de retrouver plus d’individualités. Plus d’intersectionnalité. Que les gens ne partagent pas que des memes et des lolcats mais des threads de vécus. Qu’ils écrivent de manière inclusive alors qu’on y dispose de moins de signes qu’ils Retuittent plus aussi pour aider ou dénoncer.

En revanche, j’ai constaté le même truc que sur facebook : c’est que dans un domaine de lutte commune, certains ont besoin de s’approprier sans cesse l’aval des uns et des autres jusqu’à ce que leur version de la lutte devienne invariablement celle du cul personnel de ceux qu’ils prennent tant de temps à apprivoiser (pour pas dire avilir, un peu, avilir… avilir un cerveau… je suis à peu près sûre que des fois ça se fait juste par jeu de séduction… MEH? je viens pas de filer une leçon de marketing en une phrase, là???), WHAT’S THE POINT? (I mean ze poïnte of la lutte, du coup?). Au nom de la visibilité ou d’une notoriété déjà acquise, où comptant sur l’assise faite, il devient encore plus facile de dégommer un max de personnes émettant une divergence d’opinion, au lieu de jouer au plus intelligent, jouons donc au plus con, au lieu d’éduquer, tirons nous dans les pattes entre deux relayages sur les morts humains et de nos animaux de compagnie par les chasseurs, mais bon si c’est sous cellophane, c’est moins grave pour les animaux. HEM. Humaines contradictions et tutti frutti…

En ce moment y a un truc qui court beaucoup sur touittère, c’est les « SJW c’est pas des gentes bien » (je vous fais la version polie, par respect de l’éducation que m’a filé ma maman) j’ai presque hâte que ça déteigne sur facebook, les gens vont s’écharper comme jamais et sans dire un mot, ça pourrait même finir par me faire sourire sous cape sans que personne ne le sache puisque de dégoût je n’ interviens quasiment plus dans ls débats d’idées, ou juste ici, a posteriori après m’être bien hydratée et avoir saupoudré mes falafels de curcuma pour être sûre que ma pression artérielle soit pas un gramme au trop élevée, et si j’interviens sur les RS, ce sera que pour dire des choses neutres, coller des liens, ou filer des tips si j’en ai et que quelqu’un demande, en tentant à minima de ne blesser personne. Maintenant vous savez pourquoi j’ai plus besoin de télé, j’ai la dose de Bullshit gratos sans la redevance anytime vu de ma fenêtre… Les SJW c’est l’abrev’ de Social Justice Warrior… Guerrier de la Justice Sociale.

C’est assez beau en fait comme terme… Ouais les gens veulent la Justice Sociale. En tout cas ça part d’une bonne intention. Ils se mobilisent tous ensemble… Sur les internets. En même temps, qu’est ce qu’il nous reste pour nous révolter depuis les attentats terroristes savamment bien foutus par nos gouvernants pour ajouter un flip de plus à la sortie de chez soi et à la stigmatisation générale à part les internets, hm? En plus maintenant, en cas d’attentats, facebook te propose directement d’alerter tous tes potes que tu es resté bien au chaud devant ton écran. Aujourd’hui, SJW est une insulte. En résumé c’est pour rappeler aux gens qu’il faut arrêter d’être trop radical sur la défense d’une cause et trouver un consensus mou pour pas finir avec un ulcère du clavier.

Vlà le vent, tu as des gens qui vivent tant via les réseaux et que par les réseaux, que ça nique vachement l’humain et le seul peu qu’il lui reste. Fallait donc que ça parte en shneck. Les SJW, au départ, c’était que des gens qui luttaient un peu qu’on parle que plus inclusif que plus PRO-tout ce qui est mieux pour tous et moins ce qui est tout pourri partout. Qu’on se parle meilleur, bien ou mal ou avec des fautes, mais meilleur. Franchement cette notion de   tirer sur tout ce bouge dès que quelqu’un pète un coup sur le web me file la gerbe. ça pourrait aussi bien filer une méga porte ouverte à y atteler un putain de point Godwin ( presque RIP mais quand même non, le point godwin, on est passé à l’échelle sup’ de la guerre des nerfs généralisée de militant à militant…) mais j’crois ça servirait à rien de ressortir les fantômes à moustaches des heures sombres, arrivé à ce stade où entre prôner l’intersec’ et s’en mettre plein la gueule dans la foulée est devenu un sport commun. A trop chercher le détail on finit par plus rien y voir. Du coup la nouvelle brèche s’ouvre, dès qu’une meuf féministe dénonce trois propos sexistes, c’est l’avalanche d’insultes mascus. Mandieu qu’on va faire de grands pas en avant avec tout ça.

Allons bien s’étonner des Ducanda et autres Professeurs Joyeux qui vont vous expliquer ensuite que l’Autisme c’est les vaccins et les écrans… tandis qu’en notre propre sainte communauté, ça se dégueule sur les bonnes ou mauvaises raisons de prôner l’ABA et ça rentre en Guerre des claviers dès qu’on veut rassembler les autistes sévères avec ceux dont le trouble est moins détectable.

 

Je repense à l’histoire de l’autre jour, quand j’ai du une fois virer tous mes potes aspis de ma page fb perso parce qu’un seul me menaçait de ce que j’y écrirais éventuellement à son sujet, et que je le déplore encore, genre on est même plus chez soi sur son propre mur ou sa TL, ou quand la dernière fois que j’ai poté une personne des réseaux, elle a fini par me traiter d’hypocrite de rancunière et d’autres petits noms d’oiseaux parce que je ne souhaitais pas répondre à une injonction personnelle qui ne regarde  que ma vie privée en public. C’est sûr que ces deux échanges moches parmi tant de richesses partagées avec d’autres, je pense à Val, Amanda, Simon, Julie, Adamo, Laurent, Olivia, Benoit, Olivier, Elo, Claudego, Ake, Céline… et excusez moi si je vous ai oublié, un petit mot et ce sera corrigé… ou via ma page facebook ou dans des mp de Twitter ou même ici, parfois via les commentaires, ne devraient pas me formaliser plus que ça, sauf que je tiens à continuer ma vie peinarde, donc je vais me formaliser quitte à passer pour une aspie condescendante. (et ce sera pas grave vu ce que ce mot m’évoque basiquement : une foufoune avec les grandes lèvres tirées vers les bas… joie de la pensée en image…)

Déjà je reste persuadée que si on veut vraiment que les rapports entre les humains s’améliorent que ce soit dans la vie ou sur les internets, il faudrait sûrement commencer par arrêter de ne voir les choses que depuis son propre nombril, et commencer à se décentraliser du sacro saint point de vue unilatéral pour échanger contre la multifocale, voire passer direct au drône.

Vous ne comprenez rien à la lutte pour l’inclusion des autistes, leurs droits, celle des trans, des personnes racisées, des handicapés, des féministes, des LGBTQI+ etc… ? Commencez par aller faire un tour chez ceux là et lire ce qu’ils décrient sans moufeter et peut-être à force vous allez trouver de nombreux points communs à celles là.

Et encore que c’est pas ce qui me choque le plus mais la façon de dire les choses. De revendiquer une idée. Est-ce qu’on peut dire les choses sans insulter les gens? Oui. Est-ce qu’on peut aussi comprendre les choses telles qu’elles sont dites sans y trouver nécessairement une interprétation farfelue pour détourner le propos initial de la personne et se sentir agressé à la place pour se donner de nouvelles raisons de se mettre à cracher comme un lama?… Je crois que oui aussi. Je sais que la distanciation est un petit travail à faire sur soi, mais promis en ne voyant pas tout à partir de son propre égocentre, n’importe qui peut y arriver. Si le monde ne tourne pas autour de chacun d’entre nous, il y a une raison à ça… C’est qu’on est tous dessus à tourner avec, franchement si Galilée le savait, on pourrait peut-être faire le petit effort de cesser de se prendre pour le Vatican et la Police du bon goût à la fois. Du bon goût, du bon avis etc.

Est ce que c’est en insultant les omnivores que tout le monde va devenir Vegan? Je crois que la réponse est dans la question, et c’est pareil pour le reste.

Je ne remercierai pourtant jamais assez les rageux du web, les docteur es punchline de boloss inclusifs ou non, parfois vous êtes les mêmes, de m’avoir appris à revoir mon niveau de comm’ pour pas finir la bouche pleine de crachats. Je pense  à ce mot « Trigger ». La gâchette. Le Trigger Warning abrévié en TW pour prévenir que ce qui suit sera peut-être blessant, et au *triggered* qui veut dire « déclencheur » ou « je t’ai eu poil au cul » dans une joute verbale au suspense insupportable (même sans suspense, d’ailleurs)…

Parce que les mots sont des armes. Et que vous n’emploieriez pas forcément les mêmes avec cette même gâchette pointée vers la face, si les mêmes phénomènes se produisaient dans la réalité et que les mots employés à ce stade de la confrontation vous laissaient la moindre chance de survie d’utiliser la bonne phrase, le bon mot qui que soit la personne en face de vous dont vous ignorez parfaitement les raisons. Du coup mon ennui aux réseaux prend des proportions diplodoquesques dès que la foire d’empoigne trouve une bonne prise et attend le salut du public, ne me demandez pas ce que les dinosaures foutent là, j’ai peut-être juste trop joué à Quizz sur Messenger avec les copaines.

Parce que derrière l’écran de la réalité virtuelle il y a un humain, et l’humain c’est vous. Employez les bons mots. Et sachez prendre de la distance. Et vous pouvez m’insulter autant, vous êtes le seul propriétaire de cette violence, et je ne me mettrai plus à ce niveau grâce à vos apprentissages autant que ce level de discussions m’interpelle très peu. Voilà une question pratique que je me pose désormais à chaque fois que j’échange sur les réseaux : est-ce que ce que je vais dire va rassembler ou diviser? Et surtout qu’est ce que je préfère? Rassembler, évidemment. Quand on discute pour rassembler on peut s’apprendre beaucoup de choses, et on a pas besoin d’une armée d’autres geeks derrière soi pour venir au soutien et détruire l’autre en face. Et pour tout le reste, les boutons bloquer, masquer, sont vos meilleurs amis et si ce que vous lisez ne vous plaît pas, vous pouvez passer votre chemin à votre aise.

 

 

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