On va parler de choses qui fâchent. (Vous êtes prévenus l’article sera parsemé de Sassy .gif)… Donc on va parler de -Splaining, de racisme, d’homophobie, de transphobie, d’austimophobie, de grossophobie, de psychophobie, de validisme, de classisme, de police du ton et de plein de petites choses militantes qui déclenchent de gros tollés dans les Social Médias… Bref des petits problèmes des cis het blanc.h.e.s qui prétendent se faire constamment persécuter par ceux qui jouissent de moins de privilèges dès qu’on leur met le nez dans leur caca. (J’avais dit : trucs qui fâchent).

 

Pourquoi je parle de -Splaining et pas de Man / White / ablesplaining? Déjà Quésako pour ceux qui sâchent pas ? (*SPOIL*  : déjà parce qu’avec toute la doc qui existe déjà, j’en reviens pas de devoir y revenir moi-même vu le quotat de trucs nuls que j’ai lu cet été… )

Voilà un petit lexique bien explicatif de @uniquensongenre :

 splaining1.PNG

Un petit exemple, si demain une personne non autiste vient me dire « Mais l’autismophobie n’existe pas, tu exagères, voyons« … alors que concrètement elle n’a pas vécu les problèmes que je peux rencontrer en société Q.U.O.T.I.D.I.E.N.N.E.M.E.N.T  quand j’évoque mon autisme (problèmes pour trouver un emploi, problèmes  pour le faire accepter à un éventuel partenaire amoureux, aux gens tout court etc…) On tombe en plein –ablesplaining. (able : capacité à/validité à), en gros la personne que ça ne concerne pas veut m’expliquer qu’elle connait mieux mes problématiques et mes ressentis que moi qui vit ce handicap, tout en niant les difficultés quotidiennes que je peux subir en terme de discrimination juste parce que je suis autiste,  alors que ses connaissances réelles sur mon trouble et ses implications sont sommaires et superficielles, et avouez que c’est plutôt condescendant. (si vous trouvez que non, au cas où, arrêtez de lire tout de suite, mûrissez un peu tout ça, revenez plus tard, c’est que vous n’êtes pas prêt à la déconstruction des trucs que la société vous impose depuis tout petit et qu’a priori vous vous en contrecarrer la couenne de dire et penser de la merde sur les gens qui sont en position de faiblesse par rapport à vous).

idem pour « Nan mais tes problèmes sensoriels c’est pas un vrai truc, en fait, tu surjoues, là non? »

En gros, et là pour une fois je vais le dire très très vulgairement  non seulement que la personne n’est pas apte à se mêler de son cul (ce qui serait le minimum respect attendu quand on sait pas, ou alors posez des questions qu’on vous explique au lieu de camper sur votre ignorance), mais pire encore elle a besoin de se sentir concernée par ce qui ne la concerne pas et de préférence sans connaître son sujet à un moment où elle n’a pas été sollicitée dans ce sens, pour on ne sait quelle obscure raison de vouloir faire de sa parole à elle la parole des principaux intéressés, en l’occurrence moi en tant qu’autiste ; cerise sur le clafoutis (BIS) sans la moindre connaissance pointue et sérieuse de mon vécu, qu’elle ne se gêne absolument pas de s’approprier comme si c’était sa problématique à elle.

 

J’ai un exemple concret et tout récent dans un autre cas de figure. Une personne issue de l’immigration souhaite parler à des personnes d’origines proches de la sienne, par rapport à un vécu douloureux concernant plusieurs stéréotypes liés à son origine et/ou son genre (dans ce cas précis : LES DEUX) et dont elle fait régulièrement les frais.

Mettons la culture Pouakibathèque (ça n’existe pas et c’est voulu, j’étaierai un peu plus encore ensuite, mais comme ça ça va parler à tout le monde… en fait si ça se trouve ça existe, mais j’ai la flemme de vérifier et j’ai pas le puit de connaissances de Josef Schovanec sur ce type de sujet, donc si y a des Pouakibathèques, des Bélubériques, des Peupteutes parmis vous, mille excuses, signalez vous, et j’inventerai d’autres mots).

V. est une femme. Son père est Pouakibathèque. Les Pouakibathèques s’inscrivent dans un groupe ethno-linguistique très vaste (qu’on appelle communément les « Peupteutes ») composé de plusieurs autres ethnies dans plusieurs pays éparpillés dans le monde, principalement sur le continent géographique Bélubérique mais également sur un ou deux autres continents. Certains pays du continent Bélubérique ont constitué une alliance géopolitique a visée purement économique il y a quelques années dont les Pouakibathèques de Pouakibathie ne font pas partie ou seulement quelques pays Peupteutes, mais très récemment.

V. vit en Théorie, qui est une des plus grandes puissances économiques de l’alliance Bélubérique, et du monde, tout court, au cœur du continent du même nom, on pourrait tout à fait comparer la Théorie à un pays d’Europe, par exemple et le continent Bélubérique au continent européen. Elle est née sur le sol de la Théorie mais pas ses parents qui sont arrivés pour fuir le régime Pouakibathèque qui ne leur permettait pas de vivre dans des conditions décentes, c’est donc une fille d’immigrés. V. s’adresse donc au public d’un groupe des internets pour demander s’il y a des personnes du même groupe ethno-linguistique qu’elle (les Peupteutes, donc) pour discuter des oppressions qu’elle subit rapport au fait que certains Théoriciens ne l’acceptent pas comme faisant partie des leurs, car ils la trouvent « trop typée Peupteute » pour reprendre les mots qu’ils emploient à son égard, en plus de se cogner le fait qu’en tant que femme Pouakibathèque elle cherche forcément un mari riche et doit être de nature assez soumise sexuellement (= stéréotype d’origine + genre ou de genre lié à l’origine, c’est discriminant anyways), et qu’elle en a marre d’être considérée comme une étrangère en Théorie alors qu’elle y a suivi un parcours scolaire identique à celui des Théoriens. (comme dirait ironiquement mon père naturalisé après l’obtention de son diplôme qui n’avait pas d’équivalence en France en repassant le même qu’il a obtenu dans son pays d’origine mais en VF :  » T’inquiètes, en tant que vieil immigré qui a passé plus du double de ma vie en Fr que dans mon pays d’origine, moi aussi on m’a bien appris à l’école que mes ancêtres sont des gaulois…. » ^^ *We both speak fluent pays-d’origine, EN, fluent Croissant, & sarcasm*)

A priori V. est en droit d’attendre qu’une personne d’origine Peupteute et peut-être par chance carrément Pouakibathèque réponde. Au lieu de ça, c’est B. qui est Théorienne originaire du continent Bélubérique  qui lui répond en ces termes  :

 

« Si tu le souhaites, je peux être ta Peupteute d’usage sur cette question parce que j’ai une grande passion pour les Peupteutes, je rêve de l’être LOL. J’en ai fréquenté (des Peupteutes) dans le cadre d’un emploi, mais malheureusement pour moi ils l’ont quitté avant moi. Je pense que s’ils ne veulent pas en parler avec moi c’est parce que la mentalité Peupteute est très différente de celle de nous Bélubériques et qu’elle implique qu’ON se dévoile moins facilement qu’eux sur leur passé douloureux, et je pense aussi qu’ils ont raison de ne pas vouloir en parler parce que je sais que dans certains pays Peupteutes il faut vraiment faire des choses atroces pour garantir sa survie, je comprends qu’ils ne veulent pas m’en parler puisque je n’ai pas connu leur vécu ».

J’ai donc surligné en couleurs les différentes  problématiques qu’impliquent la phrase de B. pour les décortiquer une à une.

1 – Je peux être ta Peupteute d’usage sur cette question (sous entendu parce que j’ai une grande passion pour les Peupteutes). 

B. pense faire preuve de compassion en disant cela, mais B. s’approprie en même temps une culture qui n’est pas la sienne et ce qui pose problème c’est que l’oppression qui est subie par V. ne l’est pas par B. B ne peut donc prétendre répondre à des problématiques d’oppression qu’elle ne subit pas. C’est un peu comme si t’avais un pied cassé que tu veux en parler à quelqu’un qui a vécu la même blessure, et quelqu’un d’inattendu débarque dans la conversation parce qu’il t’a entendu pour dire « Attends moi je peux te répondre, j’ai lu un tas de livres sur les ruptures du tendon d’Achille, je m’y connais bien!' ».  B. sous tend déjà sans le savoir que de fait, ses connaissances sur le sujet sont bien limitées du vécu de V. et fétichise un peu trop la culture Peupteute. 

Je rêve de l’être LOL

Sauf que…. ELLE PEUT PAS. L.O.L. 

 

B. encore une fois ici pense exprimer ses bonnes intentions dans la discussion dans laquelle elle veut être impliquée alors qu’elle devrait rester en retrait. Elle adore la Culture Peupteute, elle a lu plein de livres qui en parlent, elle a un peu appris à écrire avec l’alphabet qu’utilisent certains pays Peupteutes, en tout cas elle s’en sert pour masquer son nom sur Internet et éventuellement faire semblant d’avoir des origines Peupteutes (fétichisme), bref tout ça est sa passion. La maladresse de B. se situe néanmoins là, où une nouvelle fois, quand V. souhaite parler d’oppression, B., elle, ne fait qu’exprimer une espèce de fantasme qu’elle nourrit sur cette culture d’en faire partie, parce qu’elle trouve ça classe, parce qu’elle s’assimile à des personnes de cette culture qu’elle admire sans avoir eu leur vécu, et apparemment, nous dira-t-on par la suite, c’est rigolo de prendre la parole quand on est pas concerné. Sauf que ça ne l’est pas. Ça sous tend que quelque part elle sait qu’elle n’en fait pas partie, mais qu’elle pense pouvoir trouver ici une occasion légitime d’en faire partie et d’étaler sa science autrement dit, elle se branle de la discrim’ des Peupteutes, qu’elle considère comme de fascinantes personnes « exotiques« , les déshumanise d’autant  que ça infériorise le Peupteutes. Mais on est encore dans le cas où on veut parler de l’oppression des Peupteutes, et ce que B. ignore c’est que vouloir s’approprier les souffrances des Peupteutes en exprimant qu’elle veut en être une, c’est de la merde c’est limite insultant,  comme si la discrim’ c’était cool par rapport à ceux qui l’ont réellement vécu. Ça marque juste, une fois de plus, à quel point B. est très loin de comprendre vraiment les implications du vécu de V. et ça les nie un peu dans la foulée… et ça dénote qu’apparemment, B. ne checke pas du tout les privilèges qu’elle tire de sa culture suprémaciste, comme si les Peupteutes et d’autres, étaient des sous-espèces.

J’en ai fréquenté (des Peupteutes) dans le cadre d’un emploi, mais malheureusement pour moi ils l’ont quitté avant moi.

Là je vais faire simple. J’appelle ça le point MORANO. On verra pourquoi c’est dangereux par la suite (* indice * : c’est un levier pour fonder un argumentaire encore plus déplacé par la suite sur la raison d’intervenir sur le sujet sans se soucier de faire du Splaining.)

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01637594/src/5uqll8/zone/1/showtitle/1/

B. ne trouve pas son propos xénophobe,  mais il y a quand même à faire le lien avec la justification de comment elle se positionne en première ligne pour répondre à V. en tant que non concernée avec l’argument de connaître des Peupteutes comme point d’orgue pour se légitimer de parler à leur place et en leur nom. 

Placé dans le contexte, aucune personne Peupteute n’a pu répondre quoi que ce soit à V. avant l’intervention de B. qui tient à faire primer ses connaissances sur celles des concernées, ce qui est rabaissant, quand ces dernières auraient certainement eu plus de choses à dire sur un domaine qui est véritablement le leur.

Pourquoi c’est gênant? B. S’inspire de « collègues’, donc de personnes qu’elle a vaguement fréquenté dans un certain contexte et les tiens comme panel représentatif d’un groupe ethno-linguistique complet, à titre de référence, pour appuyer ses connaissances sommaires sur le sujet, vous verrez que le cliché d’origines ne se tient jamais loin de ce genre de propos. BREF, évitez à tout prix les points MORANO et si ça vous échappe, excusez vous d’avoir blessé des gens, fermez là et disparaissez quelques temps, c’est le mieux. 

« Je pense que s’ils ne veulent pas en parler avec moi c’est parce que… 

Premièrement, B. n’a pas à penser pour les autres, c’est aussi en venir à dire qu’ils ne sont pas capables de le faire par eux-mêmes en le leur exposant en pleine face dans ce contexte où la question leur est directement adressée. J’ai envie de dire Rewind… Rappelez-vous la question à laquelle B. voulait répondre alors qu’elle n’était pas concernée, elle s’appuyait sur la béquille d’avoir des connaissances sur le sujet parce que c’est une de ses passions (malheureusement elle ne spécifiait rien sur la teneur de ses connaissances sur le sujet, sauf cette histoire de collègues *POINT MORANO*) donc on peut de fait largement douter de ses connaissances réelles sur le sujet. Par exemple, j’ai fait du russe à l’école et lu tout Tolstoï et bien d’autres auteurs russes, pour autant je ne tiens pas  pour acquis que je connaisse la culture russe comme si c’était la mienne ni ne tient à suppléer une personne russe sans lui demander son avis ni la laisser s’exprimer sur le sujet, si une question lui était adressée par rapport à son origine, mais peut-être quelqu’un avec le même parcours considérera que, juste parce qu’il a un proche russe, qu’il est amoureux d’une personne russe etc. ce sera suffisant pour parler d’oppressions dont il n’a jamais fait l’objet, sauf que ça ne suffit pas à faire de vous quelqu’un de russe ou qui ne tient pas de propos xénophobes. (*P.O.I.N.T  M.O.R.A.N.O Ter Repetita* j’espère vous traumatiser avec le point N.M pour qu’on y revienne plus).

Ça rend de fait la démarche de B. complètement inadéquate. Elle parlait de ses collègues et qu’elle connaissait le sujet des oppression d’un peuple, et se contredit juste après en précisant que ses référents en la matière ne souhaitaient pas lui en parler et je pense qu’on peut deviner facilement pourquoi… Pire, elle interprète cette raison de manière fantaisiste en devisant sur les pensées de ceux qu’elle prend en référence et en les substituant à ses interprétations personnelles : « Je pense que »… précède une théorie personnelle alors qu’elle n’en sait fondamentalement rien. Et ça manque aussi largement d’empathie, ne pas être visiblement capable d’admettre que les personnes ayant subit une oppression puissent légitimement ne pas avoir envie d’en parler avec une personne dominante. On a ici à faire à un véritable cas de malhonnêteté intellectuelle pour ne pas dire de grosse mauvaise foi bien déplacée et de quoi comprendre de fait que les propos de B. sont BLESSANTS. Malheureusement, le risque à prendre quand justement on tombe (consciemment ou non) dans le –splaining c’est justement de se noyer encore plus en voulant le justifier… et ça ne manque pas… (tandis qu’il était encore temps de s’excuser à défaut d’avoir commencé par ne pas intervenir, puis de se taire, puis…. de disparaître un peu du champ de sa propre suprématie mais non -splane must go on, apparemment.

la mentalité Peupteute est très différente de celle de nous Bélubériques 

Cette partie là est très intéressante parce qu’elle confronte deux choses qui invalident d’emblée la légitimité que se trouve B. dans son intervention : 

  •  la mentalité Peupteute : Entendez par là : ils ne sont pas comme « NOUS »… Là clairement, on est en plein dans le stéréotype d’origine, allez hop, j’vous les mets tous dans le mêmes sac, les Peupteutes et je leur ferai bien dire ce que j’en veux !  Exemple de stéréotype d’origine : « les Européens de l’Est sont jugés compétents professionnellement, mais souvent confondus sur le plan de la sphère privée à la communauté rom ».  (source : étude du ministère du travail sur la discrimination à l’embauche en raison des « origines »). C’est excluant et blessant parce qu’on assimile diverses personnes de diverses nationalités en mode random à ce qu’elles ne sont pas en véhiculant des clichés xénophobes. C’est ce que fait B. en supposant que certaines populations aux terreaux édicatifs et culturels bien différents les uns des autres (Les Peupteutes) ont une mentalité propre à leur groupe ethnique… en raison « d’un lourd passé traumatique systématiquement ancré dans leur mémoire » ça relègue de fait l’idée que les migrants BAH ILS SONT PAS COMME LES DOMINANTS, et qu’y a pas d’immigration de choix, et d’autres merdes comme leur pseudo infériorité dans un monde systémiquement raciste où seule la culture dominante a le droit de parole pendant que les autres n’ont que le droit de se faire oppresser en silence. Prenons la suite…
  • (la mentalité Peupteute… donc) est très différente de celle de nous Bélubériques. Entendez : « Nous le peuple civilisé » Elle différencie ensuite directement ce stéréotype dont on ne connait pas *encore* la teneur en le rapprochant de manière ethnocentrée de ses origines à elle, elle catégorise, là on tombe en plein suprémacisme.  Et c’est précisément là que malgré la maladresse supposée de B., de tels propos deviennent dangereux, car elle oublie au passage que les Pouakibathèqes sont d’origine Bélubérique, (ou semble l’ignorer) et ancre une vision suprémaciste  encore plus radicale par ce biais, comme si les Peupteutes devenaient subitement des étrangers de leur propres terres ou qu’ils étaient déclassables historiquement et géographiquement en tant qu’humains parce que, B., qui elle, est née sur le même continent qu’eux semble trouver normal d’avoir plus de droits, alors qu’historiquement ils font partie du même endroit.  (et plus globalement, je vais pas vous dessiner la story des migrations, mais le suprémacisme blanc est un des concepts les plus obscurantiste que les blancs ont chié pour justifier leurs invasions de tout temps et bien pire encore, d’où l’intérêt de sa la fermer courtoisement quand on connait pas l’histoire du peuple au nom de qui on prétend pouvoir s’exprimer sans que ça pose problème à personne) Malheureusement ça ne s’arrête pas là.

… et qu’elle (« la pseudo-mentalité Peupteute ») implique qu’ON se dévoile moins facilement qu’eux sur leur passé douloureux. 

Donc là, déjà on a à faire à un drôle de lapsus révélateur dans l’emploi du « ON » de la part d’une non concernée sur la « pseudo mentalité Peupteute » et fait que B. se prend concrètement pour quelqu’un qui fait partie de ce groupe ethnique, DANGER +++ cf plus haut) tout en mettant une nouvelle fois tout ce groupe dans le même panier. Là je vais pas vous cacher, qu’en tant que mes origines Peupteutes (^^, voyez de où ça m’a bien piquée cette affaire), arrivée à ce niveau de Gloubiboulga ignare qui ose en appeler à sa Science sur le sujet, répondre à ma place, se confondre en mettant une centaine de millions de personnes dans le même panier toutes histoires, origines et vécus confondus, après avoir véhiculé quelques clichés et stéréotypes qui ne sont ni fait ni à faire dans aucun contexte et sur la référence de quelques personnes immigrées de première ou seconde génération qu’elle a croisé au taf, je suis à la limite de l’implosion, et qu’il faut encore quelques doses de tacts pour faire remarquer gentiment que ça se fait pas avant que la personne fasse appel à la Police du Ton* (je vous ai mis un lexique plus bas). On en arrive à un festival de clichés destructeurs et extrêmement blessants et violents (mais VA LEUR EXPLIQUER ÇA) où les personnes en question sont carrément déshumanisées en terme de leur culture, origine et de leur vécus individuels dont B. vient de les  extirper tout bonnement, au profit de son égo pour mettre en valeur ses pseudo-connaissances. Donc on en revient à cette supposée mentalité (stéréotype d’origine) mais dont on sait désormais qu’elle implique l’auto-silenciation de tout un peuple qui apparemment a beaucoup souffert. Pour rappel les Peupteutes représentent un nombre incroyable de nationalités représentées sur plusieurs pays, mais à travers la vision de B. on nous les rend incapables de s’exprimer par eux-mêmes et dont toutes les vies et pays sont traversés sans cesse par les conflits et des drames humains. En bref les Peupteutes ne migreraient qu’à cause de vécus difficiles, et jamais par choix (suprémacisme ter repetita). Pourtant la phrase est traître, puisque sous couvert de compassion et d’intérêt pour les cultures du groupe ethno-linguistique Peupteute, ce que fait B. en sous-marin c’est tenter de montrer son humanité et sa sensibilité envers un peuple, alors qu’en réalité elle fait tout le contraire en dépossédant les personnes concernées de leur culture propre, de leur histoire également, et de leurs caractéristiques intrinsèques individuelles et en les infériorisant.

Et je pense aussi qu’ils ont raison de ne pas vouloir en parler parce que… 

Idem que plus haut, on est dans l’interprétation basée une nouvelle fois sur le stéréotype d’origine. Elle persiste en substituant la parole des concernés à la sienne (et ne respecte donc apparemment même pas le fait que son panel de référence ne souhaitait pas en parler avec elle, individuellement, vu les clichés qu’elle véhicule, et on comprend mieux pourquoi…) Ça fait quand même beaucoup d’interprétations personnelles référencées en si peu de mots sans la moindre conscience de l’irrespect que ça suggère. On est arrivés déjà très bas dans l’échelle du traitement humain… mais on peut encore tomber plus bas (malheureusement).

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…Je sais que dans certains pays Peupteutes il faut faire vraiment des choses vraiment atroces pour garantir sa survie. Oui alors avoir une télé et les infos sur certains pays d’un groupe ethno-linguistique ne signifie par pour autant qu’on en capte tous les tenants et les aboutissants, encore moins qu’on puisse faire des généralisationsDonc là le cliché est ancré. Tous les Peupteutes de Paptatie (alors que je rappelle que la Paptatie n’est pas un pays, pas plus que l’Asiatie, la Slavie etc…) auraient vécu des choses atroces, et ce n’est même plus discutable, ou une interprétation, c’est un fait « JE SAIS QUE ». -SPLAINING, Omniscience qui ne doute de rien… Mot en « S » pour la 4ème fois. 

 

On est face à de l’ignorance crasse et du Mépris de Dominant. Et oui, B. est une femme blanche cis het qui vient d’utiliser ses privilèges pour s’approprier une discussion qui ne la concerne pas en parlant au nom de personnes oppressées dont elle n’aura jamais la moindre idée du vécu ou des ressentis, en les silenciant, en les déshumanisant, en les infériorisant, et en condensant tous les clichés et stéréotypes d’origine pour justifier de son droit au –Splaining. Vous n’obtiendriez pas mieux d’une personne neurotypique qui n’a de référence de l’autisme que quelques émissions de TV généralistes sur le sujet, et se baserait uniquement là dessus pour tenir son « Concept » de ce qu’est l’autisme.

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Mais ça ne s’arrête tristement pas là. Après lecture de ces quelques mots. Où je peux ENFIN intervenir en temps que concernée (et Ouais, je suis d’origine Peupteute du côté de mon Père, j’ai passé toutes mes vacances d’été là bas, je suis allée à l’école Bouèltaque enfant tous les mercredis matin pendant que mes camarades regardaient le Club Dorothée Peppouze, pour mieux connaître l’histoire et la culture de mon pays,  j’ai grandi dans les deux langues, mon père m’a parlé Beurtok’ dès ma naissance, ce qui fait que je suis parfaitement bilingue, et j’ai même appris d’autres langues Peupteutes du collège au lycée, bref, je n’ai jamais été coupée de mes origines). De fait, il me semble que j’ai largement de quoi être froissée par les propros de B. et avant toute chose je commence par l’en informer (et surtout je prends des captures d’écrans, parce que je sens qu’arrivée à ce degré d’Ignorance et de Mépris de B. ça ne va pas forcément bien tourner par la suite que je fasse remarquer qu’elle est à des années lumières de pouvoir s’exprimer sur le sujet, mais je tiens quand même à lui laisser sa chance de s’excuser *tu parles, et c’est bien le problème aussi, j’y reviens plus tard*). Et je parle bien de chance, parce que de base, ces propos inacceptables ne devraient pas être tenus, DANS AUCUN CONTEXTE, que les Peupteutes et n’importe quelles minorités qui subissent une oppression systémique ne devraient pas avoir à justifier quand ils demandent aux dominants de se taire sur ce qu’ils ne connaissent pas et qu’ils sont même bien légitimes de le faire sans nécessairement éduquer les dominants qui savent tout mieux qu’eux à cesser d’être oppressants et discriminants.

 

Très patiemment, et sans la moindre animosité, je m’emploie donc à répondre à ses commentaires disons inconsciemment maladroits et plus que fâcheux, en les démontant un par un et surtout en tentant de lui expliquer au mieux pourquoi son ethnocentrisme et sa condescendance sont inadmissibles dans le contexte, avec des exemples concrets, et beaucoup d’empathie, en lui retournant les choses en ce sens : penses-tu que prétendre répondre à une question en tant que non concernée, est acceptable? De même que t’exprimer au nom d’un peuple en assemblant plusieurs clichés et en véhiculant des stéréotypes est acceptable? Est-ce que tu comprends que t’approprier les ressentis et vécus de personnes lorsqu’on tient à parler des discriminations qu’elles subissent est inapproprié dans un contexte où le thème de la question est le stéréotype d’origine que tu ne vis pas ? etc. (vous avez déjà tout ci-dessus… j’ai relu mes post trois fois, j’ai exposé le cas à d’autres personnes concernées et/ou militantes, et elles étaient plutôt choquées, à raison en me demandant comment c’était possible a fortiori dans un groupe d’autistes, elles mêmes discriminées de base, et je peux vous garantir que notre réputation d’accepter tout le monde sans jugement sur le genre, les origines, les croyances et autres humanophobies outrageantes en a pris un sacré coup et moi avec parce que je ne relèverais pas ça aujourd’hui si je n’avais pas trouvé ça profondément choquant).

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Et voici la réponse que j’eus dans un premier : « Si on ne peut plus rien dire… pff »   J’ai ignoré cette réponse, en réutilisant son propos replacé avec d’autres cultures, ethnies etc. en espérant que ça lui percute l’esprit. RIEN.

 

B. utilisait la technique du prisme de la sensibilité pour se dédouaner de toutes ses erreurs mortifères en se plaçant comme la victime et moi le bourreau. Je précisais que je comprenais que c’était bien maladroit de sa part mais ça n’en était pas moins offensant et avec d’autres mots je lui ré-exprimais de tant de manières différentes que je le pouvais les raisons pour lesquelles son intervention en tant que non concernée était inappropriée et offensante dans le contexte. Je vous dis pas le SEUM que ça jette.

 

B., en mode défensif, ce qui n’aurait pas dû être le cas si ces propos étaient acceptables, (et  oui, quand on est sûr de son coup, on a pas à flipper de s’en expliquer, la réaction contraire est un bon indicateur de la maîtrise du sujet de son interlocuteur en règle générale, donc une nouvelle fois, si vous voulez avoir des communications saines, les « Je ne sais pas », « je ne comprends pas », « peux tu reformuler », « Je m’excuse » sont vraiment louables, en particulier quand on est autiste). B. faisait ensuite appel au fait qu’elle était très bien considérée par ses « amis concernés » avec qui elle n’avait aucun problème à s’insérer dans ce type de discussion dans le cercle privé. » C’est une façon de mépriser l’offense qu’elle produisait, en utilisant son humanité et sa sensibilité pour retourner mes arguments comme un boomerang  afin de ne pas avoir à s’excuser et surtout de ne pas reconnaître que ses propos sont choquants. Ses « collègues partis qui ne souhaitaient pas en parler avec elle », précédemment évoqués, étaient subitement devenus des amis avec qui elle en parlait librement quand elle le souhaitait, ses affirmations devenaient ouvertement contradictoires. Sans l’accuser de mentir, je contre argumentais une fois de plus en lui demandant si de fait ça ne la gênait aucunement de parler au nom de ses amis par rapport à leurs récits et ressentis dont elle ne comprendra jamais l’essence, en public, sans qu’ils le sachent ou ne puissent valider ou non ses propos sur le sujet. Comme nous étions sur un forum dédié aux personnes TSA, B. pour contre argumenter détournait encore mes demandes en affirmant que ça ne la dérangeait pas du tout que ses parents neurotypiques s’expriment pour elle quand elle avait du mal à le faire par rapport à ses difficultés liées à l’autisme, elle tentait ainsi d’ancrer l’idée qu’avoir des difficultés de communication, justifiait ses propos scandaleux et tentait de comparer des discussions informelles dans la sphère strictement privée avec des propos choquants tenus publiquement. Et lorsque je lui demandais enfin si elle ne pensait pas plus judicieux de s’excuser, elle exprimait en revanche très clairement qu’elle estimait n’avoir pas à le faire, puisqu’elle ne blessait personne, que c’était moi qui la taxait de xénophobe, alors qu’elle aimait justement tellement les cultures Peupteutes que même par erreur, il ne se pouvait pas qu’elle ait véhiculé de blessants et dangereux clichés.

 

Entre temps, le premier commentaire où elle invoquait pouvoir être « la nationalité de service de V. » avait disparu, ainsi les autres personnes qui suivaient ou découvraient le topic, ne pouvaient donc pas comprendre d’où venaient les reproches que je lui faisais, et sans assumer son propos, dans cet acte on ne peut plus de mauvaise foi, et par quelques subtiles incohérences, elle asseyait son statut de victime en retournant concrètement la situation à son avantage. (d’où l’intérêt d’avoir screené avant pour lui remettre ses abus de langage sous le nez, et lui demander de nouveau, à défaut d’assumer que ses propos puissent être blessants, de les assumer tout court).

 

La parade qu’elle emploie ensuite, après lui avoir remis ses posts sous le nez est encore plus représentative de l’appel à se faire défendre par les personnes non déconstruites  et jouissant des mêmes privilèges qu’elles qui l’entourent de manière virtuellement affinitaire pour venir défendre l’indéfendable, quand elle décide de… « quitter le groupe ».

 

Outre l’évidente lâcheté d’en venir là,  elle ne prévint pas, sûrement certaine que ses amis viendraient à la rescousse pour la consoler d’avoir été pseudo maltraitée par moi là où elle pouvait afficher son irrespect sans problème et valider le fait qu’ elle n’ait définitivement pas à s’excuser. Ça s’appelle prendre les gens  à partie. Et c’est très malin, parce que ça permet de les instrumentaliser pour qu’ils viennent continuer de tenir des propos dispendieux à sa place pour la défendre, avant de pouvoir revenir sereinement continuer à véhiculer des clichés aux fondements très obscurs et discutables quand ça lui chante.

 

Donc B. quitte le groupe…. PENDANT 24H seulement. Son intention n’était pas de quitter le groupe mais bien de marquer le fait que c’était moi qui avait oppressé sa petite vie de meuf cool qui s’imagine qu’on peut s’approprier la culture des autres en passant pour une bonne samaritaine fourbue d’empathie soudainement persécutée par la vilaine méchante Peupteute des Enfers (avec la mentalité qui va avec, si vous avez bien suivi le décryptage) que je suis et qui ose demander des justifications et références dans ce type de propos, à défaut des excuses que B. ne pouvait à l’évidence pas fournir, puisqu’elle venait d’être mise au pied du mur de son Égo de la classe dominante, par la fichue fille d’immigrée que je suis, au cas où un bon immigré doive être un immigré qui autorise les personnes qui sont bien intégrées à dire tout ce qu’elles veulent d’elles).

 

C’est très malin, parce que durant son absence, B. a pu aller pleurer auprès de ses am.i.e.s du forum pour faire état de son statut de persécutée, de sa sensibilité touchée en plein cœur par mes propos… Bref elle est allée faire du OUIN-OUIN auprès de ses copines de réseau pour qu’elles viennent la défendre et en se faisant son avocate, ce qui a permis de lui éviter :

1 – de s’enfoncer encore plus en disant encore plus de la merde. (même si n peut quand même lui reconnaître d’avoir culminé à 10 sommets de discriminations en trois petites phrases, seulement).

2 – d’en venir aux insultes elle-même et utiliser ainsi les autres comme porte parole et bouclier, et  ramener plusieurs personnes à sa raison pour que le nombre de ses défenseurs la soutiennent. (l’union fait la force, même et surtout mal déconstruite).

De fait, le lendemain, je recevais un message d’une de ses amies bien intégrée également, qui comme elle, utilisait un pseudo d’un autre groupe ethno-linguistique auquel elle ne dénotait d’aucune appartenance, mais qui, plus franche que son amie dont elle se faisait l’instrument me sortait ceci :

« Joy tu saoules. B. est gentille et à cause de toi, elle a quitté le groupe ». (vous pouvez remonter le mème plus haut…)

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Donc là on a à faire à du -Victim Blaming. Parce que B. est gentille et cool (et n’assume pas les horreurs qu’elle a dites et donc je suis méchante parce que je lui explique que ça ne passe pas), elle n’avait pas à se faire bien légitimement remettre en cause, et son amie pouvait de fait désormais pointer  que je devenais la raison pour laquelle B. quittait le groupe, et la personne à blâmer. C’est une tentative qui peut parfois s’avérer très fructueuse pour continuer à se victimiser par opposition à son contradicteur des propos xénophobes de B. ça permettait de me faire passer à sa place pour la personne insensible, en niant que je puisse moi-même avoir des états d’âmes au sujet de son postulat de départ (sympa), en me tenant pour une personne sans empathie, en niant donc la violence infligée des mots précédents savamment effacés en pensant que ça ne se saurait pas. Je suis malheureusement d’une patience d’ange dans ce genre de situations. D’une part parce que je m’étais d’emblée distanciée de mettre ma sensibilité personnelle en confrontation des propos de B., d’autre part, parce que c’est un cas d’école tellement fréquent, que ça ne valait pas la peine de le prendre au personnel. Surtout j’étais intacte au regard du fait que contrairement à B. et ses amis venus  à la rescousse, je n’avais insulté personne.

 

Je répondais donc à l’amie de B. pour lui demander si elle pensait que son propos me touche? (Et toi, tu te rends compte que t’as été instrumentalisée par le ouin-ouin de ta pote, ou pas?) Elle me souhaitait en retour de me faire « offrir de l’empathie pour Noël »  (très élégant d’un autiste à l’autre, de reprendre un cliché neurotypique, tant on sait que si longtemps les autistes ont été considérés comme sans empathie, et/ou dépourvus de théorie de l’esprit, on découvre actuellement que c’est plutôt affaire que leur sensibilité est ailleurs (un peu comme la vérité, dans X-files).

 

Le lendemain, parce que quand on peut se mettre à deux à tirer sur une tierce personne, autant inviter des amis… Une autre courageuse, vient y mettre de son grain de sel pour amplifier le shitstorm en cours. Parce que clairement, depuis la veille on a déjà basculé dedans. Donc la nana, use à son tour des discussions précédentes comme levier pour… Son cas personnel dans sa relation personnelle avec moi, qui a duré une semaine via les internets, et qui n’a vraisemblablement aucun lien avec ce qui précède. Autrement dit, régler ses comptes… (très compliqué ça, parce que je vis une relation assez paisible avec moi-même et j’ai pas trop de souci dans celles que j’ai avec mes véritables amis en général, donc bon, pourquoi pas, même si je vois pas où ça mène). Du coup elle a une occasion de vider son sac parce qu’à un moment, j’ai refusé d’être sa copine sur facebook (hanhanhan, comment je suis trop une méchante) plus d’une semaine et je lui ai expliqué pourquoi, sans plus de condescendance que le reste, mais semble-t-il que ce fut interprété différemment. Sérieux, le monde tourne toujours autour de vous, en fait, c’est ça votre relationnel amical? (vraiment je tiens les captas d’écrans dans mes petits dossiers parce que du coup, j’ai du rechoper toutes nos discussions en privé avec celle là aussi, avant qu’elle me bloque pendant que la fenêtre fb était encore ouverte, après B. évidemment, qui était revenue entre temps, Leul’).

 

Donc là tout y passe : je n’ai AUCUN sens de l’humour (c’est pour ça que je refuse potentiellement de poter des personnes que je ne connais pas IRL sur mon mur privé, le fait est que mes potes sont des gens hyper respectueux, open, n’en discriminent pas d’autres (et c’est beaucoup pour cette raison qu’ils sont mes amis, du reste, qui se ressemble s’assemble) et je les connais individuellement dans la vraie vie, ça m’évite de passer du temps en plus à shitstormer sur messenger avec des gens que je ne connais pas, du coup, m’voyez), je prends au pied de la lettre (idem, la personne détourne le propos de départ en axant sur une soudaine sensibilité ostentatoire de ma part… Si vouloir être spécifique quand le sujet est aussi sensible, et bien vous avez pas fini… et si vous êtes autistes et que c’est ça votre insulte pour en insulter un autre, prière de revoir vos diag et vos DSM avant, ou alors d’éviter de faire appel à l’humanisme naturel des autistes… vous venez de vous insulter vous-même au passage ^^)… Puis en vient à son cas perso, aka elle a des comptes à régler avec moi, pouf pouf, voilà l’occase, enfin on y vient, elle a dû attendre ça longtemps, elle peut y aller de ses griefs perso sans aucun lien avec le débat en cours. Ça s’appelle concrètement de l’acharnement. Du coup, pas le choix je dois poser ma version, puisqu’elle tient temps à laver SON linge sale en public (nan mais y en a vous vous faites ça tout seuls, sérieux, prenez un abo à n’importe quelle activité qui vous sorte de facebook, vous le regrettez pas, promis), et lui expliquer premièrement qu’il n’est pas correct de rebondir sur une conv’ publique d’un sujet particulier pour en venir à du perso. (en particulier après tous les smiley haha! que je me prends de la copine de B. qui ne sait plus quoi faire devant mon mur d’impassibilité, non mais on va quand même pas prendre au sérieux que la Joy, là elle kiffe pas qu’on parle de sa culture en disant des trucs complètement erronés dessus, en prime à sa place de concernée  alors qu’on en sait rien du vécu des gens , haha… quand même pas…. »haha », etc, ça vous donne une idée du niveau..). Donc je recentre sur le sujet de base, j’explique à la Dame que : « écoute, on s’est poté sur facebook parce qu’on avait trois amis en commun, tu es venue me raconter ta vie de manière assez récurrente et intempestive sur messenger tous les 4 matins sans te poser la question deux secondes de  si j’en avais pas assez de la mienne, de si ça me dérangeait, de si j’en étais simplement dispo (viendez causer de mon empathie après ça), et d’éventuellement si j’en ai quelque chose à foutre, en fait, jusqu’à que j’ai l’impression d’être ton canap’ de psych ou ton crachoir à vécu, je sais pas et je m’en fous, au prétexte qu’on connait 4 personnes en commun d’un autre milieu. Rappel : je suis autiste, j’ai une vie et peut-être mes pb aussi donc venir m’en déverser comme ça, et de cette manière BOF (comme Louis T. j’ai 50 nuances de bof émotionnel quand on me balance sa  petite vie gratos façon Jack in The Box alors que jamais j’ai ouvert la boite). Plus j’avais pas digéré une espèce de provoc’ gratos sur mon mur (je n’aime pas qu’on dise de la merde sur mon mur perso, je dis stop une, fois deux fois, si la personne continue ses provoc’ malgré tout, je la vire, sur mon mur les gens s’entendent bien et discutent poliment sans tenir de propos ostentatoires sur qui que ce soit, parfois entre eux alors qu’ils ne se connaissent pas et c’est très bien ainsi, j’aime que ça reste un safe space pour eux, c’est mon mur privé, je dois d’amitié à personne que je connais pas vraiment, de plus que les commentaires sont pas accessibles au tout venant autres que mes amis, voilà », mais sympa, j’ai expliqué à la nana pourquoi je pensais que ça allait pas le faire, que ses comm’ et ses messages me mettaient mal à l’aise et que je préférais nous en arrêter là (avais-je à justifier, mais suis-je trop bonne?). … Figurez vous que je l’ai « Traumatisé »... Ouais, ouais, la meuf a un PTSD parce que je n’ai pas souhaité être sa copine plus d’une semaine sur FB après qu’elle m’ait harcelé tous les 4 matins en me racontant sa vie sans que je demande rien, depuis tout ce temps, voilà ce qu’elle me sort… et au passage elle explique aussi qu’en fait elle n’a même pas lu les échanges  précédents avec B. (AH !?) voilà, c’était juste une occase d’évacuer son stress GRATOS et de déposer son bilan, façon je viens poser ma pèche en route et démerdez vous en, mais trop comment c’est moi la méchante pas drôle sans empathie, vous auriez eu plus vite fait avec un schlasse, mais je vous renie pas d’avoir eu l’honnêteté d’avoir d’abord voulu me descendre par devant).

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(oui ce mème c’est de l’humour… au cas où… certain.e.s s’imaginent que j’ai le Melon de Pluton, ceux qui me connaissent savent que non, mais oui les autres, je les emmerde, je vais pas être désolée de faire ma vie, d’avoir mes opinions bien tranchées, d’apprendre tous les jours à me déconstruire, et de l’ouvrir, naméh) Typiquement c’est le genre de problèmes qui se multiplient sur les réseaux sociaux, quand les gens n’acceptent pas qu’on puisse ne pas être d’accord avec eux, quand ils parlent pour parler sans argumenter, sans penser qu’il y a un ou plusieurs être humains derrière l’écran qui ne vont pas forcément valider des lieux communs & faux et blessants et qu’à court d’arguments, la fierté, l’égo, la possibilité de s’être trompé leur fait défaut et qu’ils ne l’assument pas. Alors sûrement, je dois emmerder un tas de gens à être égale à moi-même en toute circonstance, à savamment m’être doté au fil de mauvaises expériences d’un bouclier anti-bullshit à déclenchement automatique, à me casser les ovaires deux heures pour répondre avec les bons mots en expliquant sans insulter, à y revenir tant de fois s’il le faut pour éduquer à la non discrimination des oppressions systémiques vécues par diverses minorités, et à m’excuser si je merdoie ou que je blesse quelqu’un, sauf que je n’attends jamais pour le faire, et que quand je dois signaler un cas de bullshitting, shitstorming, hoax, splaining, propos racistes, xénophobes, transphobes, validistes, autismophobes, sexistes, etc clairement je perds tout sens de l’humour, vous pouvez me jeter tous vos reproches à la figure et… je préfère ça que blesser des gens qui subissent toute discrim’ que devoir vous dire les choses avec des roses en osant espérer que vous ayez le temps d’y repenser plus tard, parce qu’en plus, j’en tiens généralement aucune rancune si on rouvre la discussion, du moment que j’ai pu prendre mon droit de réponse, et là encore je me passerai de ce dernier pour rien au monde, de même que je ne viens pas sur facebook pour trouver de nouveaux amis ou tenir des discours démagogues pour faire plus de vues ou de likes sur mon site ou avoir la validation des plus actifs et visibles du net pour une popularité qui ne m’apporterait rien en tenant des discours consensuels. Mais quand on veut faire avancer les discours d’inclusion c’est quand même le minimum de précautions à prendre, de ne pas blesser autrui qui qu’il soit. De fait j’imagine que si vous en êtes arrivé à lire tout ça vous avez désormais une large idée de ces expressions utilisées communément sur les réseaux quand les gens sont en désaccord pour dire qu’ils  sont « Pris en otage », « Lynchés », « lapidés »… Bizarrement là encore, c’est toujours des blancs privilégiés qui utilisent ces expressions mais ça ne dérange personne.

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Cette histoire avec B., c’est aussi celle du mec qui dit que les nanas qui se sont fait agresser sexuellement le soir de la coupe du monde n’avaient pas à sortir ce soir là, c’est ce mec du bar qui traite une macédonienne d’origine bien née sur le sol français le soir de la finale pour se faire traiter de « Crotte » pour dire croate pendant les 90 minutes du match, au lieu de pouvoir le regarder tranquille comme tout le monde,  c’est ce militant syndicaliste qui publie un article sur le fait que le gouvernement Macron donne enfin le droit de vote aux handicapés sous tutelle et qui trouve malin de ponctuer « Macron agrandit son électorat » en présupposant insidieusement que les personnes handicapées sous tutelle n’ont pas le libre arbitre suffisant pour choisir leur candidat par elles mêmes comme si le fait qu’elles soient sous tutelle suppose un quelconque problème mental qui les en prive systématiquement (validisme), c’est ces mecs blancs cis genre hétérosexuels bien portants et socialement super bien intégrés qui interviennent sur des sujets spécifiques au regard d’oppressions systémiques spécifiques aux femmes et n’interviennent sur la question du viol uniquement pour dire qu’il ne faut pas non plus oublier que les hommes aussi en subissent et détournent ainsi le problème de la culture du viol et du Patriarcat qu’ils nient,  sans comprendre les problématiques réelles sous tendues par ces derniers et démontrent par la même occasion que si ça ne les concernait aucunement à la base ils ne seraient peut-être pas intervenus sur le sujet, et que donc leur soutien réel à la cause féminine et à l’égalité laisse légèrement à désirer, c’est ces gens qui font du lol sur les origines, l’orientation sexuelle des gens, leur handicap, leur niveau d’éducation, le viol et toutes les violences quotidiennes qu’en subissent les concernés, sans jamais tenir compte, de leur point de vue dominant et ethnocentré qu’en tant que privilégiés  on ne peut pas dire tout et n’importe quoi sur des oppressions qu’on a pas subies, c’est aussi les gens qui hurlent au scandale de voir quelques personnes partiellement dévêtues dans les prides ou des femmes allaiter dans des lieux publics et ne voient aucun problème à ce que des mecs exhibent leurs parties génitales  dans absolument toutes les rues et pas juste un parcours donné le soir de la coupe du monde, ou juste ceux là qu’ont une couille qui dépasse du short sur les plages en été ou la raie à l’air, alors qu’une meuf en bikini, ou seins nus, ou en burkini c’est pas acceptable pour leur petit cœur fragile (sérieux, vous vous moquez de qui?), et qui se permettent d’ajouter leur grain de sel et de silencier les discriminé.e.s en attendant d’être loués pour leur élan égalitaire au lieu de juste écouter, laisser parler les victimes d’oppressions et les soutenir sans condition, c’est ces gens qui disent encore « Ah bah tu l’as un peu cherché quand même » quand vous venez témoigner sur un sujet sensible et chercher du réconfort ou une solution ou du soutien ou juste partager une mauvaise expérience pour en prémunir d’autres de vivre la même, et non obtenir un jugement, sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas pleinement, c’est encore demander aux musulmans de de se désolidariser ouvertement du terrorisme à chaque attentat quand ce sont deux choses différentes que la religion et le terrorisme, alors que les musulmans n’ont pas à se justifier quand on parle rarement d’acte terrorisme quand un blanc attaque, blesse et tue des personnes racisées alors qu’historiquement et statistiquement, le racisme fait plus de victimes que le terrorisme de victimes blanches.

<https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FBetweenTheScenes%2Fvideos%2F212180896148350%2F&show_text=0&width=560 » target= »_blank » rel= »noopener »>

C’est encore la lettre de l’ambassadeur à Trevor Noah au sujet des français racisés qui ont gagné la coupe du monde.

 

Si votre vie manque de sel, au lieu de considérer et de parler sans savoir de quoi c’est fait de la culture, des origines, de l’orientation sexuelle, des croyances, du handicap, de n’importe quelle différence des autres en général, faites quelque chose, mais par pitié, ne vous mettez pas dans les bottes de ce que vous ne vivez pas et ne prétendez pas le comprendre aussi bien que celui qui subit des discriminations liées à ce qu’il est profondément au quotidien et ne sont pas moins naturelles que votre norme autocentrée. Décentrez vous de vous-même. Et considérez que les situations précitées sont  le quotidien des personnes en situation de discrimination, qu’il s’agisse ou non d’une oppression systémique, donc si vous ne pouvez pas témoigner de respect, taisez-vous simplement et apprenez d’elles afin de ne pas reproduire ces schémas destructeurs et excluants.

Vous voulez vraiment que je vous le dise avec un Eminem? OK.

 

 

 

 

 

 

 

 

….

 

 

 

 

 

L’important, si on veut éviter le splaining et d’autres formes d’amplifications de clichés ou de stéréotypes oppressifs, est d’écouter ce qu’a à dire la personne qui fait partie d’un groupe qui vit des discriminations par rapport à ce qu’elle est, plutôt que de prioriser ses connaissances sur les idées qu’on en a. Sinon c’est du mépris de souffrance. 

 

Nous pouvons tous faire du -splaining sans faire gaffe, et quand on le sait il devient d’utilité publiquement de faire justement attention, de même que tenir des propos discriminants inconsciemment, si vous savez faire attention à bien faire vos lacets, me dites pas que c’est un effort de faire attention à ne pas dire de la merde sur des sujets que vous ne maîtrisez pas en prétendant soi-disant en avoir à faire quelque chose et avoir de la compassion, personne ne veut de votre compassion, les gens veulent juste ne pas être discriminés, POINT, y a rien à comprendre de plus, faites pas semblant d’êtres malades quand on vous fait remarquer et que la connerie est dite, merci. C’est là tout l’intérêt de la déconstruction. Clairement, je ne suis pas au point moi-même et j’ai de gros progrès à faire et plein de choses à apprendre encore, mais je me renseigne et j’évite de parler de ce que je ne connais pas, de ce que je ne vis pas, sans que ça m’empêche de soutenir des personnes stigmatisées régulièrement en relayant simplement leurs paroles pour les visibiliser et faire prendre conscience de leurs privilèges à d’autres comme je tente au mieux de checker les miens, en les visibilisant et sans foutre mon grain de sel là où… JE SAIS PAS… ce que certaines discriminations font souffrir, parce que je les vis pas, donc je vais pas prétendre à’.

La déconstruction c’est apprendre à se défaire des notions problématiques qui nous ont été inculquées par la société. Ce n’est pas toi que tu déconstruis mais ces notions (donc tu vois une fois de plus que le monde ne tourne pas spécialement autour de ton cul, et je t’assure qu’une fois que t’auras compris ça, tu te sentiras même carrément mieux dans ton slip, humainement parlant).

 

Par exemple, la déconstruction appliquée aux stéréotypes d’origines ; c’est s’éloigner des stéréotypes, arrêter de systématiquement prêter des us, des savoir faire et n’importe quel cliché à une personne racisée parce qu’autrement vous ne faites que perpétrer ces clichés, en plus de conserver des  réflexes qui tôt ou tard vous feront dire des choses racistes, xénophobes etc… et donc blessantes. C’est laisser la parole aux concerné.e.s et les soutenir inconditionnellement dans leur lutte pour obtenir les mêmes droits que les dominants sans porter de jugement basé sur une histoire sociale pas très inclusive ou liée à des traumatismes dont vous n’avez pas idée, sans utiliser vos petits vécus et l’assimiler à celui des autres alors que c’est pas le même, et que certaines comparaisons n’en sont pas (tu compares pas une chaise de jardin avec une tronçonneuse, bah si tu veux inclure des personnes victimes d’oppressions alors que toi tu l’es pas, c’est pareil : compares pas avec ta vie). Ça ne veut pas dire qu‘on ne peut plus rien dire sur rien, comme s’en débattent souvent les personnes qui font de la discrimination sans le savoir quand on leur met la patate chaude qu’ils viennent de sortir sous le nez, mais au contraire qu’on doit construire un langage va-lo-ri-sant, bienveillant, d’égalité  et d’inclusion du à chaque être humain pour faire barrage aux préjugés et réduire concrètement les inégalités, et laisser le champ aux personnes discriminées d’être visibles et de pouvoir s’exprimer librement sur ce qu’elles ont à dire OU qu’elles ne veulent pas dire (parce que oui là aussi, les gens ne sont pas tenus de vous raconter leurs expériences liées à des discriminations à votre service et à la demande, vous êtes pas au MacDo des souffrances) sans être jugées sur des stéréotypes, sans être automatiquement critiquées.

 

Repérez les notions problématiques quand vous ne maîtrisez pas le sujet et imaginez ce qui va en découler pour une personne directement concernée (level de difficulté 0). Est-ce que ce que vous allez dire vous concerne vous ou concerne des idées généralistes que vous avez sur des personnes dont vous ne vivez pas l’oppression? Voyez ce qui va découler de ce que vous vous avez à dire et si ça va vraiment apporter quelque chose à la discussion. Rationalisez, soyez logiques. Évitez également de fétichiser des personnes discriminées. Leurs problématiques ne vous appartiennent pas, ni leur ressenti, ni leur vécu, ni leur mode de vie, mais respectez, et considérez qu’elles vous font un cadeau quand elles vous en apprennent, ouais un cadeau à vous ouvrir un peu l’esprit et vous décentrer de vous-mêmes. Et ne manquez jamais de vous excuser si vous blessez quelqu’un qui subit une oppression, parce que si vos parents vous ont appris à dire bonjour et s’il te plaît « Pardon » est une formule de politesse minimale quand de la connerie s’échappe malencontreusement de votre bouche même par hasard et sans faire exprès.

 

Je ne condamnerai pas B., sa copine ou la nana qui s’est servi de cette conversation comme levier pour me voler dans les plumes, je n’ai pas de plumes, que des mots, alors qu’on se connait pas et qu’on ne se croisera sans doute jamais. Et je conserve bien leur anonymat, parce que je suis certainement moins nocive que la ribambelle de propos déplacés que j’ai dû essuyer en ne pliant pas l’échine sous la pression de la pensée dominante et inégalitaire d’une majorité (j’ai eu autant de soutien en privé ensuite et je remercie encore ces personnes là ici) en explicitant pourquoi faire du -splaining est dispendieux et peut-être d’autant plus blessant quand on pense être dans son bon droit de parler à la place des minorités invisibles là où ça ne va que les invisibiliser encore plus en continuant de drainer de vieux clichés archaïques et réactionnaires. Même si au moment de la publication de ce post, à froid, B. et sa copine sont certainement encore jeunes et elles ont temps d’apprendre, je ne m’abaisserai pas à vous les nommer ou donner des éléments plus précis de ces discussions à moins que n’importe laquelle de ses sympathisantes viennent à son tour à la charge et là je risque en effet de ressortir des vieux dossiers déplaisants s’il fallait vraiment que je doive m’abaisser à ce niveau pour obtenir le minimum de respect dû, parce qu’il me semble avoir eu très bon dos et le tact suffisant qu’on ne vienne pas m’en remettre une couche. Toutefois, je vous invite individuellement à vous remettre en cause quand vous abordez un sujet directement lié à une discrimination et à bien évaluer qu’en fonction de vos privilèges personnels par rapport au sujet de discrimination en question, vous n’êtes pas toujours la personne la mieux positionnée pour en parler et en ce cas attention aux mots que vous utilisez ou ne prétendez juste pas défendre une cause alors que vous n’avez pas le vocabulaire ou les connaissances adéquates. Donc oui, j’apprends encore beaucoup sur les oppressions que je ne vis pas, et je ferme bien volontiers ma gueule quand je ne maîtrise pas mon sujet, et dans le doute de dire une connerie, je m’abstiens et ne me contente que de relayer les témoignages d’injustices répétées que certain.e.s subissent au quotidien.

Vous ne savez pas où vous situer dans tout ça? Et c’est parfaitement compréhensible.

 

Quelques outils pour se situer :

  1. Le Bingo Réac (si vous avez déjà répondu un truc comme ça quand on vous a mis votre caca sous le nez, c’est bien qu’une petite remise en question s’impose).

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2. Le test de privilèges  :

bb2

3. La fiche vocabulaire :

lexique.png

3. Les stéréotypes sur les origines sur Alternego :

http://alternego.com/culturenego/stereotypes-origines/

Ce ne sont que quelques exemples, mais il en existe bien plus, et vous avez internet, ne venez plus dire que vous ne savez pas, sinon c’est juste que vous avez la flemme. Et parce qu’il n’y a pas de sous-espèce humaine, sachez vous en rappeler au moment opportun, vous ne savez jamais ce que les gens ont traversé sans les connaître  et ne souhaitez pas plus être jugés ou infériorisés qu’un autre donc soyez exemplaires, vous y gagnerez beaucoup, et si vous ne savez pas vous exprimer sans insulter et sans savoir, au mieux… restez silencieux est encore votre meilleure option. Si vous avez encore trop d’égo et persistez à tout voir à travers le prisme de votre sensibilité personnelle au défaut de celle des autres, déconstruisez un à un les clichés qui vous ont été inculqués, et interrogez les encore et encore, sachez vous excuser quand vous êtes blessants, et dites vous bien que si des personnes discriminées manquent autant de pouvoir jouir des mêmes droits et privilèges que vous, de la même inclusion sans avoir à se débattre sans cesse et lutter contre autant d’insultes, de violences et de rejets quotidien, c’est peut-être que le problème vient aussi de vous.

 

Militez pour les droits communs, ça n’est pas que partager de belles phrases sur l’amour des uns et des autres sur facebook avec quelques jolies citations de Victor Hugo ou d’Albert Camus entrecoupées d’un ou deux Gandhi et deux Martin Luther King pour la forme, c’est SURTOUT AGIR au quotidien et veiller aux termes qu’on emploie et à la position qu’on occupe, et  ne pas cautionner le moindre discours de haine ou véhiculer des préjugés ou de mauvaises informations, et écouter, expliquer, éduquer, reformuler chaque fois que c’est nécessaire.

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