*j’aurais pu rajouter « Tapioca » à la fin de l’énumération du titre, mais cet article doit garder un peu de sérieux.

Nota : La 1ère partie évoque mon dernier emploi dans les petites lignes, si la partie qui vous intéresse le plus regarde directement les formations en lignes et les métiers de « rêve » pour nous autres marginaux du neurone, foncez directement à la partie 2 !?

Quel emploi post diagnostic?

giphy (3)

 

Maintenant que j’ai fait ce long trajet d’introspection (genèsediagnostic). Maintenant que je dois retrouver un emploi qui compte ma neuroatypicité comme une valeur ajoutée et non une épine dans le cul  du patronnat et ne se sert pas de mes faiblesses sociales pour me harceler, ou me faire porter les comportements de ceux qui ne respectent pas les règles sur le dos à leur place et n’utilisent pas non plus mes forces, mon potentiel, entre  très grande vitesse de traitement, mémoire de mammouth organisationnelle, sens du détail qui repère toutes les petites failles au format pop up et capacité à supporter des charges de travail hors-norme en se gardant bien de les mettre en avant et sans le moindre respect de la fatigue à long terme que ça peut générer et les risques de burn-out liés à cette condition… QUID de l’emploi des aspies et des autistes en France, en général?

Dans l’article intitulé « Deuil de la normalité » en référence à l’après diagnostic, je fais état de la perte de mon dernier emploi sur lequel je vous propose ici, un gros plan. J’ai attrapé une pneumopathie non-pneumocoque en février 2017 (c’est à dire qu’on ne peut imputer à la cigarette ou d’autres excès, n’en déplaise aux deux ou trois détracteurs de mon ancien job qui en auraient rêvé, car j’ai ce travers de fumeuse dont je ne sais me dépatouiller, même si ma consommation diminue à mesure des années et de l’hypocrisie de la taxe-clopes et ses images de gens prostrés dans leur lit et autre trous du cou… ahem). Elle est accompagnée d’une candidose oropharyngée : une invasion de champignons qu’on a tous, mais qui peut se propager dangereusement dans le cas d’une maladie ou d’un déséquilibre du système immunitaire dans mon cas devenu H.S. « Une des infections opportunistes les plus fréquentes chez les patients infectés par le VIH » dixit les internets non complotistes.

Bien que je sois formelle auprès de mon généraliste qu’il est impossible que j’ai contracté le VIH, et même choquée qu’il l’envisage, premièrement parce que je suis prudente, et deuxièmement parce que vu le temps dont je dispose hors de mon travail, vue la fatigue liée à mon emploi et mes moyens, j’ai peu d’opportunités de multiplier les sorties ou les rencontres autant que je ne coures pas après, ni ne cherche à tout prix l’âme sœur ou  ne suis nymphomane. Il insiste pour que je fasse une prise de sang et tenter d’identifier la bactérie responsable. C’est le protocole. En vain. Pas de VIH. Pas de pneumocoque… Désolé, il finira par me dire quelques jours plus tard (j’ai rendez vous tous les trois jours au début puis toutes les semaines quand le traitement agit enfin pour éviter une hospitalisation, ma BFF me fait les courses car je tourne au ralenti, et il me faut par exemple 4h pour être levée, lavée, et habillée, même faire mes lacets est compliqué et tout est lent) :

 

« Vous deviez quand même être extrêmement fatiguée pour avoir attrapé ça… En temps normal je devrais vous avertir sur les dégâts de la cigarette, mais là je ne peux même pas l’y relier, ce serait malhonnête de ma part. » 

 

De toute façon, à ce moment là il est impossible que je fume une seule cigarette et il en sera ainsi pendant 6 semaines, sans manque, (j’ai recommencé parce que je suis bête et que c’était la seule issue pour faire des pauses au boulot sans me tarter les conversations de machine à café pour lesquelles je suis une sous-douée avérée), ce qui n’est pas plus mal pour s’en remettre étant perpétuellement en détresse respiratoire, pour moitié des médicaments et pour l’autre d’un cerveau mal oxygéné. L’avantage des deux, c’est que je plane un peu en permanence et que la résignation due à mon état m’oblige à observer une pause d’une vie trop rapide où je ne peux que prendre la lente mesure… que chaque action me prend dans cette mécanique de corps un peu cassée et dont la maintenance ne peut pas durer moins que ces 6 semaines. Je ne peux dormir que difficilement et assise et ne supporte même plus le goût du tabac ordinaire depuis lors. (j’y arriverai, un jour, à arrêter, j’y arriverai, dit la petite voie néocorticale en moi qui veut que tout aille toujours bien). En attendant, je fume des menthol, tentant par tous les moyens de les éviter par un tas de systèmes de compensation naturels, des gélules de kudzu, à la vapote en passant par le CBD, l’hypnose etc.

 

C’est le 1er signe auquel j’aurais dû me référer, au bout d’un an et demi de CDI, avec moins de congés cumulés que les autres, moins d’avantages aussi ou au prorata. Pourtant voilà bien plus de 10 ans que je n’ai pas eu le recours au moindre antibiotique.

 

À la même époque, il se fait que le Top Management de ma boite est extrêmement transparent sur les chiffres et les transactions qui nous ont amenées à des chiffres d’affaires records à une trentaine d’employés, représentant 30% du C.A (=chiffre d’affaire) global d’un groupe international de +1500 personnes. Cet épisode survient après le dernier trimestre de l’année 2016, où tout le monde est en surcharge de travail pour boucler les dernières commandes, avec pour objectif que plus le CA approchera les 100 millions, et plus la prime de participation 2016 reportée sur 2017 sera dodue et plus on sera libres de bosser comme on veut. Après tout, le modèle économique du groupe  : c’est nous, se plaît-on à dire, pas de raison de changer une équipe qui gagne. La participation c’est aussi ce qui intéresse le plus les plus petits des employés comme moi, qui ne voient pas le bout avec un salaire de 1600€ à Paris et que ça plaise ou non au Pôle Emploi et à la gentrification de Paris, je suis encore libre d’habiter où je veux, aussi seule que je sois dans mon foyer, ce qui est également fortement désavantageux financièrement.

 

Tandis que tout le monde  s’affaire dans tous les sens, dans un stress de travail généralisé mais débonnaire et enthousiaste, les petits virus saisonniers font leur petite vie en entreprise, et ils ont aussi bien du monde à contaminer avec leur meilleure copine, la clim. Quand on partage tout, on est plus à quelques germes près, évidemment personne ne s’arrête sauf en cas de forte fièvre, et que j’aille ouvrir les fenêtres des collègues qui n’y pensent jamais en cachette en leur absence quand ils toussent partout, n’y change rien. Si bien que lorsque je me retrouve fébrile  toute une après-midi de jeudi en réunion avec mon chef d’équipe et le client, puis à forcer sur mon mal le lendemain, pour finir clouée au lit le week-end et mettre 20 minutes à aller chez le médecin le mardi contre dix à vitesse sans maladie, culpabilisant en plus de ne pas pouvoir assurer mon job, c’est un 1er signe que j’en accepte sûrement déjà trop. Mais je le relègue à la catégorie « accident » sans rapport de cause à effet et continue mon bonhomme de chemin, prenant le soin de me faire vacciner contre la grippe la saison suivante puis de faire une cure respiratoire afin de « prévenir » pour ne plus avoir à guérir. Sauf que le corps sait toujours mieux que la raison ce qu’il est capable d’endurer ou non, en dépit des incroyables preuves qu’il sait fournir de ce qu’il peut encore supporter après un premier choc.

 

Pendant ce temps là, entre deux palaces et quelques allers-retour en jet privé, l’actionnaire trépigne parce que même si le Chiffre d’affaires est excellent, et bien meilleur que les autres années, il n’a tout de même pas atteint les 100 millions d’euro promis par la petite structure des trente frenchies complètement barrés et en roue libre d’une moyenne d’âge de 35 ans où je m’insère parfaitement entre un petit noyau dur qui a plus de vingt ans d’ancienneté, une autre vague qui en a dix, et ma « génération » où finalement j’évolue parmi de jeunes ingénieurs techniques de 25 ans dévoués à ce travail de niche industrielle et qui plein de volonté et rafraîchissants par leur enthousiasme font le maximum pour mener leurs chantiers à bout, la deadline toujours plus serrée. Quand on s’engage sur 100 millions pour Noël à ces moins de 5 messieurs et qu’il manque quelques billets, la sentence se fait vite sentir… Il faut donc redoubler d’efforts pour compenser ce « manque à gagner » (déso, mais LOL) qui se traduira en perte… et c’est là que l’adage vite fait mal fait prend tout son sens et peut vite dégénérer en toujours plus vite, toujours plus … mal… toujours plus… bas. Caviar et Champagne à Noël… rognures d’ongles à Pâques, comme on dit… Ah, non? ç’pas ça? … soit.

Le commercial qui a fait trop de cadeaux au client a du mal à faire marche arrière en gardant le sourire à cause de ces mauvaises habitudes établies depuis trop longtemps, tant qu’on manque pas d’sous à la fin et que c’est tout ce qui compte. Si le client a été bien patient et évité en retour de notre sympathie à plusieurs reprises de nous plomber avec des pénalités dues, et qu’on s’est bien excusé aussi, et qu’on a bien Promis que ça ne se reproduirait pas… La suite va faire mal. Surtout quand l’histoire se répète et qu’on apprend pas de ses erreurs.

 

La Grandeur et la décadence. La fierté… et puis le fiel. En un an.

 

Au premier trimestre 2017 on se dit qu’on va enfin se mettre à respecter quelques règles, même carrément mettre en place des procédures à titre de bonnes résolutions, (c’est exactement pour cette raison que je ne m’engage jamais à arrêter de fumer un 1er de l’an). De toute façon l’entreprise s’agrandit et on a plus le choix de se structurer et de respecter les mêmes étapes pour éviter le chaos, surtout quand chacun applique sa propre méthode depuis toujours se sans soucier des lendemains qui déchantent. On se dit aussi qu’on va cesser de faire porter tous ces fardeaux aux mêmes et mieux définir les postes de chacun. On embauche, on instaure des systèmes et des procédures Qualité. On renforce l’ISO qu’on avait eu que sur le bout des ongles la dernière fois parce qu’on est tellement pressés avec le concret qu’on oublie un peu la paperasse même si on oublie trop vite que la paperasse vous rattrape encore plus vite qu’on ne croit si on ne la traite pas à temps.

On oscille entre se réjouir de ces bons résultats de l’an passé et se blâmer qu’ils n’atteignent tout de même pas les objectifs… Alors on fusionne une fois avec l’autre équipe française (+ de 100 personnes). Qui n’a pas la même dynamique de travail. Qui ne vend pas du tout les mêmes produits. Dont l’histoire et les méthodes sont forts différentes et surtout qui n’atteint pas ses propres objectifs de C.A malgré l’effectif dont une majorité est de bien plus grande ancienneté, parfois de trente ans et plus après trois appellations différentes et d’autres rachats. Je ne pensais pas voir une D.O.E avec une police Comic Sans MS en couverture en 2018 un jour, et je ne blâme pas la personne débonnaire et volontaire qui me l’a envoyé, mais je trouve que ça en dit long sur l’âge des techniques employées et du fonctionnement de cette entité là, avec qui nous n’avions rien en commun. On se fait croire qu’on est de la même famille et qu’on s’agrandit pour le mieux avec des mentalités diamétralement opposées. Que les sensibilités de chacun vont s’homogénéiser pour faire place au monde des bisounours, à coups de séminaires et de voyages transverses d’une structure à l’autre pour partager le savoir faire de chacun et unir nos forces… (Déso, mais re-LOL). On se bat verbalement pour faire savoir qui dirige qui et qui porte l’autre sur son dos pour le damné chiffre d’affaires, et qui ne redistribue pas, pendant qu’on a des nouveaux venus, au secteur cadre, et des Sauveurs de la restructuration à des échelons toujours plus hauts pour maintenir la bonne ambiance, et sauver tout ce qu’il reste de meubles, les Louis XV d’abord et les coussins après…

 

Tout ça dégringole insidieusement sans se presser, un jour après l’autre. Et du chiffre, et des ententes de moins en moins empreintes de faux semblants… Pour se détester. On s’auto-persuade enfin que si on arrive à décrocher ce plus gros contrat de tous les temps, en évaluant une nouvelle fois très mal le nombre de semaines et les spécificités non négligeables au stade de la signature du contrat qu’il suppose pour être livré à temps dans les règles de l’Art, et ce second contrat encore plus énorme et qui dépasse tous les entendements de records potentiel futur de chiffre d’affaires… (double LOL de Mort avec salto arrière) alors que côté exécutants, on est toujours en sous-effectifs et à flux tendu avec les techniciens en sous-traitance où il faut sans cesse jongler face à l’urgence de qui on peut envoyer sur le terrain ou pas. Mais ces beaux projets continuent de faire fantasmer tout le monde sur un avenir hypothétique radieux, tellement le client est plus gros que Pluton.

 

 

Pendant que notre actionnaire prend sa petite douche tout nu avec son petit savon après ses exercices pour se maintenir en forme avant d’aller au ski… Au bas de l’échelle, on perd des avantages. On perd la prime de vacances, les petits (gros) cadeaux de fin d’année et à terme… LA participation. Comme sa méthode de calcul favorisait jusque là les plus bas poste au prorata décroissant de ceux qui dans les tours de la réussite socio économique n’en touchent rien puisqu’ils finissent plus de 3 fois la fin de mois en comparaison des petites mains qui tapotent frénétiquement sur les claviers d’en bas… ce qui semble juste, au départ… On ne sait pas comment la nouvelle organisation va redistribuer, en divisant le résultat global de l’an suivant par 150. Quand soudain, la carotte de la masse salariale commence silencieusement à attraper des vers, le tabou s’installe. On a beau racler ici et là avec des mutuelles et des cotisations de retraites modifiées pour faire croire qu’on a gagné 30€ de plus par mois quand même, les couleuvres n’étant pas du même orange que la carotte standard qu’on aimait tant, la pilule va devenir difficile à avaler. Et quand on veut crier pour les 30 bossus qui trime nt leur race sans ciller, « qu’on ne les laissera pas faire »… Les chiffres commencent à chuter.

 

Mais dans une entreprise positive et qui a du cœur à l’ouvrage, on continue, on s’affaire, on y croit et on ne va pas se laisser déstabiliser par quelques nuages noirs qui plombent le paysage. Peut-être qu’il tonnera. Peut-être pas.

 

Au deuxième trimestre, une fois la 1ère fusion amorcée, on s’adapte. On collabore. On a plus le choix d’être dans le même bateau de toute façon, alors autant s’y faire. On s’assoie sur les rengaines managériales qui ne nous concernent pas, les petites mains tapotent. Les ingénieurs s’ingénient. Tout le monde y met du sien. Ne pas remuer les problèmes, chercher les solutions. Sauf quand la solution est cœur du problème et que les méthodes changent peu, ou trop doucement malgré tant d’efforts plus ou moins coûteux. Dans ce brouhaha social, je tâche, je tâche et ne faiblis pas. Ils rajoutent du personnel et mes interlocuteurs se multiplient. Je maintiens le rythme. On perd des sous quand même. On rate des gros projets dans les grandes largeurs. La chute du pognon devient de moins en moins remédiable mais on a pas dit notre dernier mot.  La charge augmente peu à peu, mais je maintiens le cap. Je ne peux pas depuis 17 ans que je travaille m’investir  autant émotionnellement pour un gagne pain, pas après quelques coups bas, mais soit, je différencie le social de la tâche, et ne plie pas sous les dossiers.

 

La même année de la pneumopathie, en mai, trois mois plus tard, mon chien a dû se faire opérer assez urgemment à 2 reprises à 3 semaines d’intervalles. Pour un coût total faramineux par rapport aux économies que mon salaire ne me permet pas de réaliser. Je venais de débloquer ma participation, seule condition pour pouvoir m’acquitter de mes impôts et conserver un semblant de reste à vivre. Après le  paiement de mes traites, j’avais même un peu de quoi élaborer un joli voyage d’au moins une semaine à l’étranger, pour le montant d’un salaire. Le chien a déjà eu des soucis, petit, il a été opéré deux fois, à moindre frais. Mais là, entre le régime alimentaire spécial, les soins, et les chirurgies, assumer ces 4000€ échelonnés en 4 mois était impossible. Sauver le chien et perdre l’appart’, ne pas sauver le chien étant inenvisageable. Dilemme sans solution. Le voyage aux oubliettes le lendemain même d’en avoir défini le trajet et le coût auprès de l’agence de voyage, je suis restée figée une matinée complète de retour de chez le véto, muette et les mains interdites sur le clavier. À midi, deux heures avant de retourner travailler, j’ai lancé une cagnotte sur internet, à situation désespérée, tentative désespérée. Je ne suis personne. Je n’ai pas le bras long. Je ne fais que survivre et me démener pour, c’est à peu près le seul champ des possibles dont je dispose pour me maintenir à Paris que j’envisage de plus en plus de quitter bien que je ne conçoive pour le moment pas du tout de travailler ailleurs. Comment donner de la visibilité à cette cagnotte? J’ai commencé à écrire jour après jour l’état du chien comme si c’était lui qui racontait ses journées. À base de « Salut, les gars c’est Le Pitou ! etc… Changeant la collerette en collier Elizabethain dans le texte (qu’il ne supportait pas) tous les jours, intégrant chaque autre chien du voisinage que nous rencontrions en balade comme autant de personnages… Ça plait, les gens suivent, s’en amusent, il n’y a que moi qui ait envie de pleurer et d’hurler et de la douleur du chien et de l’injustice et de la cruauté de la situation. Et je peux vous dire que c’est chronophage. Ces 4 mois à amasser la somme de la moitié des frais qu’il me manquait pour assurer son confort en ralliant tous les forums, toutes les pages facebook, en faisant clairement et sans honte la manche auprès de mes propres amis, non pas qu’ils participent financièrement s’ils n’en ont pas les moyens (et ils ont été les premiers à m’aider inconditionnellement), mais qu’ils diffusent aussi la cagnotte au maximum… Tous. les. jours. pendant. quatre. mois. Le chien et moi avons perdu 3 ou 4 kilos en même temps, dans cette épreuve.

 

Devinez qui m’a le plus aidé? …

Les autistes.

À commencer par la fameuse et talentueuse Julie que j’ai eu l’honneur de rencontrer par la suite et avec qui nous avons échangé quelques fois par mail et que je ne remercierai jamais assez d’avoir partagé sur sa page, en me tenant pour une amie autiste alors que mon diagnostic n’était pas confirmé même s’il était déjà évident pour beaucoup. Je le redis, nous sommes nos meilleurs soutiens. J’ai mangé peu et maigri à vue d’œil, déléguant tout au confort de la bête, mais internet et la communauté autistique que nous tissons sur la toile est venue au grand renfort. Le véto m’avait promis un an à un an et demi de plus, dans la moyenne de l’espérance de vie de sa race… Le chien est parti un an plus tard. Pile. D’un AVC (je me console en me disant qu’il devait trop faire la fête, mais vous n’imaginez pas combien je l’ai aimé et ce que cette année supplémentaire a représenté de précieux pour moi). Cette année de plus valait le coup car à l’issue des opérations, vous n’auriez jamais cru au cauchemar qu’il a traversé pour une double hernie péritonéale à développement super rapide qui nécessitait les 2 interventions consécutivement et en différé et comme il n’a pas souffert de la moindre conséquence, et s’est remis à courir et vivre une vie de chien en pleine forme, normale et heureuse, pour un vieux papi. J’ai travaillé tout ce temps mais il a bien fallu quelques jours de congés pour son deuil. Le minimum, parce que dépérir de tristesse chez soi au lieu de travailler pour ne pas y penser n’est pas la bonne solution non plus. Je me suis remise, en reprenant un autre chien assez rapidement sur un coup de cœur qui m’a évoqué celui que j’avais eu 10 ans en arrière. Là j’ai repris le travail sereinement. Et les mauvais chiffres sont tombés… Disons qu’il a commencé à pleuvoir et que ce n’était que le début d’une mousson dont on ne voyait pas la fin quand je suis partie. Mais revenons donc à nos moutruches que même les épisodes les plus durs de ma vie ne m’empêchent pas de vouloir continuer à soutenir et assister.

*illustration, abd-el-kader au burnou.

Une année déficitaire. En perspective. La charge a augmenté et les intervenants côté cadre se sont multipliés… encore. Chien ou pas, j’ai bien prévenu en mai, avant l’AVC canin que ça ne serait plus tenable longtemps. J’ai tenu. En septembre, quand on a couru à la catastrophe, il a fallu triplé d’efforts. En reproduisant les mêmes erreurs. Et donc il y a eu burn out. Le corps a tenu le coup, je ne peux rien lui reprocher de ce côté là. Pas une grippe, pas un virus après la cure. J’avais même repris le sport, dis donc, en me mettant à l’escrime, qui me paraissait idéal pour un autiste : On porte un masque, voire même une armure, et on ne touche les gens qu’à bout d’épée, en plus on peut partir sans dire au revoir vu qu’ils se connaissent tous et ont été champion au moins une fois et y mettent un peu de snobisme, sans vexer personne (depuis cet arrêt en novembre dernier, j’ai peur d’y retourner …ma confiance en moi totalement désossée par cette expérience encore plus traumatisante que celle de la pneumopathie).

Avec ces surcharges de travail je ne pouvais y aller aussi régulièrement que j’aurais voulu de toute façon sauf à vouloir commencer les journées plus fatiguée que la veille, donc au prix de deux séances par semaine, une fois seulement, quand tu termines pas trop tard pour y aller. Je devrais savoir depuis le temps que je me fatigue plus vite qu’une personne normale, au prorata de l’énergie que je brûle à être trop rapide à la réflexion tant qu’à la tâche, car je veux faire trop, ou plus, et je ne m’en rends pas compte, même ici, depuis le confort de chez moi, j’en fais plus sur le site que je ne devrais (mais j’ai des smoothies verts en renforts, on parlera de ça… et personne pour me faire des reproches gratuits que c’est pas encore assez, sauf moi, et je me tolère encore un peu, alors ça va), et je m’accroche quand même, même quand le dos me tire, même quand le poignet pique. De fait, j’ai aussi besoin d’un sommeil récupérateur, qui si je travaille à 8h30 le lendemain, suppose que je sois couchée à 21h pour tenir le coup à donner plus que le max des semaines d’endurance durant.

 

La 1ère année et demie, je venais à 7h30 guillerette, j’ai peut-être déjà raconté ça, qu’on ne me reproche plus de ne pas faire le tour pour dire bonjour à tous et voir si la réciproque était vraie lorsque j’arrivais avant. Mais pas que. Ça me donnait aussi une meilleure marche de manœuvre pour organiser ma journée, traiter de potentielles urgences de la veille avant l’ouverture, faire mieux, faire plus, faire l’effort de prendre le temps malgré ma grande vitesse de croisière naturelle. Et je n’ai pas terminé plus tôt, et quoique les vendredi doivent se finir une heure plus tôt que les autres jours au prorata des RTT et des 35h, les fois où j’ai pu terminer à 16h30 se comptent sur les doigts de la main. J’ai commencé en assistant 3 à 4 personnes, et terminé à une dizaine avec adaptabilité à la méthode et l’organisation de chacun que ça suppose…. À un moment, pensant que plus il y aurait de responsables et plus il y aurait de chances de redresser le chiffres d’affaires, je me suis retrouvée avec 4 chefs, au même poste, situation absurde s’il en est. Je suis capable d’exprimer ma surcharge de travail sans avoir l’air plaintif, et expliquer les tenants et les aboutissants, là  où il y a une nécessité de renfort et sans faire ma victime que je ne pense pas être. Semble-t-il que ce soit la mauvaise manière, puisque l’oreille managériale y est restée sourde. Quitte à prendre à bras le corps ces menhirs trop lourds, j’avais également accepté un salaire un peu bas, à l’embauche, sous réserve des primes annoncées, quand tout allait bien, et il était temps de demander non pas une augmentation, mais bien une mise à niveau des autres à même poste, d’autant que certaines avaient bénéficié d’augmentations parfois arbitraires ou sans le demander en plein mois d’août, quand les boules de foin roulent au milieu de l’open space au temps des congés d’été.

 

Lettre Morte. Il y a bien eu une discussion à ce sujet, j’ai bien du faire un courrier en expliquant pourquoi c’était parfaitement légitime. Après deux rappels en 2 mois de ma première demande par mail restés dans le mépris. On m’a bien annoncé qu’on m’exprimerait ce refus par courrier en justifiant de manière dilettante malgré des embauches de cadres qui n’en finissent plus depuis un an sans résultat, que ce serait du à des difficultés économiques, maintenant que la loi travail 1 était passée et qu’un rien justifie un refus… Rien dans la boite aux lettre, sauf les factures habituelles.

 

Il y a eu la seconde fusion. Avec un plus grand groupe. Et encore des tâches et des tâches, et mes collègues avec qui la bonne entente était à l’osmose, ont pris le pas de partir avant que le bateau coule. Eux aussi peu à peu lésés des efforts fournis pour tenir le cap sans grande compensation. Ce qui historiquement s’était déjà produit 3 ou 4 ans en arrière, bien avant mon arrivée.

 

Un matin à force de ses non réponses, à force de ces non solutions, à force de surdités de ce que j’ai exprimé de mon poste que j’exerçais seule et en toute autonomie au service complet d’une équipe technique d’une bonne quinzaine de personnes quoi que je ne les assistais heureusement pas tous ou tous en même temps à des niveaux transverses et d’autres interlocuteurs toujours plus nombreux également, à la maintenance, et sur l’autre site de la première fusion… Je suis tombée raide dans le bureau des ingénieurs. J’avais déjà eu quelques vertiges devant l’écran les semaines passées, qui n’en auraient pas en palliant aux demandes des uns et des autres sans dé-scotcher de l’ordinateur 9h d’affilée par jour, tous les jours.

 

Le cerveau droit a décidé qu’il était temps que j’arrête tout. Erreur 404. Brain not found.

 

J’aimerais voir votre tête si vous vous retrouviez dans un service d’urgence en face d’un médecin qui vous fait faire des tests moteur, à ne pas être capable de faire se rejoindre votre main droite à votre main gauche, à ne pas pouvoir faire décoller votre pied droit du sol, à sentir votre hémisphère droit qui BRÛLE et une demie heure plus tard en face de votre meilleure amie qui heureusement ne travaille pas loin, lui confier votre portable pour appeler votre mère après et ne pas la faire mourir d’inquiétude en avance, vos clefs pour sortir le chien, et lui faire vos adieux sur un soupçon de thrombose à 36 ans qui nécessite un IRM pour voir si depuis plus de 4 heures que vous vous êtes réveillée avec des vertiges, et en cas de confirmation, une chirurgie immédiate à faire, avec, vu le timing, peu de chance de ne pas être un légume au réveil.

 

Je n’aimerais pas vous voir ainsi parce que je ne souhaiterais pas cette expérience à mon pire ennemi. On pourrait parler d’une crise de spasmophilie massive. Ou d’une tension artérielle trop haute. À officier comme un robot en pilote automatique dans le stress constant des semaines qui se transforment en mois, où vous ne prenez peu ou plus de pause déjeuner. Où vous rentrez Fumée par le stress*, où votre corps ne ressent plus la faim tant que le sommeil et vous ne rêvez que de vous écrouler à peine rentré chez vous alors qu’il n’est que 19h. Où faire des choses simples comme se laver, s’habiller deviennent des efforts physiques moins évidents qu’autrefois. Et où vous n’aviez pas entendu tous ces signes annonciateurs, ni vous, ni le patron qui s’en fout et ne vous a pas pris au sérieux, pensant juste que vous aviez besoin de vous plaindre un peu pour la forme, et que faire semblant de vous écouter et vous lancer deux phrases rassurantes sur votre devenir vous porterait à continuer comme si de rien était en ayant l’impression d’avoir été entendue…

 

Avant ma chute.

 

Il a fallu entrer tous les matériels des commandes de mon client privilégié sur un logiciel dédié (qui refroidirait n’importe qui si je vous donnais le détail de son fonctionnement… en résumé, « Windows 95 » devrait suffire à vous en faire une idée). Rentrer le matériel (comptez 100 lignes pour une commande ordinaire), suppose de le faire ligne à ligne. Une telle commande suppose environ 4 à 6 semaines de chantier dont j’avais également en grande partie la charge de certains suivis logistiques. Si vous avez une idée du travail de régisseurs en arts du spectacle, disons que c’est la même chose appliquée à des bâtiments atypiques, lourds et parfois un peu fragiles à la différence que tout est sur papier et ordinateur, mais qu’il faut aussi jongler avec tout ça en permanence et c’est plutôt lourd administrativement… et même à la pesée, d’ailleurs. Chaque ligne de matériel est identifiée par 4 ou 5 numéros de données différentes. Les numéros sont parfois à créer selon plusieurs formules et plusieurs tableaux et schémas élaborés par ce client particulier selon des règles extrêmement strictes et ne donnant que peu de droit à l’erreur. J’ai dû en rentrer 800 tout juste avant de tomber. Parmi un tas d’autres tâches transverses de bureaux d’études., plans de préventions, PPSPS, assemblage de DOE, répondre aux mails et appels d’autant d’intervenants sur 3 sites et parfois plus dans les collab’ qui dépassent la frontière. Je ne me suis arrêtée que 15 jours. L’une des deux personnes qui tenait à me voir partir, n’a pas su être compréhensive plus de 48h après mon retour ni manqué de me reprocher d’avoir fait des erreurs sur 4 lignes comme des crimes de lèse majesté. Je prends cet exemple même s’il y en a tant pour illustrer le mode de fonctionnement de l’entreprise, quand en 15 jours, 4 personnes des 3 sites ont accès au dit logiciel. Que la modification de ces 4 fameuses lignes aurait pris 5 minutes montre en main. Et qu’à la fin c’est vous, l’hémiplégique partielle temporaire, qu’on accuse de sabotage. Productif, n’est-ce pas?

Je vais aussi vous dire un petit secret : il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font jamais d’erreur. En particulier après avoir passé deux ou trois journées dans la même semaine à remplir ces lignes, à les re-remplir d’une autre façon sur un logiciel de facturation et switcher sans cesse d’un excel à un intranet d’un autre client, à un tableau de codes papier, à un autre tableau sur le réseau etc etc etc… Donc à force des ces brimades, à force de ces petits sabotages, à force de tout ce qui naguère d’une bonne volonté passe plus de temps à chercher la faute de frappe qu’à faire évoluer le projet… À force d’un renfort d’une autre personne qui manigance pour sa propre paroisse et vous raconte mille bilveuzés pour vous mettre sans cesse la rate au court-bouillon en mode « copine », sur l’air de « Je suis dans les petits papiers de la direction, Je sais des Chooooses… « Aie confiance…. crois en moi… » dit le serpent « …le Big Boss va partir, l’autre aussi, et untel, et certains qui ne s’y attendent pas du tout seront licenciés / la boite va fermer dans 3 mois / 6 mois / le service va fermer / ils vont nous délocaliser… » (tentatives répétées de foutre la trouille à choix multiples, applaudissez toutefois le savant choix des mots garants d’une peur absolue et sans faille, surtout quand la personne sait que vous êtes aspie et s’est apparemment bien renseigné sur notre pendant à l’anxiété en milieu hostile) puis une fois que la proie a bien mordu à l’hameçon encore d’autres rafales : « Tu stresses trop… Ne sois pas comme ça… Cesse de faire du mauvais esprit » — là qu’on ne fait que pointer une tâche qui n’a pas été faite dans les règles et dont on sous-estime les conséquences de l’omission etc… — Et là il est attendu que la proie perde en même temps toute confiance en elle même pour le coup de grâce… Presque réussi.

 

Presque.

 

Mais le résultat est le même, je suis partie et j’espère vraiment que ça leur a fait plaisir et qu’ils s’en portent mieux. Du reste, je n’étais pas la seule à vivre cette adversité constante, même si dans mon cas l’acharnement de deux personnes a suffit pour prendre les seules mesures qui s’imposaient et garder ma tête au Sain. Inutile d’en dire plus…. sur ce sujet là. Vous ne me direz pas que vous n’avez pas déjà entendu cette histoire. Et si c’est le cas, souvenez vous qu’avant le burn out, j’avais toujours considéré cela comme un mythe. Et qu’autiste ou non, d’autres ont suivi après moi, même s’ils n’ont pas bénéficié du même traitement animalier d’abattoir, fort heureusement pour eux…

 

J’aimerais juste que quelques employeurs passent par ici, et comprennent que si nous sommes aussi de bons résilients, et tenons parfois peu de rancune, nous n’avons pas moins besoin d’être protégés par ce type d’individus qui promulguent la destruction en sous-marin, et c’est valable aussi pour les non autistes qui travaillent.

 

Chers hauts dirigeants de toutes les sphères, si ce type de comportement prédatorial ne vient pas de vous et que vous le laisser s’épandre comme une épidémie… N’attendez pas de chiffres ou de résultats  où l’équilibre est rompu, ce ne serait pas cohérent. Soyez attentifs. Si vous souhaitez être justes : écoutez. Mais ne prenez jamais tout ce que vous entendez comme argent comptant. Qui n’entend qu’un son n’entend qu’une cloche…  Mêlez vous au petit peuple, lorsque vous aurez un doute, sans quoi il ne peut rien en ressortir de bon. C’est de vos fonctions, et de votre devoir, de la part de quelqu’un qui n’est personne pour vous apprendre votre métier et ne devrait jamais à avoir ce genre de réflexion à vous produire, soyons d’accord là dessus, mais puisque j’ai été poussée dans les derniers retranchements inhumains de l’indignité, je peux bien me le permettre, au moins cette fois.

 

Quand on automatisera les systèmes de saisie par digitalisation, quelle que soit la manière, de la commande vocale à l’algorithme sur mesure… Je ne donne pas cher de l’entreprise traditionnelle. Par ailleurs, je ne pense pas qu’après mon départ, à une fonction qui ne s’acquiert ni en un mois ni en six tant il y a de règles à observer, que l’entreprise se porte mieux, et ce n’est diablement plus mon problème, ni une question d’égo mais bien un constat général de l’état dans lequel je l’ai quitté sans trop de regrets sauf du temps jadis où tout allait bien. Pour conclure, comment croire à une croissance exponentielle nouvelle après deux fusions dont la dernière visant à aplanir les procédures et les rendre identiques à chaque structure à l’international, en partant d’un chiffre d’affaires négatif? C’est une loi de la nature, tout ce qui monte est amené à redescendre, et c’est une loi des finances, il est plus difficile de revenir d’un découvert non autorisé que de +1…. alors quand on parle de millions… J’ai beau vouloir croire aux miracles, je crois surtout qu’il faut savoir raisonnablement quitter un système quand son fonctionnement est corrompu depuis le moteur.  Et notre petit actionnaire qui se cure peut-être le nez pendant que je vous raconte tout ça, où en est-il de son portefeuille d’actins et de la mise qu’il a joué dans ses transactions de rachats?

 

Aucun problème, le plan social de 3 vagues en 2 ans est déjà mis en place, et si son pari de croissance est perdu, le filet de secours est déjà en place… Il suffira de vendre, et son bénéfice a lui est toujours sauvé, surtout une fois qu’on a gagné le monopole du produit en rachetant son unique concurrent. Elle est pas belle la vie?

 

Pour ma part, la rupture conventionnelle qu’on m’a offerte en départ d’un job qui deviendrait à terme aussi moins intéressant et autonome qu’avantageux, ne m’en a pas touché une si je devais me targuer d’en avoir. Et si vous remontiez cet article, vous prendriez vite consciente que dans toute cette surdité, si j’osais me poser la question de qui a été le plus autiste durant cette épreuve de moi et mon diagnostic qui une fois annoncé ne m’a valu que pertes et fracas, ou de l’entreprise, et de qui a eu le cerveau le plus aveugle, de moi ou de l’entreprise traditionnelle, dans toute cette affaire, je ne parierais pas sur moi, même si les apparences sont contradictoires.

 

Je vous parlais plus haut, de la digitalisation des opérations de saisie. Et nous savons tous qu’elle a déjà commencé à remplacer l’humain depuis les supermarchés aux banques en passant par les courriers automatiques du service public que notre gouvernance présente et future tient tant à éradiquer par les voies militaires s’il le faut, dans une démocratie de crise où l’austérité a de beaux jours devant elle, enfin… tant que notre actionnaire est bénéficiaire. Rassurez-vous, la partie qui suit n’a rien d’anticapitaliste, elle analyse juste la suite plus positive de ce qu’il pourrait nous arriver de bien à tous, autistes et non autistes, dans le monde du travail, afin de satisfaire à la fois notre petit actionnaire gourmet et les petits employés qui tapotent, qui balaient et règlent les trains afin que tout le monde y trouve son compte et prenne enfin quelques vacances.

 

C’est bien l’objet de la partie qui suit : le digital et nous, autistes et non autistes… Mais vous savez que je privilégie mes pairs et que sûrement il sera plus tourné sur les autistes même si notre porte aux neurotypiques est plus ouverte que vous daigniez nous ouvrir la votre, là où si socialement on parait plus petits et que vous oubliez sans cesse qu’on a toujours besoin d’un plus petit que soi, et que si ce n’est pas une menace, il faudra tout de même penser à nous compter parmi vous, un jour prochain, avant que le train sans conducteur du progrès ne nous rattrape tous et que c’est vous qui vous retrouviez en arrière.

 

Si mon lecteur est courageusement arrivé jusqu’ici et il l’aura bien mérité : je m’engage à te faire un article plus court et fun au prochain numéro. Mais surtout je t’envoie tous mes cœurs avec les doigts et tant de respect et tant de gratitude de m’avoir lue et d’avoir tenu bon jusqu’au bout… de ce rouleau dont la suite sera Résolument PO-SI-TI-VE.

 

*expression tirée des Casseurs Flowters, « Prends des pièces »

 

 

 

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4 commentaires sur « Autisme, emploi, burnout, e-learning, MOOC et Big Data*. 1/2 »

    1. Ah enfin, ça me touche que quelqu’un.e ait pris le temps de le lire et de m’en faire un retour ! je l’avais en tête depuis tellement longtemps et je tenais tant à le documenter et e référencer de plusieurs manière que c’est trop chouette d’avoir un avis positif !! ❤

      Aimé par 1 personne

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