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… J’ai beau réfléchir à la partie 1… Sans être Orwell ou Huxley ou Nietzsche ou Guy Debord, j’ai une triste (ou heureuse?) nouvelle à vous annoncer… L’entreprise traditionnelle… est morte. Delta Charly Delta. Décédée. Ce n’est pas le cri de St Jean Baptiste dans le désert. Ni une plaisanterie.

En janvier quand j’ai compris que je ne ferai plus long feu à l’entreprise, en tout cas pas celle qu’on a tous connu au moins une fois, si ce n’est 3 ou 10… ou 20 dans mon cas… Que c’était bien beau de faire encore des classeurs d’archives même si tout est sauvegardé dans le réseau et les serveurs, des notes de chantier pour envoyer dix gros costauds dans des zones dangereuses te relever des numéros avec leur petit stylo pour déchiffrer ces hiéroglyphes qui reviennent plein de sable du désert et passer parfois trois heures à rechercher le numéro correspondant dans la base de donnée logicielle millésime windows 95 à cause d’un  zéro à la place d’un O ou inversement, ou parce qu’il manque un chiffre ou une lettre, mais ces méthodes sont trop surannées pour être efficaces.

 

J’ai donc sondé les offres d’emploi… Pour voir ce que le marché du travail avait à offrir de neuf depuis deux ans que je n’avais pas à me pencher sur la question dans ma spécialité de niche.

 

Dans plus de 95% des start up, du haut de mes 37 ans, je suis une grabataire cacochyme (en plus de ne pas savoir faire de skate-board) et tu peux faire le meilleur CV en ligne, avec la dose d’humour qu’il faut et les compétences en avant, à moins d’être développeur, tu ne vaux pas une cacahuète. J’en ai vu une pour un poste dans la web TV (entre autres), où le recruteur cherchait une personnalité plutôt que quelqu’un de formé… L’aubaine du siècle. Je l’ai relue 3 fois. Ça criait en moi à chaque ligne « C’est toi, c’est toi, c’est toi joy ! » Et j’ai envoyé une candidature en 30 pages (très aérées) en .pdf comme un dossier de presse qui a fusionné avec un portfolio et un CV de graphiste… mais où tu peux piocher aléatoirement dans divers formats de contenu pour relever ce qu’il y a de plus pertinent et naviguer entre mes vidéos sur le web, mes insta, lire un extrait de pièce de théâtre et d’autres projets menés en parallèle de mes emplois salariés d’assistante depuis autant de temps que je suis sortie de l’école et que je bosse, soit 17 années, qui montrent que je sais faire, que c’est dans mes cordes, que ça matche même parfaitement.

Je n’ai pas été retenue au poste auquel j’ai répondu, mais il a été question d’un autre, peut-être plus proche de mon parcours, comme e-reporter. La définition du terme e-reporter n’est pas encore très usitée sur les internets à moins d’avoir un temps d’avance. Ce qui était le cas de cette entreprise dont le digital à plusieurs niveaux, corporate, événementiel etc. est une spécialité à l’affût de mettre en place toutes les dernières innovations en la matière depuis sept ans. J’ai donc observé le profil de ce type d’entreprise, pour ne pas dire retourné intégralement tous les internets à ma disposition pour en apprendre un maximum sur ces nouvelles façons d’intégrer tous ces métiers à l’entreprise traditionnelle et leurs différents produits, leurs extensions, leurs applications, émerveillée par leurs champs d’applications sans limite connue à ce jour. Et fait une découverte qui n’est nouvelle que pour ceux qui ne se sont pas encore penchés sur la question. Les métiers du Digital sont à notre porte. Ce n’est que le début et c’est bien loin d’être terminé… Ne pas s’y intéresser serait contre productif par rapport à ce que l’avenir de notre modèle d’entreprise vieillissant qui n’en finit plus d’en faire la preuve, parce que trop axé sur la capitalisation des forces des petites mains comme moi, au détriment de l’humain.

En France, comme dans beaucoup de domaines, on est toujours plus en retard. Des derniers de cordée, à se demander tout au bout, si la corde n’est même pas un peu cassée, quelque part, et où, sans la visibilité nécessaire. Le plus vieux continent du vieux continent, le plus lent.

 

Ce matin j’étais à un entretien d’embauche face à un C.E.O qui est aussi consultant, spécialisé dans les restructurations d’entreprises que leur croissance soit ascendante ou descendante et qui m’explique, que dans un cas comme dans l’autre, les dégâts d’ordre relationnels sont les mêmes… En jetant un seul œil sur mon CV, sans que je n’ai à commenter, il me dit subitement et spontanément : « Vous êtes d’une incroyable résilience »… constat fait des différentes typologies d’entreprises où j’ai exercé, de la culture au bâtiment en passant par l’audiovisuel, le luxe, le journalisme et les assurances… (à des postes où si la tâche est complexe ou fastidieuse, le salaire est stagnant, et le poste sans considération). J’en suis restée bouche-bée. Qui peut deviner ça et avoir une telle empathie en prononçant ces mots sans me connaître pour lire aussi méticuleusement à travers les lignes de 4 ou 5 expériences d’assistanat des autres. J’en ai encore appris ou eu des confirmations dans les minutes qui suivent.  Je ne suis pas seule à penser que :

 

« En France on a du retard sur beaucoup… beaucoup TROP de choses… ». 

 

Où que se trouvent mes opinions politiques pour le peu qu’il m’en reste, je me sens gouvernée par des derniers de la classe. Actuellement nous autres aspies du pays où on mange des grenouilles, ne sommes que le miroir grossissant du retard de l’état en sus de notre prise en charge, d’un tas d’autres dysfonctions systémiques. Le lapin blanc d’Emmanuel et ses prédécesseurs s’est égaré dans la 25ème heure* sauf que ça n’affole aucun de nos décisionnaires. En retard sur la transition énergétique, sur l’acceptation des sexualités qui diffèrent du foutu cis hétéro blanc, la prise en charge de nos toxicos, la dépénalisation des drogues, où le succès du Portugal devrait nous faire baisser la tête, en le télétravail, le revenu universel, la prévention des récidives criminelles, la transformation digitale des PME, la gestion du stress au travail, la prévention des maladies psychiatriques, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, l’accompagnement des chômeurs, l’enseignement informatique, le handicap, la bioproduction, les prisons, à tous les niveaux, le logement des sans abris, le viol, la prostitution… Comment concevoir que l »autisme, minorité des minorités ne soit pas une goutte d’eau dans un vase renversé que personne ne regarde. Si la France a un incroyable talent, elle se plaît à le considérer avec une hauteur et un dédain parfaitement ridicules.

Nous sommes en avril. Le dernier plan autisme est sorti… J’ai l’impression d’évoquer le beaujolais nouveau en disant ça, mais c’est idem, c’est pas du vin, fondamentalement tout le monde s’en fout sauf ceux qui le produisent parce que c’est une remarquable opération commerciale, ça n’a aucune valeur gustative, mais on va le gober quand même, parce que c’est la TRADITION… A priori ensuite il ne se passera rien de plus. Et c’est pareil pour le dernier Plan Autisme. Mais il y a eu un article dans un magasine féminin sur les femmes autistes, quand même. Formidable. On vous présente 3 femmes autistes avec des métiers qui les tiennent loin de la précarité à comparer de tous ceux qui n’en sont pas à ce stade, et nous voilà dans un Syndrome de La Glamouritude, qui ne donne in fine pas beaucoup d’informations supplémentaires sur les difficultés liées à l’autisme. Un vieux média en carton… qui cartonne toujours auprès de la ménagère et de la femme active. Ils doivent bien rire de nous depuis la Silicon Valley. À l’issue du plan de communication gouvernemental Autisme 4, appelons un chat un chat, j’ai aussi vu sur nos communautés autistes des réseaux sociaux des captures d’écran sur le Pourcentage d’autistes qui travaillent… J’ignore la source et ça m’intéresse très peu… C’était de l’ordre de -de 1%. et il y avait la mention .gouv sur le pictogramme… Un plan de comm’ et une fake news… Rien de neuf au pays du Croissant. Et s’il fallait ne compter que sur ceux qui parlent et décident de notre sort à notre place nous n’irions pas très loin…

 

Réalité : dans le rapport sur l’emploi des personnes autistes en France remis par Joseph Schovanec à Ségolène Neuville du 16.03.2017 : une nouvelle fois, pour la grande majorité… L’autisme en France, à moins d’être directement ou indirectement concerné : tout le monde s’en fout voire même nous n’existons pas, vu l’exclusion factuelle de notre visibilité dans le monde du travail lié à l’absence de chiffres de référence sur le sujet. En gros : des autistes y en a, ce qu’ils font…. Personne ne sait, sûrement comme dans les séries et personne ne s’y intéresse de toute façon. Ainsi démarre également ma seconde vidéo que vous pouvez voir ici, qui explique sans doute notre capacité à se regrouper plus facilement sur les internets qu’ailleurs, seul endroit pas si virtuel qu’on  ne veut le penser où notre droit d’exister est permis. Et les autres handicaps ne sont pas en reste… dixit le rapport annuel du défenseur des droits 2017* :

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source : alternative économique.

Quand je constate l’immense champ d’inaction de l’état pour inclure les personnes handicapées de quelque manière que ce soit, les deux seuls mots qui me viennent sont « eugénisme » et « insidieux »…

 

Mais revenons à notre existence sur le web et dans les médias d’informations ou de divertissement où étrangement… ❤ Tout le monde nous aime mieux tant qu’on en reste là et qu’on ne revendique pas de droits I.R.L ❤ … Nombreuses sont les études et les médias à s’être penchés sur la question, et nombre d’aspergers plus visibles que toi et moi sont à même de le confirmer… Nous nous épanouissons mieux dans les domaines de l’I.T et du web qu’ailleurs. Et peut-être même mieux que… nos congénères non autistes. Si l’article de Slate référencé plus haut est loin d’être inintéressant, toujours dans ma recherche de l’emploi parfait… (Je suis une grande Utopiste…), j’ai pu trouver d’autres sources concordantes que je tiens à partager ici afin que vous puissiez vous, autistes et surtout non-autistes, vous en faire votre propre idée.

 

Prenez le temps. S’il vous plaît, pour une fois. Lisez cet article en plusieurs fois s’il le faut, regardez une des vidéos qui suit au moment d’un café ou d’une cigarette. Détendez-vous. Retournez à vos activités, revenez ici plus tard… Vous méritez ces moments de réflexions énergisantes. Et nous savons que nous ne sommes pas seuls à faire tous les jours des efforts pour notre survie, et que vous non-autistes, méritez vous aussi, de profiter de ces bons moments. C’est comme un cadeau. Voici 3 vidéos de TED.com vertigineuses de pertinence bienveillante pour commencer à vous faire une idée de ce que l’avenir DOIT nous réserver, à tous.

Steve Silberman est l’auteur de Neurotribes, un best seller sur l’autisme et la neurodiversité aux Etats-Unis et en UK (mais pas en France… Incroyable, non?) et l’auteur de l’article The Geek Syndrome  référencé par de nombreuses sources et décrit comme significatif pour la perception de l’autisme : 

Nota : vous pouvez choisir la langue des sous titres dans le petit carré du bas à droite de l’écran où se trouvent 3 points de suspension.

 

Temple Grandin est une femme autiste, professeure de zootechnie et de sciences animales, docteure et spécialiste de renommée internationale dans cette même discipline, auteure et conférencière…

Rosie King est autiste asperger et auteure.

 

Quand j’ai quitté mon emploi et que j’ai pu éventualiser de travailler dans le journalisme numérique, quand j’ai découvert l’éventail des métiers du Digital, j’ai eu l’impression d’avoir été jusque là endormie dans un train à vapeur qui ne me mènerait jamais aussi loin qu’une rame de métro automatisée. Qu’il était urgent et vital de me réveiller. Ce temps je l’ai immédiatement employé pour me former sans attendre mon rendez-vous de la semaine prochaine à la mdph, parce que dans dix ans je ne veux pas me trouver perdue dans le monde nouveau qui se prépare, peu importe le devenir de notre petit actionnaire de la partie 1 de ce fil, qui va devoir s’aligner à ce même monde qui ne lui donnera peut-être pas le même profit à moins de devoir tous nous exterminer, autistes et non autistes, pour partager ses dernières ressources uniquement entre personnes de son niveau social… J’ai bon espoir, parce qu’il ne serait pas à son avantage de le faire ne serait-ce que du point de vue de la transition énergétique, et qu’il peut toujours tenter de retarder cette échéance, le monde qui nous attend sait ce qu’il a à faire, et le fera quoi qu’il arrive. Je ne suis pas plus inquiète pour lui qu’hier, j’ai même un peu de peine pour ces plus riches qui ont le plus besoin d’argent, parce que finalement, il en manquera toujours plus que moi. En tout cas c’est tout ce que j’arrive à déduire de son fonctionnement. Pour tout vous dire, j’en ai même croisé un ou deux en vrai… Et ce qui a frappé à mon œil tout nu de cerveau pseudo aveugle… C’est la superficialité, la nonchalance, et l’espèce de trou noir du sens qu’ils dégageaient de façon assez uniforme parfois en dépit de vêtements aussi luxueux qu’originaux et qui ne donnaient pourtant pas bien envie de se projeter dedans. Moi qui pensais être impressionnée, j’ai finalement été plutôt déçue.

 

Si vous avez vu les vidéos précédentes, en particulier celle de Temple Grandin sur notre pensée en Google Images et notre cerveau organisé comme une bibliothèque de data, pléonasme volontaire, vous serez tentés de vous y mettre aussi. Après l’avoir expérimenté moi-même, je peux vous garantir que c’est un jeu d’enfants. Mes contradicteurs me feraient sourire, surtout s’ils n’avaient pas sérieusement essayé… Je reste persuadée que nous autistes, somme déjà les personnes de demain et que notre temps de décalage est grandement lié au retard… des autres et à leur échec à nous inclure dans le paysage de la neurodiversité, à reconnaître la neurodiversité tout court et la considérer pour ce qu’elle est, une foutue aubaine sur le progrès humain.

 

Je prétends parfois pour rire et tourner en dérision notre prétendu snobisme légendaire que nous sommes la version 2.0 de l’humain, et quand je découvre ce champ des possibles digital, je reconsidère la question plus sérieusement et suis de moins en moins sûre qu’il ne s’agisse que d’une plaisanterie. Ce serait, à mon sens, plutôt une sorte d’évolution darwinienne parfaitement naturelle et basique à la manière des Chalcides. Ou seps. Où comment ceux qui étaient des lézards ont évolué pour s’adapter à leur milieu et devenir des rampants, dont il ne reste que des pattes étriquées et qui ne leurs servent plus à marcher comme autrefois, vestige d’une terre autrefois moins lisse que le désert. Ou la coexistence du Neandertal et de l’homo sapiens.

 

Nous sommes les handicapables de cette ère. Et seuls ennemis ne sont finalement que des personnes effrayées par le moindre progrès qui se rassurent avec des théories farfelues comme celles de la psychanalyse pour tenter de résoudre ce qui n’est pas un problème. Comme au moyen-âge on prenait les feux follets pour des esprits… Avant qu’un savant homme en découvre l’explication tangible au point que tous durent s’y plier sous peine de se couvrir de ridicule.

 

Je ne peux parler que de ce que je sais et l’expérience que j’en ai fait ne me contredit pas… Après ma rupture conventionnelle j’étais donc en congés encore 3 semaines de ma dernière entreprise, sans y être. J’avais déjà commencé un peu chaque week-end avant, mais je pouvais enfin m’y adonner à plein temps. Aux MOOC.

Le concept n’est pas vraiment nouveau. Il arrive juste plus tard chez nous qu’ailleurs, comme pour le reste. Il s’agit de formation en ligne depuis son canapé ou votre « spot » préféré, sous un tas de formes et de formats possible. Surtout il s’agit pour une personne autiste de pouvoir trouver les ressources nécessaires à son besoin d’apprentissage du moment depuis chez lui. Et quoi de mieux quand on a un début d’I.R (pour Intérêt Restreint) que de pouvoir s’y adonner des journées entières sans stress tout en se qualifiant dans des domaines d’expertise auxquels on avait pas forcément accès sans obligation d’interagir avec qui que ce soit, en vue d’une application directe de ses acquis, comme je l’ai fait pour ce blog. Gratuits, ou payants, diplômants et/ou certifiants, avec des systèmes de certificats d’acquis, tous les champs d’apprentissage et formules existent, et évidemment ils sont aussi infinis que variés. N’ayez pas peur des mots tels que, « Développeur », « data », « PHP », « Javascript », « Python », « SQL » si vous n’y connaissez rien… et si vous êtes totalement allergique à l’informatique il reste la botanique, les langues et tout un tas d’autres sciences 🙂

 

Toutes ces formations sont accessibles à moindre frais et même en version gratuite, ne serait-ce que parce que ce nouveau marché de l’enseignement, permet à certaines entreprises qui viennent de se spécialiser de se faire connaître ou juste d’être concurrentielles.  Je n’en vanterai pas un plus qu’un autre, car l’offre est vaste et ce qui me convient ne conviendra pas forcément à l’un de vous. J’ai d’abord commencé par apprendre le code, HTML5, CSS et des notions de Java Script sur codecademy, qui est en anglais mais dont la version gratuite est aussi efficace, puis j’ai renforcé ces premiers cours sur d’autres plateformes, et en ai pris plein d’autres… À la fin, en 3 semaines à peine j’avais validé 8 certificats… 15 jours plus tard, ce site et une bonne partie de son contenu ainsi que ma page facebook et mon compte twitter étaient, nés. Le but: apporter ma pierre à l’édifice des voix de l’autisme pour que nous soyons mieux inclus dans le paysage de la neurodiversité…

 

Premièrement on a le temps d’apprendre à son rythme, même en travaillant à plein temps, les cours sont suffisamment ludiques, denses et emploient des formules et des images suffisamment simples pour que même des notions complexes deviennent accessibles. L’autre avantage par rapport à la formation traditionnelle : on a le choix. De ne pas finir un cours parce que finalement il ne correspond pas à l’objectif qu’on s’est fixé ou ne nous intéresse pas ou ne nous stimule en fin de compte pas plus que ça, et même… de repasser un examen ou un exercice raté une première fois donc les évaluations donnent une idée assez proche de son propre niveau sans se soucier de ses petits camarades ni trop craindre l’échec. Si c’est accessible à tous, je pense que nous autistes, sommes encore les plus à même d’exploiter les capacités de l’e-learning. Par exemple, comme j’ai une bonne mémoire, un simple schéma d’un cours suivi que je peux projeter dans ma tête avant de répondre à un exercice peut me renvoyer au cours de toute la partie concernée. Et à la fin… tout ne dépend exclusivement que de ma propre rigueur et de mon propre besoin… En plus de pouvoir faire tout ça à mon rythme et en fonction de mes disponibilités.

On va reparler de la vidéo de Temple Grandin… Vous vous rappelez de la fin? Sur la Data? La Data c’est une donnée. Une donnée est une description élémentaire d’une réalité. C’est par exemple une observation ou une mesure. La donnée est dépourvue de tout raisonnement, supposition, constatation, probabilité. Le Big Data c’est un ensemble de toutes les données et regroupements de données qui existent, de la même manière qu’une bibliothèque stocke des quantités d’informations dans les livres qu’elle regroupe. Le Big data, c’est un peu la même chose appliquée à tout ce qu’on peut formuler de manière numérique.  « les Asperger ont une prédisposition à travailler dans le domaine de l’analyse de données de par leur rigueur, leur capacité d’analyse et leur facultés à détecter des signaux faibles. » précise Laurence Sirac, porteuse du Syndrome d’Asperger et travaillant pour une école qui proposera à partir de 2019 des formations exclusivement aux autistes asperger qui souhaitent intégrer des métiers.

 

Nous sommes spécialiste de ce qui est spécifique et grâce à ce type de formations, nous pouvons enfin nous consacrer spécifiquement à ce qui nous intéresse et devenir peut-être plus simplement et facilement expert dans notre domaine de prédilection… qu’avant, lorsqu’il fallait nous déplacer à la bibliothèque ou à l’école ou à l’organisme de formation et c’est certainement maintenant que nous pouvons prendre l’avance nécessaire qui sera indispensable à tous, demain. La société Auticonsult, spécialiste du recrutement pour d’autres firmes, d’autistes de haut niveau ou d’aspies dans 4 domaines spécifiques de l’informatique, qui m’a aimablement admis à faire connaissance dans le cas où je souhaiterais par la suite poursuivre dans ce sens, ne s’y est pas trompée. Et vous en verrez de plus en plus basée sur ce modèle…

 

Bien entendu nous ne sommes pas tous passionnés d’informatique, que nous y ayons naturellement des facilités ou non dues à notre fonctionnement, mais c’est bien le web qui nous donne de la visibilité aujourd’hui quel que soit notre domaine de compétences… et il serait désastreux qu’un tel cliché persiste quoi qu’en pensent les scénaristes de The Big Bang Theory ou d’IT Crowd. Il n’empêche qu’il serait difficile de nier qu’une personne non autiste et qui pratique l’informatique professionnellement  ne soit pas capable de comprendre une personne dont le fonctionnement neurologique est autistique… Ce qui donne peu d’excuse aux générations qui sont venues au monde un ordinateur dans les mains et encore moins à toutes les suivantes de ne pas nous inclure socialement de façon plus innée qu’aujourd’hui… Et c’est peut-être une des clefs de notre intégration sociale… Sachant que de plus en plus, ces métiers là seront également plus ouverts au télétravail qu’à l’entreprise traditionnelle, ce qui est déjà le cas dans le marketing événementiel, le Community Management et bien d’autres métiers de la Communication et pourrait s’étendre dans les années à venir, et tant pis pour cette bonne vieille télévision française taxée par l’état où ne paradent que les mêmes visages depuis plus de trente ans pour ressasser leurs vieux souvenirs… Des autistes spécialistes de la communication… Incroyable, non?

 

Quant à moi j’ai eu une proposition d’emploi pour le mois prochain, dans un tout autre domaine, qui ne m’intéresse pas moins (comme à peu près tout ce à quoi je n’y connais rien), mais je ne pense pas avoir perdu mon temps en e-learning ou à enrichir ce site, et je crois aussi que même si je vais devoir ralentir le rythme dès ma prise de poste (j’avais pris pour habitude de passer entre 8 et 10h par jour sur l’ordinateur, avec une certaine rigueur à laquelle je me suis tenue pour en arriver là), je ne suis qu’au début de mes formations, j’insiste sur le pluriel et pas en reste d’en apprendre encore beaucoup… Et vous, tu veux me dire ce que tu rêves de faire quand tu seras encore plus grand? Je serais curieuse de recueillir vos impressions dans les commentaires, pour ceux qui ont testé les MOOC et l’avis de ceux qui ne l’ont pas encore fait…

 

*Vous trouverez parfois quelques clins d’œil aux punchlines d’Orelsan ou de Stupeflip tout au long de ces pages… J’ignore si ça me passera ou pas…

 

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